Invité de notre matinale, Olivier Dussopt est revenu sur l’extension du dispositif « carrière longue » à ceux qui ont commencé à travailler avant 21 ans, et refuse la proposition d’Aurélien Pradié de l’étendre à ceux qui ont cotisé un seul trimestre. La mesure coûterait d’après lui 10 milliards d’euros et « remettrait en cause » les équilibres budgétaires visés par la réforme.
Auditionnée mardi 7 février par la commission d’enquête sénatoriale sur l’efficacité des politiques publiques en matière de rénovation énergétique, Ségolène Royal a vivement regretté la suppression du crédit d’impôt mis en place lorsqu’elle était encore en exercice. L’ancienne ministre de François Hollande fustige notamment les renoncements de son successeur, Nicolas Hulot, et le manque d’ambition du gouvernement face aux passoires thermiques.
Le Sénat a voté à la quasi-unanimité des groupes, à l’exception des communistes qui alertent contre « l’escalade guerrière », une proposition de résolution pour exprimer son soutien à l’Ukraine et condamnant « la guerre d’agression » menée par la Russie.
Longtemps perçu comme un angle mort des politiques publiques, le bilan carbone du numérique français gagne en attention. En octobre 2020 déjà, des sénateurs déposaient une proposition de loi visant à réduire l’empreinte environnementale de nos activités numériques. Près de trois ans après la promulgation de la loi, les résultats du rapport de l’ADEME et l’Arcep, mandatés par le gouvernement, nous offrent des précisions sur la question.
Un séisme très violent et meurtrier a frappé la Turquie dans la nuit de dimanche à lundi, causant des milliers de morts. Alors que le pays votera le 15 mai pour des élections présidentielle et législatives déterminantes, la chercheuse Dorothée Schmid, responsable du programme Turquie contemporaine et Moyen-Orient à l’IFRI, revient pour Public Sénat sur les conséquences politiques de la catastrophe. Entretien.
Comptant sur le groupe les Républicains pour arriver à faire passer la réforme des retraites à l’Assemblée sans 49-3, la majorité présidentielle négocie depuis le début de la réforme des retraites avec la droite. Deux concessions principales ont pour le moment été faites par Élisabeth Borne et son gouvernement pour assouplir la réforme, pour un coût anticipé d'un peu plus de 2 milliards d'euros.
La question des carrières commencées à un jeune âge s’est retrouvée très tôt dans le débat de la réforme des retraites. Avec le projet de report de l’âge légal de départ à 64 ans, ce sont les contours des départs anticipés pour carrière longue que le débat actuel pose.
Depuis des jours, Aurélien Pradié ne cesse de clamer son opposition à la réforme des retraites quitte à égratigner son propre camp. Présent au Sénat ce mardi, Éric Ciotti a dénoncé « toutes les attitudes contraires à l’unité ».
En marge de la troisième journée de mobilisation intersyndicale contre la réforme des retraites, Public Sénat a recueilli sur le vif les réactions des principaux leaders syndicaux. Alors que l’examen en séance publique du texte de la réforme s’est ouvert lundi à l’Assemblée nationale, les syndicats estiment que le mouvement est désormais en mesure, de par son ampleur, d’influencer les débats.
Pour ce troisième jour de mobilisation nationale, 400 000 personnes se sont rassemblées à Paris selon la CGT, autant que lors de la première journée de mobilisation le 19 janvier mais moins que le 31 janvier. Un constat confirmé par les chiffres en fonction des secteurs professionnels.
Le sénateur LR Stéphane Le Rudulier a déposé une proposition de loi visant à rendre « impossible d’exercer le droit de grève » à la SNCF, à la RATP ou dans les avions lors des week-ends de début et de fin des vacances scolaires. La mesure concernerait aussi la période autour des jours fériés.
Le Sénat a définitivement adopté le projet de loi visant à accélérer la production d'énergies renouvelables en France, par 300 voix pour et 13 voix contre. Sur les éoliennes, le compromis issu du Sénat a été conservé.
Invité de notre matinale, Aurélien Pradié a réaffirmé son opposition à la réforme des retraites du gouvernement en l’état. Sans mesure pour éviter que ceux qui ont commencé à travailler avant 21 ans ne cotisent plus longtemps que les autres, le député du Lot restera donc opposé au reste des LR, quitte à assumer un désaccord avec sa famille politique.
La proposition de loi sénatoriale encadrant l’intervention des cabinets de conseil privés dans les politiques publiques serait en bonne voie pour être inscrite à l’ordre du jour des députés. Les sénateurs Arnaud Bazin et Éliane Assassi ont « bon espoir » qu’un groupe reprenne le texte avant l’été.
Malgré la recherche du soutien de la gauche par le gouvernement pour adopter le projet de loi relatif à l’accélération de la production d’énergies renouvelables, le groupe écologiste a annoncé qu’il ne votera pas le texte.
Emmanuel Macron a repris officiellement les consultations en vue d’une potentielle réforme des institutions, évoquée pendant la campagne. Mais le timing interroge, et les mesures proposées restent floues.
La prolongation des réacteurs nucléaires au-delà de 60 ans est un pilier de la relance du nucléaire français actée par Emmanuel Macron à Belfort. Elle reste pourtant soumise à la validation de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), qui nécessitera des efforts de recherche, mais ne représentera pas un « verrou technologique », d’après une chercheuse en physique nucléaire.
Le gouvernement a annoncé la mise en place pour septembre d’un dispositif permettant de restreindre l’accès des contenus pornographiques aux mineurs. Au Sénat, les rapporteures de la mission d’information sur les dérives de l’industrie pornographique s’en félicitent. Mais de nombreuses interrogations demeurent sur l’effectivité d’un tel système et sa conformité à la législation sur la protection des données.
Les annonces faites par Élisabeth Borne sur les carrières longues, alors que s’ouvre à l’Assemblée nationale le débat en séance publique sur la réforme des retraites, sont saluées par une large partie des Républicains. Mais un petit groupe de députés continue de s’opposer au texte et réclame davantage de concessions, semant le trouble et l’agacement au sein de leur propre famille politique.
Après les journées de mobilisation du 19 et du 31 janvier, les syndicats ont appelé à faire grève durant les prochaines 48h, le 7 et 8 février. Le point secteur par secteur.