La Cour d’appel de Paris a rendu sa décision, ce lundi. Elle condamne l’ancien Premier ministre, François Fillon, à 4 ans de prison dont un an ferme, 375 000 euros d’amende et dix ans d’inéligibilité. Ce dernier et son épouse, Penelope Fillon, étaient poursuivis dans le cadre de l’affaire des emplois fictifs qui avait explosé avant l’élection présidentielle de 2017. Ses avocats ont annoncé, par voie de communiqué, sa volonté de se pourvoir en cassation.
Invité lundi de notre matinale, Christian Cambon, le président de la commission sénatoriale des Affaires étrangères, a fait le point sur la guerre en Ukraine. Selon ce spécialiste des relations internationales, deux mois après le début du conflit, le risque d’escalade avec les pays de l’OTAN n’est toujours pas écarté.
Invitée de notre matinale lundi, la ministre du Logement Emmanuelle Wargon a dénoncé le rassemblement des gauches derrière Jean-Luc Mélenchon. Elle appelle les socialistes tenants d’une aile sociale-démocrate, qui ont refusé l’accord avec La France insoumise, à rallier Emmanuel Macron.
Après les accords conclus entre le PS, les écologistes, les Insoumis et les communistes. La Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale (Nupes) a tenu à Aubervilliers ce samedi 7 mai, une première convention, symbole d’une unité retrouvée, 25 ans après la « gauche plurielle » de 1997. « Face à Macron et Le Pen », communistes, socialistes, insoumis et écologistes s’unissent pour gouverner.
Les Républicains ont lancé leur campagne pour les législatives samedi 7 mai, après avoir bouclé leur accord électoral avec les centristes et l’UDI. Ils ont également réaffirmé leur indépendance face à la majorité présidentielle, alors que Christian Jacob a confirmé le ralliement du pécressiste Robin Réda à Emmanuel Macron.
Emmanuel Macron a été investi, à l’Elysée ce matin, président de la République pour cinq années supplémentaires. Forgé par les crises de son premier mandat, le chef de l’Etat s’est engagé sur une présidence avec « une méthode nouvelle ».
Alors que l’union de la gauche a été actée hier après la validation par le Conseil national du PS de l’accord entre les Insoumis, les Verts et le PC, Marine Le Pen est, elle, curieusement absente de la scène politique depuis le 2nd tour de la présidentielle. Jean-Luc Mélenchon profite, lui, de l’accord à gauche et progresse dans les sondages. Au point d’apparaître aujourd’hui comme le principal opposant d’Emmanuel Macron pour les élections législatives tandis que le RN affiche des ambitions réalistes, selon la communicante politique Emilie Zapalski.
Invité de la matinale de France Info ce vendredi 6 mai, le président par intérim du Rassemblement National, Jordan Bardella a questionné l’utilité des sanctions économiques appliquées par l’Union européenne sur la fédération de Russie depuis le lancement de la guerre en Ukraine. Selon le député européen, ces décisions auraient « enrichi » Moscou.
Prolongement des présidentielles, les dernières élections législatives ont toujours été le signe d’une transformation de l’essai pour le président élu. Mais attention aux faux pas. Ces campagnes relativement calmes ont parfois été émaillées d’écueils ou de gaffes, qui peuvent parfois coûter cher.
Invitée vendredi d’« Extra local » sur Public Sénat, l’écologiste Sandrine Rousseau a défendu la position critique adoptée par les partis de gauche sur l’Union européenne, dans le cadre de la campagne des législatives. Elle balaye le risque de sortie de l’UE, mais appelle à construire une « Europe sociale ».
Chez Les Républicains, très peu de députés sortants ont pour le moment rejoint la bannière de la majorité présidentielle. Nicolas Sarkozy avait pourtant appuyé en faveur d’un rapprochement avec Emmanuel Macron. Pour le sénateur Jérôme Bascher, c’est le chef de l’Etat qui ne voudrait pas trop d’anciens députés LR dans ses rangs.
La guerre en Ukraine a fait basculer certains équilibres géopolitiques qui paraissaient inaliénables. Appliquant depuis plusieurs siècles une politique de neutralité et de un non-alignement, Stockholm s’interroge sur une éventuelle candidature à l’alliance atlantique. L’hypothèse d’une invasion russe inquiète particulièrement la Finlande qui partage plus de 1 000 kilomètres de frontières communes avec la Russie. La crainte d’un scénario à l’ukrainienne motive le gouvernement finlandais à rejoindre les rangs de l’alliance.
Les crimes de guerre perpétrés par l’armée russe en Ukraine sont ils exceptionnels ou au contraire courants ? Ils semblent soutenus par le pouvoir en place et une partie de la population alimentant ainsi l’idée selon laquelle ces exactions sont la transcription d’une violence généralisée et bien ancrée dans la société russe.
Alors que le Conseil national du PS a validé l’accord entre les socialistes et LFI, certains sénateurs socialistes veulent croire que le PS peut encore porter une offre politique sans s’allier, ni à Jean-Luc Mélenchon, ni à Emmanuel Macron.
Les principales composantes de la gauche feront front commun pour les législatives après être tombées d’accord sur plusieurs points de doctrine. Si Jean-Luc Mélenchon, le leader de La France insoumise, rêve d’une cohabitation, sa « Nouvelle Union populaire » pourrait tout du moins constituer la principale force d’opposition dans la prochaine assemblée. Public Sénat s’est penché sur les positions adoptées par les différentes composantes de cette alliance face aux réformes passées d’Emmanuel Macron.
Alors que le Conseil national du Parti socialiste a validé hier l’accord négocié par la direction du parti avec LFI, le groupe socialiste au Sénat ne se montre pas très enthousiaste. Certains estiment que c’est le moindre mal, quand d’autres y voient une soumission totale à Jean-Luc Mélenchon. La « vieille maison » semble maintenant bien loin.
Invité de notre matinale, le président socialiste du département de Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel, a salué l’accord conclu entre le PS et LFI, qui repositionne le PS bien plus à gauche qu’il ne l’était sous le quinquennat de François Hollande. Une rupture attendue, selon lui, par les électeurs.
Les socialistes, réunis en Conseil national, ont adopté dans la nuit de jeudi à vendredi, par 167 voix contre 101, et 24 abstentions, l’accord qui a été conclu avec La France insoumise en vue des élections législatives. Mais pour certains ténors, ce rapprochement marque une rupture dans l’histoire du parti.
LREM, rebaptisé « Renaissance », se retrouve au sein d’une « confédération » avec le parti de François Bayrou et celui d’Edouard Philippe. Ces deux poids lourds de la majorité ont eu la peau du parti unique que voulait Emmanuel Macron. Autre reculade : Horizons aura bien un groupe à l’Assemblée.
L’accord signé entre la France insoumise et ses partenaires en vue des élections législatives envisage de déroger à certaines règles de l’Union européenne, pour mettre en œuvre pleinement leur programme. Mais tout manquement à la législation européenne expose à des procédures pouvant aller à des sanctions financières, voire un isolement politique.