Passée quelque peu sous les radars de la campagne des élections législatives, la situation en Nouvelle-Calédonie s’est tendue ces dernières heures depuis l’arrestation et le transfert de militants indépendantistes de la CCAT en métropole. Au point mort depuis la dissolution, la perspective d’un accord global sur l’avenir institutionnel de l’île et sur le dégel du corps électoral aux élections provinciales va devoir attendre l’après 7 juillet.
L’élection législative consiste en un scrutin uninominal majoritaire à deux tours. Quelles sont les règles pour pouvoir se maintenir ? Est-ce que ces élections de 2024 vont être plus propices aux triangulaires ? Mode d’emploi du 2e tour de ces législatives.
A quelques jours du premier tour des élections législatives, Fabrice Leggeri, porte-parole du RN a détaillé plusieurs éléments du programme du parti de Jordan Bardella. Ce dernier qualifie la lettre d’Emmanuel Macron de « tour de passe-passe » et envisage la démission d’Emmanuel Macron si les élections ne permettent pas de dégager une majorité absolue.
Ce lundi 14 juin, la campagne pour les élections législatives s’est ouverte, et les programmes des principales forces politiques ont été dévoilés. La sécurité est au cœur du débat et suscite une attention toute particulière au sein de l’opinion publique. Petit aperçu des différentes propositions et promesses sur ce sujet clivant entre les partis.
Un sondage Odoxa pour Le Nouvel Obs confirme la tripolarisation de la campagne électorale entre le Rassemblement national et le bloc de gauche, tandis que le camp macroniste accuse un très net retard. La forte participation attendue dès le premier tour fait également exploser le nombre potentiel de triangulaires.
Après le pouvoir d’achat, la sécurité et l’immigration, l’éducation divise les différents candidats aux élections législatives. Si le programme gouvernemental sur l’école est bien connu, les deux autres blocs politiques en lice pour les élections législatives prônent des mesures radicalement opposées.
Depuis l’alliance annoncée entre Éric Ciotti et Jordan Bardella aux élections législatives, les sénateurs du groupe LR du Sénat font officiellement bloc derrière la ligne d’autonomie définie par le bureau politique du parti. Mais dans cette campagne éclair, certains expriment leurs divergences. Après les 7 juillet, elles pourraient bien s’accentuer.
Sortants menacés ou en position inconfortable, circonscriptions ayant valeur de symbole, duels médiatiques : Public Sénat a sélectionné douze circonscriptions à travers le territoire, qui pourraient faire parler d’elles les 30 juin et 7 juillet.
Après avoir entendu les principaux représentants des partis présenter leur programme économique, le patron du Medef est « resté sur sa faim » et n’a pas été rassuré par les mesures économiques du RN et du Nouveau Front Populaire.
Derrière le pouvoir d’achat, la sécurité, l’immigration ou encore l’international, l’écologie se retrouve reléguée parmi les sujets les moins mis en avant par les différents candidats aux législatives, ce qui n’empêche pas des divergences très profondes entre les trois principales coalitions en campagne
A la sortie de son oral devant le Medef, le président du groupe LR du Sénat, Bruno Retailleau a plaidé pour « une nouvelle vision destinée à encourager la croissance avec plus de travail ». Il a également qualifié de « blessure » le choix de l’ancien président du parti, Éric Ciotti de rejoindre le RN.
Lors d’une conférence de presse, Gabriel Attal a fustigé a renvoyé dos à dos les programmes économiques du RN et du Nouveau Front Populaire, comme étant irréalistes tout en prenant l’engagement « d’inscrire dans la loi une règle d’or budgétaire, pas d’augmentation des impôts quoi qu’il arrive ». « Une impasse » pour les sénateurs de la commission des finances.
Ce jeudi 20 juin, le Premier ministre a dévoilé une série de mesures sur le pouvoir d’achat, le travail, la transition écologique ou encore la justice des mineurs, qui seront portées par les candidats de la majorité aux législatives anticipées. Gabriel Attal n’a pas hésité à personnaliser le scrutin, appelant les Français à « le choisir » dès le premier tour.
Encore en cours de finalisation, le programme économique du Nouveau Front Populaire subit les attaques de la droite et de la majorité présidentielle, dans un contexte de finances publiques dégradées. La gauche se défend de tout manque de sérieux et assume de vouloir un retour de « la justice sociale »
La coalition de gauche s’est mise d’accord pour un programme économique en rupture avec la politique menée depuis sept ans par Emmanuel Macron. Une stratégie de relance et une volonté de redistribuer les richesses qui implique une forte hausse des recettes fiscales
Au milieu d’une campagne qui oppose le Rassemblement National et ses soutiens, la gauche unie au sein du Nouveau Front Populaire et les troupes d’Emmanuel Macron, le sénateur Horizons de la Marne Cédric Chevalier appelle à une « alliance de tous les démocrates » pour sortir d’une logique centrée autour de « deux blocs ».
Au micro de Public Sénat, la sénatrice écologiste des Français de l’étranger s’est ulcérée des récents propos polémiques du chef de l’Etat à l’encontre du Nouveau Front Populaire (NFP), dont il a accusé de défendre une politique « immigrationniste » et de tenir des propos « complètement ubuesques » sur le changement d’état civil en mairie pour les personnes transsexuelles.
Abrogation de la réforme des retraites, hausse des salaires, progressivité de la CSG… le coût supposé du programme présenté par le « Nouveau Front populaire » est pointé du doigt par les autres formations politiques, notamment les soutiens d’Emmanuel Macron. Les représentants des partis de gauche se sont réunis ce mercredi pour s’accorder sur un chiffrage commun.
En déplacement dans le Finistère, le chef de l’Etat a fustigé le programme « ubuesque » et « totalement immigrationiste » du nouveau Front Populaire. Des propos qui ont logiquement provoqué l’ire de la gauche et pose question sur sa stratégie de campagne.