Dans une lettre adressée à Gérard Larcher, les sénateurs écologistes demandent la saisine du comité déontologique de la chambre haute, face au possible retour de Joël Guerriau. Le sénateur est mis en examen depuis novembre dernier, soupçonné d’avoir drogué une députée afin de l’agresser sexuellement.
A peine quelques jours après l’annonce du gouvernement, des divergences de vue se sont fait jour entre le nouveau ministre de l’Intérieur LR, Bruno Retailleau et l’ancien socialiste, Didier Migaud, nouveau garde des Sceaux. Présent à la réunion de groupe LR, Bruno Retailleau dément mais précise vouloir s’appuyer sur la légitimité « d’une majorité de Français de droite et de gauche ».
Invité de la matinale de Public Sénat, Pierre Jouvet, député européen et porte-parole du Parti socialiste est revenu sur la composition du gouvernement et la nomination de Bruno Retailleau à l’intérieur. Ce dernier dénonce la communication du nouveau ministre, s’interrogeant sur la politique qu’il souhaite défendre sur le fond.
Une majorité de Français estiment que c’est le président de la République qui gouvernera effectivement la France (61 %), contre seulement 38 % pour Michel Barnier. Le nouveau Premier ministre entre à Matignon avec une cote de popularité plus basse que ses quatre prédécesseurs.
Affaibli par les législatives et la séquence politique chaotique qui s’en est suivie, le chef de l’État est désormais plus impopulaire dans l’opinion qu’au moment de la crise des gilets des Gilets jaunes. Les trois quarts des Français pensent qu’il est un « mauvais » président de la République.
Le président de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique est devenu le nouveau garde des Sceaux. Les sénateurs de droite, qui ont souhaité s’exprimer, reconnaissent le caractère « rigoureux » de l’ancien socialiste. Dans son ancien parti, ses qualités sont aussi vantées, mais certains s’interrogent sur la signification de son arrivée dans un gouvernement plus marqué à droite que les précédents.
Le handicap ne figure pas dans l’intitulé du portefeuille de Paul Christophe, ministre des Solidarités, de l’Autonomie et de l’Egalité entre les femmes et les hommes. Une première depuis plus de quarante ans qui a de quoi exaspérer les associations et acteurs du secteur. Le principal concerné a tenté de les rassurer via un communiqué.
Avec la réintégration de l’énergie dans son portefeuille, la macroniste prend la tête d’un ministère de la Transition écologique en apparence élargi. En apparence seulement, puisque le logement et le transport disparaissent dans le même temps de son périmètre d’action, au grand regret des associations de défense de l’environnement.
La nomination d'une quasi inconnue au ministère de l'Education nationale, la députée macroniste Anne Genetet, plutôt spécialiste des questions internationales, a soulevé la colère des syndicats d'enseignants. Elle devra travailler de pair avec le LR Alexandre Portier, un proche de Laurent Wauquiez, déjà ciblé par la gauche pour ses prises de position en faveur de l'enseignement privé.
Eric Ciotti a attendu la nomination du gouvernement pour annoncer son départ de la présidence des LR, mettant fin à la procédure judiciaire en cours. « Ce n’est que la conclusion d’un processus largement engagé. Ce n’est pas une surprise », réagit le trésorier des LR, Daniel Fasquelle. « Ça va nous permettre de reconstruire de fond en comble, de la cave au grenier », espère le sénateur LR Max Brisson, avec une nouvelle élection à la clef.
Alors que le conflit entre Israël et le Hezbollah atteint une intensité inédite, le risque d’extension du conflit et de guerre au Liban devient de plus en plus probable. Le Hezbollah, durement touché par Tsahal, pourrait précipiter le Liban dans une nouvelle guerre après celle de 2006.
Le Premier ministre assistera mercredi à 15h à la conférence des présidents du Sénat. Un signe de considération quelques jours avant de prononcer son discours de politique générale devant la Haute assemblée. Gabriel Attal avait fait la même chose en janvier dernier.
Le gouvernement annoncé par Michel Barnier samedi comporte neuf sénateurs, dont le président de la commission des lois et le président du groupe LR. Pour respecter la séparation des pouvoirs, ils doivent abandonner leur siège à leur suppléant ou leur suppléante. Tour d’horizon des nouveaux entrants au Sénat.
Les caméras de Public Sénat ont suivi ce lundi la première matinée de la nouvelle ministre chargée du Commerce extérieur et des Français de l’étranger, Sophie Primas.
A 15 heures ce 23 septembre, Emmanuel Macron a réuni à l’Elysée le premier Conseil des ministres du gouvernement Barnier. Une réunion très courte, qui n’aura duré à peine une trentaine de minutes, sans compte-rendu à l’issue.
Emu, l’ex-garde des Sceaux a transmis le témoin à Didier Migaud, seul ministre issu de la gauche du nouveau gouvernement. Sur le perron de l’Hôtel de Bourvallais, Éric Dupond-Moretti a évoqué ses réussites et ses regrets. Son remplaçant souhaite renforcer la confiance des Français envers l’institution judiciaire.
Le sénateur LR a succédé ce lundi place Beauvau à Gérald Darmanin. Après un discours d’adieu empreint d’émotion de son prédécesseur, le nouveau ministre de l’Intérieur a estimé que le gouvernement devait « avoir le courage de la fermeté ». Il veut s’appuyer sur le message « clair » des électeurs aux législatives : « Les Français veulent plus d’ordre ».
Peu connu du grand public, le sénateur de Mayotte, Thani Mohamed Soilihi est le nouveau Secrétaire d’Etat chargé de la francophonie et des partenariats internationaux. Soutien d’Emmanuel Macron de la première heure, il est à l’origine de la limitation du droit du sol en 2018.
Après l’annonce du gouvernement samedi 21 septembre, la « feuille de route » de l’exécutif reste incertaine. Invité de la matinale de Public Sénat, Frédéric Valletoux, député Horizons, détaille les priorités de son groupe mais aussi les potentiels obstacles à un soutien au gouvernement de Michel Barnier.
C’est la sénatrice LR de Paris, Marie-Claire Carrère-Gée, qui a été choisie pour occuper ce nouveau portefeuille. Alors que cette fonction est d’ordinaire dévolue aux collaborateurs du Premier ministre, la création d’un poste dédié trahit la nature composite du gouvernement.