Le député sortant du Rassemblement National Franck Allisio promet du sérieux économique et budgétaire de la part du parti à la flamme en cas d’arrivée au pouvoir après les législatives, quitte à renoncer à l’une des promesses les plus emblématiques du programme de Marine Le Pen
En France, le Rassemblement national est largement arrivé en tête des élections du 9 juin. Des résultats à nuancer à l’échelle de l’Union européenne. Dans « Ici l’Europe », Pascal Lamy, ancien directeur général de l’OMC, ancien commissaire français chargé du commerce et président émérite de l’institut Jacques Delors, explique que l’extrême droite recule en particulier dans les pays où elle est au pouvoir.
Alors que la montée de l’extrême droite en Europe a été limitée aux élections européennes (quelques dizaines de sièges de gagnés pour les groupes de droite radicale sur les 720 du Parlement européen), le score du Rassemblement national et de Reconquête (37% des voix au total) en France représente un séisme politique en France mais aussi dans l’Union européenne. Le Premier ministre polonais et pro-européen Donald Tusk, malgré la victoire de son parti dimanche contre la droite ultraconservatrice du PiS (Droit et Justice), a fait part de « sa terrible tristesse » après l’annonce de la victoire de l’extrême droite en France.
Depuis l’annonce de la dissolution de l’Assemblée nationale, les demandes de procuration ont explosé, indique le ministère de l’Intérieur. Des chiffres en forte hausse, alors que la participation aux élections ne cesse de baisser.
Pouvoir d’achat, salaire, énergie, Gaza… Le « Nouveau Front populaire », qui rassemble les principaux partis de gauche, a dévoilé les mesures-clés de son programme commun de gouvernement en cas d’accession au pouvoir à l’issue des législatives anticipées.
Dans la soirée de jeudi, le Parti socialiste, la France insoumise, le Parti communiste et les Ecologistes, ainsi que plusieurs autres petits partis de gauche, ont scellé leur accord, actant la naissance du Nouveau Front populaire pour faire face au Rassemblement National. Dépassées, donc, les querelles sur les répartitions des circonscriptions. Pourtant, plusieurs cas posaient problème.
Le Rassemblement national devrait laisser sa place dans plus d’une circonscription sur dix, en soutenant des élus qui s’inscrivent dans la ligne du président exclu de LR, Eric Ciotti. Pas plus d’une poignée de députés LR sortants figureront dans cette alliance.
Sur un tract qui tient en une page, Jordan Bardella liste les huit propositions phares du Rassemblement national pour ces élections législatives. Si elle ne mentionne aucune alliance explicite avec une fraction de la droite rangée derrière Éric Ciotti, la profession de foi promet « un gouvernement d’union nationale ».
La baisse de la TVA à 5,5 % sur l’énergie, promesse du Rassemblement national en vue des élections législatives, coûterait 17 milliards d’euros aux finances publiques, a calculé le ministère de l’Economie.
Abrogation de la réforme des retraites, Smic à 1.600 euros, lutte contre l'antisémitisme... La gauche a dévoilé vendredi son programme commun pour les législatives sous la bannière du « Nouveau Front Populaire ».
Alors que nos confrères du JDD annonçaient ce matin un accord entre le parti présidentiel et Les Républicains sur plusieurs circonscriptions, le président du Sénat a réfuté tout accord, assurant ne pas avoir rencontré le président de la République dans un cadre privé « depuis le 7 mars ».
A quelques minutes de la décision du tribunal judiciaire de Paris saisi en référé par Éric Ciotti, le bureau politique de LR a validé son exclusion à la très large majorité de ses membres.
Le ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, venu du PS, a dénoncé la stratégie de son ancienne famille politique pour les législatives. « Quand ils se mettent derrière Jean-Luc Mélenchon à nouveau, ce n’est évidemment plus un parti de gouvernement », a-t-il cinglé sur notre antenne.
Les négociations entre les différents partis de gauche pour une union en vue des élections législatives ont trouvé une issue ce jeudi 13 juin en fin de journée. Retour sur des tractations mouvementées.
Après les élections législatives, si le Rassemblement national ou une union de la gauche obtenait la majorité absolue à l’Assemblée, le pays se retrouverait en situation de cohabitation. Quels pouvoirs le président de la République conserverait-il ? Le pays risque-t-il la paralysie politique ? Décryptage.
Ce jeudi, le patron de LR par intérim, François-Xavier Bellamy a déclaré qu’il voterait « bien sûr » RN contre le Nouveau Front Populaire en cas de duel au second tour, contredisant la ligne fixée par Gérard Larcher. L’eurodéputé a légèrement rétropédalé par la suite sur X.
Eric Ciotti a saisi le tribunal judiciaire pour contester son exclusion des LR, suite à l’alliance qu’il a annoncé avec le RN pour les législatives. Ses opposants ont reconvoqué un bureau politique pour « valider », sur le plan juridique, son exclusion, afin de mieux respecter les statuts. Alors que la question des investitures est aussi en jeu, chacun fourbit ses armes pour porter la bataille sur tapis vert.
Avec les élections législatives à venir le 30 juin et le 7 juillet, la Haute autorité pour la transparence de la vie publique va voir arriver environ 3 000 déclarations supplémentaires. Une augmentation de l’activité imprévue, alors que l’autorité administrative demande plus de moyens.
Alors que le chef de l’Etat semblait montrer une inflexion sur la réforme en conférence de presse, Gabriel Attal a confirmé ce matin sur France Inter, que le décret fixant les nouvelles règles de l’assurance chômage serait pris d’ici le 1er juillet … avant que son ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, ne rajoute du flou, quelques minutes plus tard sur Sud Radio. Pour leur part, les sénateurs interrogés déclarent être dans le même brouillard et appellent le gouvernement à « prolonger » les règles actuelles en attendant.
La mission d’information sénatoriale sur la dégradation des finances publiques a rendu public son rapport ce 13 juin. Il met en évidence « l’imprudence et l’inaction » du gouvernement dans la construction du dernier projet de loi de finances, ainsi qu’une « rétention d’informations problématique », en violation de la loi organique.