Après l’audition, dans la matinée, du maire démissionnaire de Saint-Brevin-les-Pins, Yannick Morez, les questions posées au gouvernement se sont largement concentrées sur la question de la protection des élus locaux. Dominique Faure, ministre déléguée chargée des collectivités territoriales, a tenté de rassurer l’hémicycle, sans succès.
Interpellée au Sénat lors des questions d’actualité, la Première ministre a précisé que le gouvernement irait « plus loin » dans le renforcement des sanctions pénales contre les violences envers les élus.
Pendant 2 heures, Yannick Morez a livré un récit édifiant devant la commission des lois du Sénat. Harcelé pendant des mois par un collectif d’extrême droite opposé à l’installation d’un centre d’accueil de demandeurs d’asile, le maire démissionnaire de Saint-Brévin-les-Pins a méthodiquement détaillé l’absence de soutien des différents services de l’Etat. Choqués les sénateurs vont poursuivre leurs auditions.
Après la condamnation de l’ancien chef de l’Etat à trois ans de prison dont un ferme, exécuté par bracelet électronique, dans l’affaire des écoutes, les réactions ne sont pas légion à droite. « Si maintenant on confond intention et corruption, on peut condamner la moitié des Français », lance tout de même le sénateur LR Pierre Charon, sarkozyste historique. L’ex-Président se pourvoit en cassation, ce qui est suspensif des mesures prononcées.
Devant la commission d’enquête du Sénat sur le Fonds Marianne, Jean-Pierre Laffite, secrétaire général adjoint du comité interministériel en charge de ces subventions, raconte comment deux dossiers l’ont troublé. Il s’agit des deux associations les plus aidées par le Fonds.
Harcelé pendant des mois par un collectif d’extrême droite opposée à l’installation d’un centre d’accueil de demandeurs d’asile, le maire démissionnaire de Saint-Brévin-les-Pins, Yannick Morez a livré un témoignage accablant devant la commission des lois du Sénat. Il a méthodiquement détaillé l’absence de soutien de l’Etat et accuse le préfet de Loire-Atlantique de mensonge.
La majorité sénatoriale de droite et du centre a fait adopter mardi soir, dans le cadre de l’examen en première lecture d’une proposition de loi sur l’agriculture française, un dispositif controversé qui permet au ministre de l’Agriculture de retoquer des décisions de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), s’il estime que les répercussions économiques l’emportent sur les risques sanitaires et environnementaux.
Invité de notre matinale, Marc Fesneau a dénoncé l’agression du petit-neveu de Brigitte Macron à Amiens. Le ministre de l’Agriculture pointe la responsabilité de Jean-Luc Mélenchon dans la banalisation de la violence verbale, et estime que « les mots précèdent les gestes de violence. »
Devant la commission d’enquête du Sénat, le secrétaire général du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation a regretté le calendrier imposé par le cabinet de Marlène Schiappa au moment du lancement du Fonds Marianne. Malgré les problèmes avec deux lauréats du Fonds, Christian Gravel a défendu le travail « rigoureux » de ses équipes.
Dans son entretien au journal de 20 heures de TF1, lundi 15 mai, Emmanuel Macron affirme avoir ouvert la porte pour la formation de pilotes ukrainiens en France. Une nouvelle étape dans le soutien européen et Français apporté à l’Ukraine après le passage du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, à Paris, le 14 mai.
La moitié du Sénat est renouvelé en septembre. S’il ne s’agit pas de l’élection la plus médiatique, le scrutin attire quelques personnalités qui se verraient bien à la Haute assemblée.
En annonçant des « baisses d’impôts » de 2 milliards d’euros pour les « classes moyennes », Emmanuel Macron fait appel à une catégorie assez floue. Derrière la difficulté à définir précisément les fameuses « classes moyennes », le Président de la République joue en réalité sur un terrain moral et politique, plus que statistique
Auditionné par la commission d’enquête sur la pénurie de médicaments, l’ancien ministre de la Santé, Xavier Bertrand a axé son raisonnement des prix relativement bas pratiqués en France.
La proposition de loi déposée par le groupe LIOT, visant à abroger le report de l'âge légal de départ à la retraite, sera examinée à l'Assemblée nationale le 8 juin. L’exécutif et la majorité présidentielle, qui cherchent à sortir de l’ornière des retraites, ont choisi d’invoquer « l’irrecevabilité financière » pour tenter d’échapper à un vote.
Le projet de loi, présenté en Conseil des ministres, « a deux objectifs : réindustrialiser et décarboner », a résumé le ministre Bruno Le Maire. Un nouveau plan d’épargne, que les parents pourront ouvrir pour leurs enfants, vise à flécher l’épargne privée vers l’industrie verte. Un crédit d’impôts de « 500 millions d’euros » est prévu, tout comme l’accélération des procédures pour créer une usine.
La commission des finances du Sénat, désormais dotée des pouvoirs d’une commission d’enquête, va entendre les premiers témoins dans l’affaire du fonds lancé par Marlène Schiappa, après la mort de Samuel Paty.
L’ancienne ministre de la Santé était auditionnée ce mardi 16 mai par la commission d’enquête sénatoriale sur la pénurie de médicaments. Marisol Touraine a insisté sur le changement de modèle économique des industriels qui est passé « de la vente massive de médicaments à bas prix, à un modèle de niche favorisant des innovations de rupture à des prix très élevés ».
Invité de notre matinale, Cyril Chabanier est revenu sur l’examen de la proposition de loi d’abrogation du report de l’âge légal à l’Assemblée, le 8 juin prochain, et sur sa rencontre prévue avec Elisabeth Borne ce mardi 16 mai. Si le « combat continue » sur la réforme des retraites, le président de la CFTC veut ouvrir d’autres dossiers avec la Première ministre.
Invité du 20 heures, Emmanuel Macron s’est surtout limité à un exercice de pédagogie, annonçant que le montant des baisses d’impôts promises sera de « 2 milliards d’euros ». « Cette sur-communication est le fruit de l’impuissance politique », selon le président du groupe LR du Sénat, Bruno Retailleau. « C’est une vraie société libérale. C’est Thatcher, 40 ans après », dénonce la socialiste Laurence Rossignol.
Le président du groupe LIOT (Libertés Indépendants Outre mer et Territoires) met en garde la majorité présidentielle contre toute tentative de rendre irrecevable sa proposition de loi destinée à abroger la réforme des retraites. « Ce serait dramatique pour la démocratie », insiste-t-il.