Laurence Garnier était pressentie pour le poste, c’est finalement une autre sénatrice qui en hérite. Agnès Canayer est nommée ministre déléguée en charge de la Famille et de la Petite enfance, un portefeuille ministériel dont la dénomination inquiète certaines associations de protection de l’enfance.
Dans les couloirs du Sénat, les anciens collègues de Valérie Létard ne manquent pas de superlatifs pour qualifier l’ampleur de la tâche qui attend la nouvelle ministre du Logement, alors que le secteur traverse une crise sans précédent. Par ailleurs, la fibre sociale de cette proche de Jean-Louis Borloo pourrait bien se heurter à une équation budgétaire particulièrement complexe cette année.
La sénatrice, seule figure du Parti radical à intégrer le gouvernement de Michel Barnier, devient ministre déléguée en charge des relations avec le Parlement. Un portefeuille extrêmement délicat, alors que plusieurs groupes menacent déjà l’exécutif de censure.
PORTRAIT - La sénatrice d’Ille-et-Vilaine, qui préside la délégation aux collectivités territoriales de la Haute assemblée, fait partie des personnalités les plus respectées du Palais du Luxembourg. Elle a notamment travaillé sur les questions de subsidiarité et les violences faites aux élus.
Elle était pressentie pour le portefeuille de la Famille, Laurence Garnier est finalement nommée secrétaire d’Etat chargée de la Consommation. Un poste qui semble rassurer la famille centriste. « À ce poste, ses prises de position ont peu de chances d’influencer la conduite de ses missions », estime Hervé Marseille.
Lorsqu’en février, Emmanuel Macron évoque la possibilité d’envoyer des troupes sur le sol ukrainien, c’est la surprise générale. Et ce, alors même que la guerre « a toujours été en germe » déclare François Lecointre, ancien Chef d’état-major des armées. Il explique la surprise des Occidentaux par une certaine ignorance et une arrogance des Européens vis-à-vis de la guerre, arrogance qu’il déplore. Cette semaine, Rebecca Fitoussi reçoit le Général Lecointre dans « Un monde un regard ».
Quatre ministres sur dix sont issus de la droite dans le gouvernement de Michel Barnier, annoncé ce 21 septembre. Les sénateurs font aussi une entrée historique dans un gouvernement, ils sont neuf à nommés.
Quelques minutes après l’annonce du gouvernement, les présidents des groupes de gauche de la chambre haute ont dénoncé son manque de légitimité. Michel Barnier a mis, comme attendu, le cap à droite en faisant appel aux principales figures des Républicains du Sénat. Un parti majoritaire à la chambre haute mais qui a subi des revers électoraux cette année.
Issu de l’aile gauche de l’ancienne majorité présidentielle, et très visible dans les médias, le sénateur des Hauts-de-Seine devrait entrer au gouvernement. Il serait chargé des dossiers qui concernent la Famille et de l’Enfance, deux thématiques sur lesquels il est très actif.
Suite à une attaque terroriste cet été, et sur fond de montée de l‘extrême droite l’Allemagne a décidé, pour 6 mois, de rétablir des contrôles à ses frontières intérieures. Doit-on y lire un basculement de la politique migratoire en Europe ? On en débat cette semaine dans Ici l’Europe, sur France 24 et Public Sénat.
L’aile gauche de l’ex-majorité présidentielle renâcle devant certains noms qui circulent depuis hier soir pour le gouvernement de Michel Barnier. Ceux des droitiers Bruno Retailleau ou Laurence Garnier font grincer des dents. Cette dernière ne devrait finalement pas être nommée. Ceux qui plaident pour un élargissement à gauche posent leurs conditions pour soutenir l’équipe du nouveau Premier ministre.
Lors du procès retentissant des viols de Mazan, les avocats de la défense cette semaine ont questionné le consentement de la victime Gisèle Pelicot, malgré des vidéos la montrant inconsciente. L’opportunité d’inscrire la notion de consentement dans le code pénal divise les praticiens du droit et le personnel politique.
A l'occasion des journées du patrimoine (21 et 22 septembre) et des 80 ans de la libération de Paris, le Sénat présente une exposition photo exceptionnelle sur les conséquences de son occupation pendant la Seconde Guerre mondiale. Pendant quatre ans, le Palais du Luxembourg est réquisitionné par l'armée de l'air allemande. Le Petit-Luxembourg est lui, aménagé pour le Feldmarschall Sperrle, le numéro deux de la Luftwaffe.
La grande majorité des députés Modem refuse que leur parti participe au gouvernement. En cause, la présence de figure conservatrice, comme Bruno Retailleau, mais aussi des questions plus globales de fond, avec un gouvernement qui penche trop à droite.
La sénatrice des Yvelines, qui a tenu durant six années les rênes de la commission des affaires économiques, va intégrer le gouvernement Barnier au poste de ministre déléguée au Commerce extérieur et aux Français de l'étranger. Elle s’est montrée très critique sur certains traités de libre-échange, comme le Mercosur.
PORTRAIT – Retour sur le parcours politique de François-Noël Buffet, l’une des personnalités de droite qui rentre au gouvernement. Le sénateur du Rhône, élu depuis 2004, a longtemps travaillé sur l’immigration. Il a également participé à la rédaction de différents rapports sur la situation des territoires ultramarins.
Un accord global a été trouvé entre le bloc central et les LR sur l’architecture du gouvernement, avec 38 membres et la parité. Les noms sont sur la table, mais quelques postes font encore l’objet d’ajustements. Plusieurs sénateurs vont faire leur entrée au gouvernement, dont le président du groupe LR du Sénat, Bruno Retailleau, qui va prendre l’Intérieur, au détriment de Laurent Wauquiez.
Michel Barnier a présenté au Président de la République une liste sur la future composition du gouvernement. Gouvernement qui devrait être annoncé demain.
Elu au Sénat depuis 2004, le président du groupe LR de la chambre haute, Bruno Retailleau va succéder à Gérald Darmanin place Beauvau. Il s’est fait connaître du grand public ces dernières années par ses critiques acerbes à l’égard de la macronie en matière de gestion de la politique migratoire, d’application du principe de la laïcité ou encore de respect de l’autorité.