Appelés à débattre les 19 et 20 mars des mesures d’urgences pour faire face à la crise du Covid-19, les sénateurs s’organisent pour limiter au maximum tout risque de transmission du virus pendant les séances de travail.
À la une de la presse régionale, le premier jour de confinement des Français face au coronavirus. À Pau, les contrôles de police dans les rues ont commencé. À Rennes, la ville s’est vidée en quelques heures. À Marseille, des résultats prometteurs pour les premiers essais cliniques d’un traitement du Covid-19. À Paris, Agnès Buzyn dénonce "la mascarade" d’avoir maintenu le premier tour des élections municipales, en période d’épidémie.
Au lendemain de l’allocution d’Emmanuel Macron, le Premier ministre s’est à son tour exprimé ce mardi soir sur France 2 pour expliquer les différentes mesures évoquées par le Chef de l’État et répondre à la polémique initiée par Agnès Buzyn sur le maintien des élections municipales.
Une quasi-unanimité rare au Palais du Luxembourg. Les propos d’Agnès Buzyn dans Le Monde ce mardi ont provoqué un tollé à droite comme à gauche. Dans un communiqué, l'ancienne ministre de la Santé confirme avoir alerté Édouard Philippe sur le risque d'un report des élections municipales, mais regrette l'utilisation du mot « mascarade ».
Durant toute la soirée et la matinée suivante, les sénateurs ont salué l’intervention d’Emmanuel Macron et ses mesures prises pour contenir l’épidémie, et accompagner l’économie. Quelques critiques émises dans la mise en œuvre concrète des décisions.
Solennel, vertical, le ton posé, presque martial Emmanuel Macron a le 16 mars, prononcé une allocution durant laquelle il a annoncé de nouvelles mesures de confinement de la population sans jamais en prononcer le mot. Un exercice qui n’est pas sans rappeler l’appel lancé par le général de Gaulle le 18 juin 1940 depuis Londres.
Hélène Risser décrypte cette intervention avec le sémiologue Denis Bertrand, fidèle de l’émission Hashtag.
Le gouvernement prévoit de repousser jusqu’en juin la date de dépôt des listes pour le second tour. Les sénateurs s’y opposent. « Tout ce qui peut tordre les règles n’est pas souhaitable démocratiquement » pour Bruno Retailleau, président du groupe LR. C’est « la porte ouverte aux manipulations » dénonce le socialiste Patrick Kanner. Pour Philippe Laurent, de l’Association des maires de France, « c’est scandaleux ».
Réforme des retraites suspendue, nouveau calcul de l’indemnisation de l’assurance chômage repoussée à septembre sans oublier un projet de loi de finances rectificatif qui prévoit 45 miliards d’aides aux entreprises. La crise du coronavirus rebat les cartes du calendrier social du gouvernement.
L’Assemblée nationale et le Sénat siégeront les 19 et 20 mars pour examiner le projet de loi organisant le report du second tour des municipales, les mesures d’urgence économiques et sociales, et un projet de loi de finances rectificative.