Durant l’examen du projet de loi Asile et immigration ce vendredi, le Sénat a voté des mesures pour faciliter les expulsions du territoire en cas d’immigration irrégulière. Les pays d’origine peu coopératifs dans ces procédures d’expulsion sont visés par le texte.
Le Sénat a allongé de 18 à 24 mois la durée de résidence en France nécessaire pour bénéficier du regroupement familial, ce vendredi, durant l’examen du projet de loi Asile et immigration.
Par son manque de mobilisation, la majorité sénatoriale s’est retrouvée en minorité sur certains votes du projet de loi asile et immigration. Ce vendredi, la gauche s’indigne des conditions dans lesquelles se déroulent les débats, du fait de l'absence de la droite. Elle met aussi en cause le gouvernement dans l’organisation de l'ordre du jour. Le Sénat devrait poursuivre les débats lundi.
Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, était l’invité de Territoires d’Infos, vendredi matin, sur Public Sénat. Interrogé sur la grève, il affirme que les actions ne sont pas terminées.
Situation très confuse au cours de la troisième nuit de débats sur le projet de loi asile et immigration. Le groupe LR, insuffisamment présent dans l’hémicycle, a été mis en difficulté par la gauche sur plusieurs votes. Le président de la commission des Lois a demandé à lever la séance, sans obtenir gain de cause.
En adoptant, à une courte majorité, un article introduit par la droite, le Sénat est revenu sur le dispositif qui permet aux étrangers en situation irrégulière de bénéficier d’un accès aux soins. Il le remplace par une « aide médicale d’urgence », concentrée sur les maladies graves.