Des « réponses radicales » sur l’écologie, nationalisation d’EDF, baisse du déficit, plein emploi, pouvoir d’achat, réforme des retraites et expulsion des sans-papiers simplifiée… Elisabeth Borne envoie des signaux à droite, comme à gauche, en dressant les grandes lignes de sa politique. Face à la majorité relative, elle est prête au « compromis » avec les oppositions pour trouver « des majorités de projet ».
Dans son discours de politique générale, la Première ministre a confirmé que l’Etat souhaitait la reprise la totalité du contrôle de l’électricien EDF.
Spécialiste de communication politique, Ariane Ahmadi revient auprès de Public Sénat sur la prestation d’Élisabeth Borne devant l’Assemblée nationale. La Première ministre, qui a prononcé mercredi 6 juillet son discours de politique générale, était attendue au tournant : elle s’est montrée ferme et détendue, malgré le raffut des oppositions.
Lors de son discours de politique générale, la Première ministre a annoncé aux députés une réforme du mode de calcul pour l’Allocation aux adultes handicapés. Une demande des oppositions de droite et de gauche lors du dernier quinquennat. Le gouvernement y était resté insensible.
Les élections législatives n’ont pas donné de majorité absolue au président de la République. L’opposition dispose d’un moyen d’action prévu par la Constitution pour atteindre l’exécutif : la motion de censure. Annoncée en début de semaine par la cheffe de file des Insoumis à l’Assemblée, Mathilde Panot, la procédure de la motion de censure est désormais lancée.
Le contrat de performance signé entre l’Etat et SNCF Réseau prévoit un investissement insuffisant dans la maintenance du réseau ferroviaire français, de l’avis de tous les acteurs. Avec 1 milliard d’engagement financier manquant, de nombreuses petites lignes pourraient être ralenties, voire, à terme, fermées. Le Sénat tire la sonnette d’alarme et va mener des auditions dès cet été.
Promesse de campagne du Président de la république, le pass culture actuellement réservé à partir de la quatrième sera étendu aux élèves de sixième. Ce mercredi 6 juillet Élisabeth Borne, dans son discours de politique générale devant les députés, en a fait l’annonce.
Ce mercredi 6 juillet, Claire Hédon a été auditionnée par la commission des lois du Sénat sur le rapport annuel de la Défenseure des droits. La présidente de l’institution alerte sur la distance croissante qui s’installe entre citoyens et institutions, en particulier les citoyens les plus vulnérables. L’année précédente a aussi été marquée par la lutte contre la hausse des discriminations. C’est une nouvelle réussite pour l’institution, qui représente une véritable alternative de résolution des problèmes des usagers des services publics.
Alors que la loi de programmation de la recherche est rentrée en vigueur depuis 2021, un rapport sénatorial salue la « montée en charge budgétaire » qui a suivi les objectifs fixés par la loi, mais qui va être grevée par l’inflation. Des problèmes existent en revanche sur les créations de poste, et notamment les chaires de jeunes professeurs, qui « divisent la communauté universitaire. »
La succession de Christian Jacob se jouera en novembre prochain et, alors que Laurent Wauquiez a (re) pris de plus en plus de poids au sein de LR, Bruno Retailleau affiche pour la première fois clairement son soutien au président de la région Auvergne Rhône-Alpes. Le président du groupe LR au Sénat a conscience de […]
Alors qu’Olivier Marleix, nouveau patron des députés LR, demande à Elisabeth Borne de garantir « un prix à la pompe qui ne dépasse pas 1,50 euro du litre », les sénateurs LR doutent de la mesure. « Pas sûr que ce soit faisable, ni tenable », selon le rapporteur du budget au Sénat, Jean-François Husson. Les sénateurs LR vont aussi présenter un « ensemble de propositions ».
Alger fête en grande pompe le 60e anniversaire de son indépendance. Pour Luis Martinez, politiste et spécialiste du Maghreb à Sciences Po Paris, l’Algérie a connu depuis 1962, une « transformation spectaculaire. »
Pour peser sur les travaux législatifs dans un contexte difficile pour la Macronie, les Républicains veulent davantage se coordonner, au travers de rencontres bilatérales régulières. Une façon d’éviter les discordances parfois brouillonnes apparues durant le premier quinquennat.
Le rattachement du portefeuille des Outre-mer au ministère de l’Intérieur a soulevé de vives critiques. Ce remaniement rompt avec une décennie de pratique gouvernementale, qui était celle d’un ministère de plein exercice, indépendant. Les élus ultramarins, de gauche notamment, évoquent une forme de punition face aux revers électoraux essuyés par Emmanuel Macron dans ces territoires.
Assemblée nationale, Sénat, gouvernement. Depuis une semaine, le pouvoir législatif et l'exécutif annoncent vouloir mener l’enquête sur une hausse de prix « suspecte » dénoncée par Michel-Edouard Leclerc. A la Haute assemblée, les auditions ont déjà commencé dans le cadre du comité de suivi de la loi Egalim.
Saisi par l’ex ministre de la santé, Brigitte Bourguignon sur le projet de loi de l’exécutif visant à maintenir « un dispositif de veille et de sécurité sanitaire en matière de lutte contre le Covid », le conseil scientifique a dans un avis du 23 juin, évalué positivement l’initiative législative du gouvernement. Les membres du comité ont également analysé l’évolution épidémique récente. Ils s’inquiètent d’une possible hausse des hospitalisations dans les semaines à venir. Le conseil alerte sur de « nouvelles vagues épidémiques » à venir.
Invité de notre matinale, Sébastien Chenu s’est félicité du remplacement d’Olivier Véran par Franck Riester au ministère des Relations avec le Parlement. Il a aussi annoncé que si un vote de confiance avait eu lieu, le RN « aurait pu s’abstenir », et qu’il ne voterait pas une motion de censure déposée par LFI.
La députée PS considère que le nouveau gouvernement d’Élisabeth Borne comprend plusieurs profils de qualité, notamment des noms venus de la gauche, qu’elle connaît. Là où le bât blesse, c’est que la « ligne gouvernementale » reste floue pour le moment.
En se soustrayant à un vote de confiance à l’Assemblée nationale, la députée socialiste du Tarn-et-Garonne estime que la Première ministre fait un retour en arrière de trente années. Elle « devrait s’affirmer », pointe la parlementaire, dans Audition publique.