Face à la propagation de l’épidémie de Covid-19, Emmanuel Macron a annoncé, ce mercredi, la mise en place d’un couvre-feu en Île-de-France et dans huit grandes métropoles. Les sénateurs pointent du doigt une impréparation et un échec de la gestion de crise du gouvernement.
La commission d’enquête du Sénat, sur l’évaluation des politiques publiques face aux pandémies, auditionnait en fin de journée ce 14 octobre des représentants des anesthésistes réanimateurs. Selon eux, les services de réanimation sont déjà arrivés à saturation et imposent de reporter des actes.
Un décret déclarant à nouveau l’état d’urgence sanitaire a été pris, ce mercredi matin, en Conseil des ministres, face au fort retour de l’épidémie. Il s’appliquera à partir de vendredi, à minuit.
Après la publication des chiffres sur les atteintes à la laïcité en milieu scolaire, le ministre de l’Éducation nationale observe « une forme de stagnation ». Par ailleurs, à quelques heures des annonces d’Emmanuel Macron où des mesures seront annoncées, Jean-Michel Blanquer assure que l’école reste « une priorité » en cette période de rebond de l’épidémie.
En février, la majorité sénatoriale avait déposé une proposition de loi constitutionnelle visant à « garantir la prééminence des lois de la République » face aux « revendications communautaristes ». Le rapport a été examiné ce mercredi en commission, avant une discussion du texte en séance publique lundi 19 octobre. Objectif : donner un coup d’arrêt au « communautarisme ».
Interpellé à l’occasion des Questions d’actualité au gouvernement, le ministre de l’Education a indiqué que le stage de 3e ne serait plus obligatoire en raison du contexte sanitaire et pourrait être remplacé par une « politique d’orientation renforcée ».
Alors que les sénateurs devaient terminer l’examen de ce projet de loi qui prolonge le régime post-état d’urgence sanitaire, le gouvernement a décidé de retirer ce texte de l’ordre du jour du Sénat, à quelques heures de l’intervention d’Emmanuel Macron.
Le président du groupe socialiste au Sénat, Patrick Kanner, a interpellé le Premier ministre Jean Castex sur les inégalités sociales qui se creusent avec la crise, ce 14 octobre 2020 lors des Questions d'actualité du Sénat. Jean Castex a promis d’ « ajuster » les moyens compte tenu de la deuxième vague, mais l’ancien ministre socialiste n’a pas été satisfait de la réponse.
Deux semaines avant l’examen du projet de loi permettant la réintroduction temporaire des néonicotinoïdes tueurs d'abeilles pour sauver la filière de la betterave, la commission des affaires économiques et du développement durable auditionnaient le directeur général de l’ANSES, Roger Genet.
Interpellé lors des questions d’actualité au gouvernement par la sénatrice communiste Laurence Cohen sur le sort réservé à l’hôpital public pendant la deuxième vague de l’épidémie, le ministre des Solidarités et de la Santé a détaillé les mesures déjà mises en œuvre pour le personnel soignant, l’appelant à « tenir bon ».
« Il y a un creusement absolument significatif du déficit. Alors que nous étions revenus proches de l’équilibre en 2019 », souligne le directeur général de la Caisse nationale de l’Assurance maladie, Thomas Fatome, auditionné par la commission des affaires sociales du Sénat.
Le président du conseil d'administration de la Caisse nationale d'assurance vieillesse, Gérard Rivière, a commenté devant la commission des affaires sociales du Sénat ce 14 octobre les conséquences de la crise sanitaire sur le régime général. Il estime que la dégradation du marché de l’emploi rend la période mal choisie pour retarder l’âge de départ en retraite.