Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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Socialistes, écologistes, communistes et insoumis se sont retrouvés samedi à Aubervilliers pour célébrer l’unité retrouvée de la gauche, dont les principales composantes ont décidé de s’unir pour les élections législatives. Un grand raout boudé par l’aile modérée du parti socialiste ; François Hollande et plusieurs figures de son quinquennat, telles Stéphane Le Foll, Jean-Christophe Cambadélis ou Bernard Cazeneuve, ont dénoncé ce rapprochement avec l’extrême gauche. « Il y a deux gauches irréconciliables, contrairement à ce que dit Jean-Luc Mélenchon. Il y a la gauche qui se compromet avec l’extrême gauche de LFI, et il y a la gauche qui garde ses valeurs, la gauche rocardiste, la gauche de Jacques Delors, sociale-démocrate, qui est très proche d’Emmanuel Macron », a commenté lundi, au micro de « Bonjour chez vous » sur Public Sénat, la ministre du Logement Emmanuelle Wargon, qui a notamment travaillé pour Bernard Kouchner sous le gouvernement Jospin.
« Je les appelle à travailler avec nous ! Ils ont toute leur place dans une coalition de progrès et dans une réflexion avec les hommes et les femmes de bonne volonté qui travaillent autour du président. On a des valeurs extrêmement proches », assure notre invitée qui fait notamment valoir sa proximité avec François Rebsamen. Le maire de Dijon, ancien ministre du Travail de François Hollande, a accordé son soutien à Emmanuel Macron sans pour autant rejoindre l’un des partis de la majorité.
« J’appelle Bernard Cazeneuve en particulier, pour qui j’ai beaucoup de respect [à venir travailler avec nous] », lance Emmanuelle Wargon. « Je crois que c’est Alexis Corbière qui l’a qualifié d’horloge parlante, j’ai trouvé ça scandaleux. C’est une marque de mépris. » Sur CNews et dans un tweet, le député LFI de Seine-Saint-Denis a raillé l’éphémère Premier ministre de François Hollande, qui a indiqué qu’il allait rendre sa carte du PS, en réaction à l’accord électoral conclu avec La France insoumise. « Le départ du PS de Monsieur Cazeneuve a autant d’effet que la disparition de l’horloge parlante », a écrit Alexis Corbière.
« Sur le plan des idées, des valeurs, du combat politique […], cette gauche est une gauche qui [nous] ressemble beaucoup, qui est attachée à la valeur travail, à l’équilibre des comptes, qui pense qu’il faut à la fois produire et redistribuer, qui est attachée à la justice sociale, à l’idéal européen », énumère Emmanuelle Wargon.
Concernant la Nouvelle union populaire, sociale et écologiste (NUPES), Emmanuelle Wargon dénonce « une alliance démagogique, sur un projet de fond qui ne tient pas la route. » Elle cible notamment « un programme anti-européen », qui, selon elle, « n’est pas clair sur le plan international ».
Fort de ses 22 % à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, qui espère imposer une cohabitation à Emmanuel Macron à l’issue des scrutins des 12 et 19 juin prochains, apparaît désormais comme le principal adversaire de la majorité sortante. Il a énuméré samedi les grands axes du programme commun de gouvernement qui sera défendu pendant la campagne : une revalorisation du smic à 1 400 euros, le gel des prix des biens de première nécessité et le retour de la retraite à 60 ans. « C’est une proposition politique nouvelle », admet Emmanuelle Wargon. « Nous devons faire une campagne très énergique pour dire aux électeurs qu’ils ont un vrai choix politique à faire. »