Le 05 décembre 2023, dans un courrier adressé aux enseignants, l’ancien ministre de l’éducation nationale Gabriel Attal avait annoncé la mise en place de plusieurs mesures dès la rentrée de septembre 2024 , dans le but de mettre en place sa réforme appelée « choc des savoirs ».
En réaction, de nombreuses mobilisations du corps enseignant et des parents d’élèves avaient suivi. Leurs revendications n’ayant pas encore été entendues, les enseignants ont appelé à la grève et à la mobilisation mardi 10 septembre contre les réformes éducatives et le « choc des savoirs », conduit par l’ancien ministre de l’éducation Gabriel Attal et l’actuelle ministre Nicole Belloubet.
Alors que se tiennent mardi et mercredi les journées parlementaires des groupes Ensemble pour la République et Horizons, une incertitude planait sur la venue du Nouveau Premier ministre. Le parti d’Edouard Philippe a envoyé une invitation à Michel Barnier. Du côté du groupe Ensemble pour la République dirigé par Gabriel Attal, on semblait vouloir garder ses distances.
63 jours après la déposition de la démission de Gabriel Attal, un nouveau premier ministre a enfin été nommé par le président de la République. Le choix de Michel Barnier, du parti LR, est loin de faire consensus. Michel Barnier n’est donc pas à l’abri d’une motion de censure visant son nouveau gouvernement. Explications
Invité de la matinale de Public Sénat, le député du Nord et porte-parole du Rassemblement national Sébastien Chenu a réitéré ne pas vouloir censurer « a priori » le gouvernement Barnier et le placer « sous surveillance ».
Samedi 13 juillet, Donald Trump, ancien président et candidat républicain à un deuxième mandat à la Maison Blanche est touché par un tir à l’oreille lors d’un meeting… Le tireur est abattu sur le champ et Trump sain et sauf. Mais cette tentative d’assassinat nous rappelle que de nombreux précédents existent dans l’Histoire américaine et qu’il y a presque 60 ans, un président en exercice mourait sous les balles d’un tireur isolé. C’était à Dallas, le président Kennedy achève alors un déplacement de deux jours au Texas. La foule est massée sur les douze kilomètres qu’emprunte le cortège. Parmi eux, des anonymes assistent médusés à l’assassinat. Ce sont eux que le réalisateur Patrick Jeudy met dans la lumière dans son documentaire « Dallas, une journée particulière » diffusé cet été sur Public Sénat.
C’était il y a 45 ans, le 4 novembre 1979, des centaines d’étudiants iraniens prenaient d’assaut l’ambassade américaine de Téhéran et retenaient en otage une cinquantaine de diplomates. Personne, pas même l’imam Khomeini, dont le pouvoir est récent et fragile, ne se doute alors que le calvaire des Américains va durer plus d’un an et provoquer une crise internationale majeure. Dans « 444 jours qui ont fait plier l’Amérique » diffusé cet été sur Public Sénat, Ben Salama nous raconte les coulisses et les péripéties du marathon des négociations qui ont fini par mener à son dénouement.
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen va présenter, mercredi 11 septembre, son collège de commissaires au Parlement européen. Mais les noms proposés par les Etats-membres ne lui permettent pas pour le moment de tenir sa promesse d’une Commission paritaire.
Renforcement de la protection de l’environnement, introduction du principe de pollueur-payeur, réduction de l’utilisation des pesticides… Michel Barnier a laissé un héritage marquant de son passage aux ministères de l’Environnement, puis de l’Agriculture. Mais aujourd’hui, les associations écologistes observent avec prudence, voire scepticisme, sa nomination à Matignon.
Après deux mois de flottement, de nombreux dossiers se sont accumulés sur le bureau du Premier ministre. Tout juste nommé, Michel Barnier va devoir relancer plusieurs réformes, mises à l’arrêt avec la dissolution. Néanmoins, la constitution d’un budget reste le premier saut d’obstacles pour le nouveau chef de gouvernement et sa future équipe ministérielle.
Ce vendredi, Emmanuel Macron rencontre Olaf Scholz sur les bords du lac Léman, à Évian-les-Bains. Le chef de l’Etat et le chef du gouvernement allemand participent à la nouvelle édition des rencontres franco-allemandes, un rendez-vous devenu incontournable dans les relations entre les deux pays. Alors que les deux hommes sont affaiblis sur la scène intérieure à la suite de revers électoraux, la professeure d'histoire et de civilisation allemande à Sorbonne Université, Hélène Miard-Delacroix, dresse un état des lieux des relations entre Paris et Berlin.
Les consultations continuent, mais à Matignon cette fois-ci. Michel Barnier a reçu ce matin, après Gabriel Attal, les représentants de LR pour évoquer les conditions de leur soutien au futur gouvernement.
Le nouveau Premier ministre au CV long comme le bras a été le troisième homme de la dernière primaire interne à LR. A cette époque, peu de sénateurs croyaient en ses chances de victoire. Ses soutiens de l’époque expliquent pourquoi ils avaient fait de lui leur favori. Ils décrivent un homme taillé pour exercer le pouvoir, beaucoup moins pour le conquérir.
En se présentant à la primaire interne de la droite à l’automne 2021, Michel Barnier a déjà eu l’occasion de se prononcer longuement sur le programme qu’il mettrait en œuvre. Ses propositions sont celles d’une droite décomplexée, tenante d’une ligne ferme sur les finances publiques et dure sur le régalien. Ses propositions sur l’immigration avait surpris, au regard de son expérience européenne.
Dans un message adressé aux députés de son groupe, Gabriel Attal se montre prudent sur le soutien à apporter au nouveau gouvernement, mais évoque tout de même une « possible participation ». Michel Barnier s’est entretenu ce matin avec Gabriel Attal avant de recevoir les représentants de LR.
La France a été placée, avec d’autres pays de l’Union européenne, dans la procédure de déficit excessif de la Commission européenne, car elle a dépassé les seuils de déficit et de dette publics fixés par le Pacte de stabilité et de croissance. Elle doit présenter le 20 septembre au plus tard sa trajectoire budgétaire, alors que le déficit pourrait être plus sévère que prévu. Si elle ne risque pas vraiment de sanctions de l’Union européenne, la France risque de perdre la confiance des marchés.
Nommé le 5 septembre à Matignon, Michel Barnier suscite la confiance chez une courte majorité des personnes interrogées. Malgré cela, l’opinion reste sceptique sur sa capacité à répondre aux priorités des Français.
L’appel à manifester partout en France ce samedi 7 septembre précède l’arrivée de Michel Barnier à Matignon, pour protester « contre le coup de force présidentiel » et « pour la démocratie ». Il prend aujourd’hui une autre tournure.
Dans son discours de passation, le Premier ministre sortant n’a pas caché sa déception de voir ses fonctions s’achever si tôt. Il assure toutefois quitter Matignon avec « le sentiment du devoir accompli », listant les nombreux chantiers à venir pour Michel Barnier.
Jeudi, lors de sa passation de pouvoir avec Gabriel Attal à Matignon, le nouveau Premier ministre a affiché devant son prédécesseur sa volonté de « davantage agir que parler ». Il a insisté sur la nécessité d’apaiser les Français. Michel Barnier indique également vouloir « respecter » l’ensemble des sensibilités politiques représentées au Parlement.
Le groupe écologiste du Sénat va contacter le président du Sénat pour que ce dernier relaye auprès du chef de l’État leur demande d’une session extraordinaire. Les socialistes devraient également se joindre à l’initiative.