La commission d’enquête du Sénat sur TotalEnergies va débuter ses travaux le 25 janvier prochain, en auditionnant deux figures du Giec. Deux jours avant, le comité de déontologie du Sénat, saisi à la demande du président de la Haute assemblée, Gérard Larcher, rendra son avis, alors que le pétrolier a porté plainte pour diffamation contre l’écologiste Yannick Jadot, attendu pour être rapporteur de la commission d’enquête.
Après un an et demi passé au ministère de la Culture, Rima Abdul-Malak a transmis le flambeau à Rachida Dati vendredi 12 janvier. À l’occasion de la passation des pouvoirs, elle a évoqué son parcours et tenu à assumer la « liberté » de parole qui a certainement pesé dans son éviction.
Le premier Conseil des ministres du gouvernement Attal s’est tenu ce 12 janvier à l’Élysée. Fait rare, le traditionnel compte-rendu qui suit la réunion ministérielle n’a pas eu lieu. Le président de la République devrait s’exprimer en début de semaine prochaine.
L’Union européenne vous parait compliquée ? Trop ? Ce nouveau podcast est fait pour vous. Il est le fruit d’un partenariat entre Public Sénat et Trait d’Union, podcast récompensé par le Prix 2023 du Citoyen européen. Deux fois par mois, le vendredi, jusqu’au 9 juin, retrouvez un épisode concret de 15 minutes maximum pour comprendre à quoi sert le Parlement européen, comment vont se dérouler les élections et ce l’Union européenne fait, de manière plus générale, dans notre quotidien. Des épisodes à retrouver sur vos plateformes d’écoute et sur publicsenat.fr Pour commencer, voici un épisode « Mode d’emploi des élections européennes ». Je suis Audrey Vuétaz, journaliste politique pour Public Sénat et je vais tenter de répondre à toutes les questions pratiques que vous pouvez vous poser sur cette échéance électorale. L’intervenant de cet épisode : Olivier Costa, spécialiste de l’Union européenne et directeur de recherche au CNRS – CEVIPOF Sciencespo Vous souhaitez soutenir Trait d’Union ou en savoir plus ? Rendez-vous sur www.traitdunionpodcast.com
Stéphane Séjourné, patron du parti Renaissance et président du groupe Renew au Parlement européen, a été nommé le 11 janvier ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. L’eurodéputé succède à Catherine Colonna, dans un contexte marqué par les guerres en Ukraine et au Proche Orient.
Entre un gouvernement marqué à droite, avec peu de renouvellement, qui paraît resserré, où les femmes n’occupent pas de poste clef et la surprise Rachida Dati, qui affaiblit encore les LR, Emmanuel Macron semble loin de la « régénération » promise avec son remaniement.
Emmanuel Macron et Gabriel Attal ont choisi de miser sur un gouvernement resserré et largement droitisé, entre le maintien de plusieurs poids lourds issus des rangs Les Républicains, et l’arrivée de nouvelles figures, dont Rachida Dati. Au Sénat, les LR s’inquiètent de l’impact de ce « débauchage » sur un parti très affaibli. Les élus de gauche estiment que la droite « est de retour au pouvoir ».
L’Élysée a annoncé ce 11 décembre la composition du nouveau gouvernement. Dans les ministères de premier plan (Bercy, Intérieur ou encore Justice), la stabilité domine. Une surprise : l’arrivée de Rachida Dati à la Culture, ou encore de Catherine Vautrin au Travail.
L’arrivée de Rachida Dati, ancienne ministre de la Justice de Nicolas Sarkozy (2007-2009), au très convoité ministère de la Culture est la principale surprise de ce remaniement. Les Républicains, menacés de disparitions après une longue série d’échecs électoraux, perdent du même coup l’une de leurs principales figures.
Après une attaque de grande ampleur menée par les rebelles houthis en Mer Rouge, le Conseil de Sécurité des Nations unies parvient à faire adopter une résolution : il exige l’arrêt « immédiat » des attaques houthistes en Mer Rouge.
A quelques jours de la décision du Conseil constitutionnel sur la loi immigration, son président, Laurent Fabius, a fermement rappelé au chef de l’Etat le rôle de la plus haute juridiction du pays. L’aveu par l’exécutif de dispositions potentiellement inconstitutionnelles dans le texte, est mal passé du côté de la rue de Montpensier.
Le groupe communiste au Sénat s’apprête à déposer une proposition de loi, portée par Ian Brossat, pour rendre effective la réquisition de logements vides depuis un certain temps, une prérogative préfectorale qui n’est que très rarement mise en œuvre.
À fiscalité inchangée, les tarifs réglementés de vente de l’électricité pour les particuliers ne devraient pas bouger en février, selon la Commission de régulation de l’énergie. Mais le gouvernement s’est laissé la possibilité, dans le dernier budget, d’augmenter une taxe pouvant entraîner une hausse de 10 %. Une décision potentiellement explosive après la flambée de 2023.
Le président du Conseil constitutionnel, Laurent Fabius, est l’invité d’« Au bonheur des livres », ce vendredi, sur Public Sénat. L’ancien premier ministre de François Mitterrand, qui vient de se faire détrôner en tant que plus jeune politique nommé à Matignon, réagit à la nomination de Gabriel Attal.
Invité de la matinale de Public Sénat ce 11 janvier, le coordinateur et député de La France insoumise Manuel Bompard persiste à plaider en faveur d’une liste commune de la gauche aux élections européennes. Pour le moment, les différents partis qui composent la Nupes partent en ordre dispersé pour ce scrutin qui se tiendra le 9 juin prochain. Les verts ont déjà nommé Marie Toussaint comme tête de liste, l’eurodéputé Raphaël Glucksmann est plébiscité pour mener la candidature socialiste, tandis que le Parti communiste a présenté les premières figures de sa liste ce 10 janvier en conférence de presse. « Une liste commune de la Nupes devrait être une priorité, car c’est ce qui permettrait d’avoir une alternative crédible », juge de son côté Manuel Bompard. Interrogée par Le Figaro ce mercredi, la maire de Paris Anne Hidalgo s’est dit favorable à une liste d’union entre socialistes et écologistes. Une initiative évidemment balayée par l’insoumis : « Si vous voulez être en capacité de gagner, je ne crois pas que se rassembler sans la principale composante de la gauche soit un chemin qui nous mène vers la victoire. » Un vote de confiance pour déterminer « qui est dans la majorité et qui est dans l’opposition » Dès la nomination du nouveau Premier ministre, la cheffe de file des députés insoumis Mathilde Panot a menacé le prochain gouvernement d’une motion de censure, si Gabriel Attal ne se soumettait pas à un vote de confiance à l’Assemblée nationale. « Comme dans toute démocratie normale, M. Attal devrait dire quelle est sa feuille de route, venir devant l’Assemblée nationale pour prononcer un discours de politique générale et demander un vote de confiance », appuie Manuel Bompard. Traditionnellement présenté comme un signe d’ouverture vers les parlementaires, le vote de confiance n’est pas obligatoire et serait un pari risqué pour le gouvernement, qui ne dispose pas de la majorité absolue. En juillet 2022, Elisabeth Borne ne s’y était d’ailleurs pas risquée. Mais pour Manuel Bompard, un tel vote aurait la vertu de déterminer « qui est dans la majorité et qui est dans l’opposition ». Une manière aussi peut être de pousser Les Républicains à choisir leur camp, alors qu’ils sont nombreux à saluer le bilan de Gabriel Attal au ministère de l’Education nationale. De son côté, lors de son discours de passation, Gabriel Attal a promis qu’il serait à l’écoute des partis d’opposition. Le Premier ministre a d’ores et déjà prévu de recevoir les organisations syndicales et patronales ce jeudi, suivi des parlementaires de la majorité vendredi. Pour le coordinateur de La France insoumise, dont le parti n’a pas encore été officiellement invité à une discussion, une telle rencontre n’est acceptable que si le nouveau Premier ministre accepte en parallèle de se soumettre à un vote de confiance. « S’il a l’intention d’écouter les groupes parlementaires d’opposition, c’est pour chercher à obtenir un vote de confiance positif, sinon c’est cosmétique », défend Manuel Bompard. « Les gens ne meurent pas à cause du froid, ils meurent à cause de l’inaction gouvernementale » Autre sujet abordé sur le plateau de Public Sénat : la vague de froid qui frappe la France depuis le début de la semaine, qui a déjà causé la mort de deux sans abris. Le 8 janvier, le ministre délégué au Logement Patrice Vergriete a annoncé débloquer 120 millions d’euros supplémentaires pour l’hébergement d’urgence. Un budget « pas à la hauteur de la situation », selon Manuel Bompard. Le député insoumis réclame de son côté la réquisition de logements vacants : « Pour une personne qui dort dans la rue, il y a dix logements qui sont vides ». « Les gens ne meurent pas à cause du froid, ils meurent à cause de l’inaction gouvernementale », dénonce-t-il. Ce 11 janvier, le sénateur communiste Ian Brossat a d’ailleurs annoncé vouloir déposer une proposition de loi pour faciliter les réquisitions de ces logements vacants, en confiant cette compétence aux maires.
A peine nommé à Matignon, les macronistes sont tentés de faire de Gabriel Attal « un atout très important » pour contrer Jordan Bardella et le RN aux européennes. Chez les amis de Marine Le Pen, on assure ne pas y voir une menace. « Ils essaient de nous copier, avec un jeune, dynamique et populaire », raille le vice-président du RN, Sébastien Chenu.
Nommé à la tête du gouvernement pour donner un second souffle à un quinquennat très affaibli par l’absence de majorité absolue, Gabriel Attal a déjà indiqué qu’il comptait faire de l’éducation « la mère des batailles ». Le nouveau Premier ministre récupère également plusieurs chantiers en cours : sur le chômage, la fin de vie ou encore l’écologie.
Comment définir le style du plus jeune Premier ministre de la Ve République ? Ses derniers mois passés au gouvernement laissent entrevoir ce que peut donner « l’Attalisme » à Matignon : un Premier ministre ambitieux, évitant les prises de risques et plutôt doué pour les coups de com.
Après un Conseil national de la refondation et un Budget 2024 décevants sur le front du logement, les différents acteurs engagés sur la question fourmillent d’idées et continent de réclamer une action rapide et profonde face à un marché de plus en plus grippé.
Absent du débat sur la loi immigration qui a divisé le camp présidentiel, le nouveau Premier ministre Gabriel Attal va désormais devoir porter ce projet de loi extrêmement clivant. Un chantier qui va « l’obliger à sortir de l’indistinction » politique, selon Floran Vadillo, président du think tank L’Hétairie et enseignant à Sciences Po.