Un amendement au projet de loi de finances rectificative, déposé par le rapporteur général du Budget au Sénat (LR), propose un mécanisme incitatif pour les salariés qui n’ont pas d’autre choix que de se rendre sur leur lieu de travail. Poussé par le gouvernement, le sénateur a finalement retiré sa proposition, pour accélérer l'adoption du texte. Le dispositif devrait revenir sur la table dans les prochaines semaines.
Le Sénat a approuvé dans la nuit à une très large majorité le projet de loi d'urgence sur les mesures face au Covid-19. Les socialistes et les communistes se sont abstenus, dénonçant les remises en cause du droit du travail. Une sénatrice Les Républicains a voté contre.
Les sénateurs ont fixé au 31 mars la date limite de dépôt des listes pour le second tour des municipales, alors que le gouvernement veut laisser trois mois. Les sénateurs craignent que les tractations virent au « tripatouillage ». Le Sénat a aussi repoussé l’élection des maires prévue ce week-end par les conseils municipaux.
Florence Lassarade, élue Les Républicains de Gironde est la seule sénatrice à avoir voté contre le projet de loi sur les mesures d'urgences face au Covid 19. Pédiatre, elle alerte depuis plusieurs semaines sur le danger du virus sans être écoutée et dénonce un mépris des parlementaires.
Après l’Assemblée nationale jeudi, c’est au Sénat d’examiner le projet de loi de finances rectificative destiné à prendre en compte les mesures d’urgences annoncées. 45 milliards d’aides aux entreprises ont été annoncés par l’exécutif.
À la une de la presse régionale, ces Français qui ne respectent pas le confinement (Le Parisien, La Provence). Les travailleurs indépendants sont touchés de plein fouet par cette crise sanitaire (L’Ardennais) mais à Nantes, un réseau social organise la solidarité entre les commerçants et les habitants (Ouest-France).
En première ligne dans la crise sanitaire que traverse la France à travers l'épidémie de Covid-19, le sénateur PS du Doubs, Martial Bourquin a été élu dès le premier tour à la mairie d'Audincourt dimanche 15 mars. Depuis son élection, il s'attelle à faire de sa mairie un bouclier sanitaire, social et économique. En attendant de démissionner dans les prochaines semaines de son mandat de sénateur. Entretien.
Trois édiles de Haute-Saône, élus au premier tour, réagissent à la décision du Premier ministre de proroger les équipes sortantes jusqu’à la mi-mai, le temps que la situation sanitaire du pays s’améliore.
L'Assemblée nationale et le Sénat, en format réduit, ont commencé à voter au pas de charge les mesures d'urgence pour affronter l'épidémie de coronavirus, ce jeudi et jusque très tard dans la nuit de jeudi à vendredi.
Si la chloroquine s’avère être un traitement contre le coronavirus, « on aura de quoi soigner les malades français » assure le ministre de la Santé, Olivier Véran. Mais tant que ce n’est pas confirmé, il ne veut pas en faire « la promotion car ce serait dangereux ».
A l’issue de la discussion générale sur les mesures d’urgences pour faire face à l’épidémie de Covid-19, l’hémicycle s’est mis à applaudir le personnel hospitalier, surchargé sur le front sanitaire par l’explosion du nombre de patients atteints du coronavirus.
Vif échange entre la sénatrice Laurence Cohen et le ministre de la santé Olivier Véran. Lors des questions au gouvernement, la sénatrice communiste du Val de Marne a attaqué l’exécutif au sujet des moyens accordés à l’hôpital. « En 20 ans, 100 000 lits ont été fermés selon le médecin urgentiste Christian Prudhomme, près de 4 500 ces deux dernières années » a rappelé Laurence Cohen.
« Le Président Larcher a réuni, en présence du premier ministre, de Christophe Castaner et de moi-même, l’ensemble des présidents de groupe, pour essayer de trouver quelle était la meilleure possibilité » raconte le ministre Marc Fesneau. L’élection des maires par les conseils municipaux, prévue ce week-end, est ainsi repoussée à cause du coronavirus.
Le président (LR) de la commission des Lois du Sénat, Philippe Bas, a insisté sur le besoin qu’un « dispositif exceptionnel » permette aux conseils municipaux, désignés à l’issue du 1er tour, d’élire un maire sans que la totalité du conseil ne soit présent, via un « assouplissement » des règles de quorum et de votes par procuration.