Nommée à Matignon le 16 mai 2022, Elisabeth Borne s’est retrouvée en première ligne en portant la réforme des retraites d’Emmanuel Macron. Si elle est pour l’heure toujours à son poste, sa recherche d’une forme d’émancipation et d’affirmation, afin de rester à Matignon, peut aussi se retourner contre elle.
Les sénateurs vont débattre le 17 mai d’une proposition de loi destinée à provoquer un « choc de compétitivité » pour l’agriculture française. Ce texte tire les enseignements d’une mission d’information menée l’an dernier. La droite insiste sur la nécessité d’assouplir certaines contraintes, les écologistes dénoncent des « reculs » sur le front des pesticides.
Ce dimanche 14 mai se tenaient, en Turquie, les élections présidentielles et législatives. Le président actuel, Recep Tayyip Erdoğan, remettait son mandat en jeu contre une opposition coalisée et unie. Un deuxième tour aura lieu le 28 mai pour départager les deux candidats même si le président sortant est en ballotage favorable.
Entrée en fonction le 16 mai 2022, Elisabeth Borne arrive au terme d’une année où, en tant que cheffe de la majorité, elle a dû composer avec un morcellement inédit des forces politiques à l’Assemblée nationale. La Première ministre peut se targuer d’avoir réussi à construire sur certains textes, relativement consensuels, des majorités de circonstance. Néanmoins, elle est sortie affaiblie de la séquence des retraites, qui a signé l’échec de sa stratégie législative au cas par cas.
Emmanuel Macron a annoncé vouloir baisser les impôts sur les revenus des classes moyennes. Alors que la dette publique française explose, la mesure interpelle du côté de la Haute assemblée qui s’interroge sur le financement d’une telle mesure.
Alors qu’Emmanuel Macron réunit des industriels étrangers pour les inciter à investir en France, les retombées des investissements annoncés restent incertaines. Il faudra attendre pour connaître les conséquences de « l’attractivité » de la France sur l’emploi, et tout dépendra du développement des secteurs concernés.
Invité de notre matinale, Christian Cambon est revenu sur la situation en Ukraine. Le président LR de la commission des Affaires étrangères estime qu’une contre-offensive ukrainienne est en préparation et que la France finira probablement par livrer des avions militaires à l’Ukraine.
Hausse des salaires des enseignants, plan pour le lycée professionnel ou encore plan vélo, quelques semaines seulement après la réforme des retraites adoptée dans la douleur au nom de l’équilibre des comptes, le gouvernement ressort le carnet de chèque pour éteindre la grogne sociale. Pour l’économiste Nicolas Baverez, la classe politique a abandonné toute idée de maitrise des comptes publics.
Le premier tour de l’élection présidentielle en Turquie a lieu ce dimanche 14 mai. L’occasion pour Ici l’Europe de faire le point sur les relations tumultueuses entre ce pays candidat depuis 1999 et l’Union européenne. Si la porte n’est pas officiellement fermée, l’adhésion turque semble boquée. Une alternance à l’actuel président Recep Tayyip Erdogan ouvrirait-elle réellement un chapitre différent avec les 27 ?
La démission du maire de Saint-Brevin-les-Pins Yannick Morez replace au cœur de l’actualité une tendance qui ne semble pas s’essouffler. Le gouvernement veut mieux cerner le phénomène. L’Association des maires de France alerte sur un mouvement plus large, loin de se limiter au premier visage d’un conseil municipal.
Au Sénat, les déclarations d’Emmanuel Macron sur la « pause » à faire dans les réglementations environnementales européennes ont marqué les esprits. La gauche et les écologistes fustigent un renoncement « dramatique », tandis que la droite, si elle peut partager le souci sur la compétitivité des entreprises françaises, pointe les incohérences dans la feuille de route de l’exécutif.
Le 16 mai, une proposition de loi sur les conditions d’ouverture des casinos sera examinée par les sénateurs. Un texte pour assouplir le cadre législatif régissant la possibilité d’implantation d’un casino.
La démission du maire Yannick Morez, victime d’un incendie criminel de son domicile relance le débat sur les violences faites aux élus. L’absence de protection de l’Etat est pointée du doigt. Quel est l’état du droit ? Depuis plusieurs années, la Haute assemblée a renforcé les dispositions législatives pour protéger les élus. Un amendement en ce sens sera déposé lors de l’examen du projet de loi d’orientation et programmation du ministère de la justice, le mois prochain.
Le Sénat va auditionner Yannick Morez, le maire de Saint-Brévin-les-Pins, qui a décidé de renoncer à son poste au regard des attaques dont il a été la cible, dans le cadre d’un projet de centre d’accueil de demandeurs d’asile. Invité de LCP et Public Sénat ce vendredi, Loïc Hervé, sénateur centriste de Haute-Savoie, a déploré l’absence de réactivité des autorités face à une situation de plus en plus tendue.
Mercredi 17 mai, la commission des lois du Sénat auditionnera le maire de Saint-Brévin-les-Pins, Yannick Morez qui a démissionné de son mandat après l’incendie de son domicile il y a deux mois. L’élu n’avait pas bénéficié, par la suite, de la protection de l’Etat. Cette situation interpelle les sénateurs qui travaillent depuis des années sur les violences faites aux élus. Le président de la commission des lois n’exclut pas de mener d’autres auditions.
Ancien chef d’état-major particulier de la présidence française, le général Benoît Puga était l’invité de la matinale de Public Sénat vendredi 12 mai. Ce spécialiste des questions de défense salue la pugnacité de la résistance ukrainienne, mais selon lui, aucun des deux acteurs du conflit n’est en mesure, pour l’heure, de s’imposer, ce qui éloigne les perspectives d’une résolution rapide.
Depuis quelques semaines, la réindustrialisation est devenue une des priorités du président de la République. Un discours réaffirmé lors de l’évènement « choisir la réindustrialisation » organisé à l’Elysée où Emmanuel Macron a tenu à donner la vision d’un Etat stratège et conscient des attentes des industriels.
Lors des questions d’actualité au gouvernement du 29 mars dernier, le porte-parole du gouvernement avait été interpelé par la sénatrice LR Laurence Garnier à propos de l’incendie du domicile du maire de Saint-Brévin. Olivier Véran avait confié avoir appelé Yannick Morez, et avait attribué l’agression à « l’extrême droite », en appelant à « faire de la pédagogie » auprès des populations.
Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, pressenti pour porter les couleurs de LR à la prochaine présidentielle, a accordé une longue interview au magazine Le Point, après être resté plusieurs mois en retrait de la scène médiatique. Il esquisse plusieurs propositions de réforme, et développe un discours ambivalent, susceptible à la fois de parler aux électeurs de droite partis chez Marine Le Pen et à ceux qui ont voté pour Emmanuel Macron. Décryptage avec le communicant Philippe Moreau-Chevrolet.