Les hommages politiques se sont succédé toute la journée du 21 avril 2025 après l’annonce de la mort du pape. Au Sénat, les parlementaires saluent la mémoire d’un souverain pontife « progressiste », intéressé par le sort des « périphéries » et des migrants.
Le pape François est décédé ce lundi 21 avril 2025 à l’âge de 88 ans. Le souverain pontife laissera derrière lui l’image d’un religieux à l’aura importante et aux prises de positions tranchées. À défaut d’avoir réellement réformé l’Église, le natif de Buenos Aires a tenté d’impulser la mise en débat de transformations à mettre en place. Plutôt populaire, François s’est érigé comme le représentant d’une classe sociale relativement modeste, étant lui-même issu d’une famille d’immigrés italiens en Argentine.
Donald Trump a de nouveau attaqué hier, Jerome Powell, en réclamant son départ. La veille, le président de la Réserve fédérale américaine a critiqué la politique des droits de douane du président américain, alertant sur un risque inflationniste.
Arrivé ce jeudi à Paris, le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a rencontré Emmanuel Macron à l’Elysée. Les discussions ont notamment porté sur le conflit en Ukraine. Quelques heures avant, le président français s’est entretenu au téléphone avec Volodymyr Zelensky.
Evoquant l’indemnité imposée au XIXe siècle par la France à Haïti en guise de dédommagement après son indépendance, Emmanuel Macron a dénoncé « la force injuste de l’histoire ». Le chef de l’Etat annonce la création d’une commission franco-haïtienne chargée d’étudier l’impact de cet épisode sur le développement de l’archipel et de « proposer des recommandations ».
Ce lundi s’est ouvert le procès contre Meta. L’entreprise américaine est accusée de pratiques anticoncurrentielles au moment de son rachat d’Instagram et de WhatsApp. Si l’entreprise est jugée coupable, elle risque de devoir vendre ces deux applications.
Après quelques jours d’apaisement, la tension est remontée d’un cran entre Paris et Alger. En réaction à l’arrestation vendredi en France d’un employé de l’un des consulats d’Algérie, les autorités algériennes menacent d’expulser douze fonctionnaires français.
Condamné à 25 ans de prison en Russie pour « haute trahison », libéré en 2024, Vladimir Kara-Mourza était auditionné ce 10 avril. Devant les sénateurs, il plaide pour des sanctions « ciblées » contre le Kremlin et dénonce la complicité de certains gouvernements occidentaux avec Moscou, notamment les Etats-Unis de Donald Trump.
Avec l’instauration de droits douanes prohibitifs à l’entrée des Etats-Unis, la Chine va devoir trouver de nouveaux marchés de déport pour sa production industrielle. Marché équivalent aux Etats-Unis, l’Europe pourrait être en première ligne. Sera-t-elle l’exutoire du bras de fer Washington-Pékin ? Éléments de réponse avec des spécialistes de l’économie chinoise.
La suspension pour 90 jours de la hausse des droits de douane décidée par Donald Trump relève-t-elle du revirement imprévisible ou calcul stratégique ? Pour le géopolitologue Frédéric Encel, la volte-face du président américain n’est « pas nécessairement anti-stratégique ».
Après sa visite diplomatique en Egypte, Emmanuel Macron s’est dit prêt à reconnaitre l’existence d’un Etat palestinien en juin. Pour Jean-Paul Chagnollaud, professeur émérite des universités, cette annonce dépasse le symbole, elle est « éminemment politique ».
Opposant au régime de Vladimir Poutine, Vladimir Kara-Mourza a été condamné à 25 ans de prison en 2022 pour « haute trahison ». Libéré dans le cadre d’un échange de prisonniers en 2024, il raconte au Sénat le déroulement de son procès à huis clos, puis sa détention à l’isolement dans une prison de Sibérie.
Auditionné au Sénat, l’historien et ancien prisonnier politique russe Vladimir Kara-Mourza a épinglé « les liens financiers entre le régime de Poutine et les partis d’extrême gauche et d’extrême droite ». Il a notamment cité « le crédit bancaire du Front national », emprunté à une banque russe pour financer les campagnes du parti aux élections régionales et départementales de 2015.
Auditionné par le Sénat, Jean-Noël Barrot, le ministre des Affaires étrangères, annonce que la France et l’Europe vont renforcer « la pression » sur l’Iran pour obtenir la libération des derniers « otages d’Etat » détenus par Téhéran. Alors que l’accord sur le nucléaire iranien expire dans quelques mois, le ministre estime par ailleurs que sa non-reconduction pourrait conduire à « une confrontation militaire ».
A la sortie des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le président du groupe Les Indépendants, à majorité Horizons, Claude Malhuret a réagi à l’entrée en vigueur d’une surtaxe de 20 % sur les produits européens décrétée par Donald Trump. « C’est en train de capoter et de partir dans tous les sens ».
22 milliards d’euros, c’est la réponse de l’Union européenne aux mesures de rétorsion mises en place par Donald Trump sur les produits européens. Les Vingt-Sept doivent se prononcer aujourd’hui sur une liste exhaustive de produits américains à taxer.
Invité de la matinale de Public Sénat, le député européen et secrétaire général du Parti socialiste a appelé à une riposte ferme contre la guerre commerciale lancée par Donald Trump, alors que les droits de douane annoncés la semaine dernière entrent en vigueur ce mercredi 9 avril.
Ce mardi, la Chine a promis de combattre les droits de douane américains « jusqu'au bout » malgré la menace de Donald Trump de nouvelles surtaxes. Jusqu’où ira le bras de fer entre les deux plus grandes économies mondiales ? Agatha Kratz, directrice associée de Rhodium Group, société de recherche indépendante spécialisée sur l'économie chinoise, estime que le président américain devra à un moment donné « faire preuve de pragmatisme » pour obtenir les résultats économiques qu’il recherche.
Invité de la matinale de Public Sénat, le député et porte-parole du groupe La Droite Républicaine à l’Assemblée nationale a réagi aux augmentations de droits de douane annoncées par Donald Trump la semaine dernière. Pour Vincent Jeanbrun, si le président des Etats-Unis « ne comprend que le rapport de force », il faut tout de même engager une « riposte intelligente ».
Le président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées appelle à la fermeté et l’unité européenne dans la riposte à l’offensive commerciale lancée par Donald Trump. Son collègue de la commission des affaires européennes, Jean-François Rapin, préconise une réponse « coordonnée, mais aussi pragmatique ». Une mission va être lancée au Sénat sur le commerce international.