Face à l’avance considérable du Rassemblement national et de ses alliés dans les sondages, de nombreux hommes et femmes politiques se sont prononcés sur l’hypothèse de duels ou de triangulaires impliquant le parti d’extrême-droite. Côté majorité, on se dirigerait vers une stratégie « ni RN, ni LFI », mais rien n'est tranché.
Le programme de Jordan Bardella intègre dans son programme le rabais de la contribution française à l’Union, qu’il compte obtenir auprès de ses partenaires. Problème : le budget pluriannuel européen vient à peine d’être renégocié, ne laissant aucune fenêtre de tir crédible avant deux bonnes années. Sans compter que les tractations budgétaires sont les plus sensibles qui soient entre les Vingt-Sept.
Ce serait une première en France. Un scénario inédit sous la Vème république. En cas d’absence de majorité absolue à l’issue des élections législatives anticipées, Emmanuel Macron pourrait nommer un gouvernement technique composés de hauts fonctionnaires et d’experts, afin d’éviter un immobilisme total à la tête du pays.
A l’approche du premier tour des élections législatives, la question de la possibilité, pour les fonctionnaires, de désobéir au gouvernement devient de plus en plus pressante. Le syndicat de la magistrature a appelé à s’opposer à l’accession au pouvoir de l’extrême-droite. Une déclaration qui pose la question de savoir si les juges pourraient s’opposer à un gouvernement d’extrême-droite.
Si Éric Ciotti s’affiche désormais aux côtés de Jordan Bardella et Marine Le Pen, son exclusion des Républicains, votée par deux fois en Bureau politique, a été suspendue par la justice. Les cadres du parti souhaitent convoquer un troisième Bureau politique, mais le député sortant s’y oppose. La direction provisoire du mouvement va donc saisir la justice, afin que soit désigné un administrateur provisoire.
Lors de la présentation de son programme à la presse, Jordan Bardella a annoncé vouloir interdire l’accès aux « postes les plus stratégiques de l’État » pour les citoyens binationaux. Une mesure qui se heurte au principe constitutionnel d’égalité.
L’épilogue d’une saga judiciaire longue de 14 ans. Ce mardi, Julian Assange a été relâché de sa prison du Royaume-Uni, à la suite d’un accord de plaider-coupable conclu avec la justice américaine. Poursuivi pour avoir révélé des centaines de milliers de documents confidentiels, il encourait jusqu’à 175 ans de prison. Très mobilisé pour la libération du fondateur de Wikileaks, le groupe communiste du Sénat se réjouit de cette libération.
La contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, Dominique Simonnot, a dénoncé ce mardi 25 juin, les conditions de détention des prisonniers. Selon l’ex-journaliste, la surpopulation carcérale constitue un « facteur de décompensation psychique des détenus et des surveillants ». Face à ce constat inquiétant, le sénateur indépendant Louis Vogel, rapporteur budgétaire pour avis « administration pénitentiaire », a invité dans le cadre d’un petit-déjeuner conviant la presse, à s’adresser aux « causes profondes du mal-être ».
Invité de la matinale de Public Sénat, Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat s’est exprimé sur les enjeux de la campagne pour les législatives. L’élu du Nord n’a pas épargné le président de la République, considérant que « sa parole n’existe plus ». Le socialiste s’inquiète également des conséquences de la dissolution.
Le dernier relevé du baromètre politique d’Odoxa, réalisé par Mascaret pour Public Sénat et la presse quotidienne régionale, fait état d’un fort regain de popularité pour les personnalités du Nouveau Front Populaire de Raphaël Glucksmann à Fabien Roussel, à l’exception notable de Jean-Luc Mélenchon dont la cote de popularité s’effondre.
Le dernier relevé du baromètre politique Odoxa, réalisé par Mascaret pour Public Sénat et la presse quotidienne régionale, fait apparaître un renversement historique du « barrage républicain ». Le Rassemblement national ne fait plus figure de repoussoir, et c’est contre le RN qu’un barrage serait le moins susceptible de se former. A l’inverse, le Nouveau Front Populaire semble être la force politique la plus exposée au barrage.
A moins d’une semaine du premier tour des élections législatives anticipées, le pari de la « grande clarification » politique, voulue par Emmanuel Macron à travers la dissolution de l’Assemblée nationale, semble tourner à la déconvenue pour le chef de l’Etat. Le dernier relevé du baromètre politique d’Odoxa, réalisé par Mascaret pour Public Sénat et la presse quotidienne régionale, égratigne la stratégie d’Emmanuel Macron dont la popularité continue de reculer.
L’alliance de gauche semble prise au piège des spéculations autour de son candidat pour Matignon. Le Rassemblement national et la majorité présidentielle ne cessent de renvoyer le Nouveau Front populaire à Jean-Luc Mélenchon, dont les sorties médiatiques nourrissent l’agacement des partenaires de La France insoumise. Le mode de désignation du Premier ministre, en cas de victoire de la gauche, reste également en suspens, même si le principe d’un « consensus » entre les différentes formations semble avoir été arrêté.
Ce lundi 24 juin, le Sénat a accueilli le colloque « Yézidis : un génocide oublié », initié par la sénatrice de l’Orne Nathalie Goulet, à l’occasion de la commémoration des dix ans de la tragédie perpétrée par l’Etat Islamique en Irak. La minorité kurdophone en appelle aujourd’hui à un travail de mémoire et à un effort judiciaire de la part de la communauté internationale, dont la France est un moteur symbolique sur le terrain des droits de l’homme.
Le chef de file du Rassemblement national a exposé les grandes lignes d’un programme de gouvernement qu’il conditionne toujours à une majorité absolue. Il n’a toutefois livré aucun chiffrage sur le projet dans son ensemble.
Passé le choc de la dissolution, le feuilleton de cette première semaine de campagne électorale continue de passionner la presse étrangère. Face à l’instabilité dans laquelle le pays pourrait être plongé au lendemain du second tour, c’est un sentiment d’inquiétude qui domine.
Invité exceptionnel du podcast « Génération Do It Yourself » (« Faites-le vous-même), le chef de l’Etat est revenu sur sa décision de dissoudre l’Assemblée nationale. « Beaucoup m’en veulent », a-t-il reconnu, estimant cependant avoir « confiance dans le peuple ».
Passée quelque peu sous les radars de la campagne des élections législatives, la situation en Nouvelle-Calédonie s’est tendue ces dernières heures depuis l’arrestation et le transfert de militants indépendantistes de la CCAT en métropole. Au point mort depuis la dissolution, la perspective d’un accord global sur l’avenir institutionnel de l’île et sur le dégel du corps électoral aux élections provinciales va devoir attendre l’après 7 juillet.
En conférence de presse pour présenter son programme en cas de nomination à Matignon, le président du Rassemblement National (RN) s’est longuement attardé sur le sujet de l’éducation. Souhaitant un « big bang » de l’autorité pour faire de l’école, un « asile inviolable », Jordan Bardella a annoncé qu’en cas d’accession au poste de Premier ministre, « les téléphones seront interdits de l’ensemble des établissements scolaires, dont les lycées ».
L’élection législative consiste en un scrutin uninominal majoritaire à deux tours. Quelles sont les règles pour pouvoir se maintenir ? Est-ce que ces élections de 2024 vont être plus propices aux triangulaires ? Mode d’emploi du 2e tour de ces législatives.