Stéphane Troussel, le Président socialiste du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis s’inquiète que les conditions sanitaires ne soient pas pleinement réunies le 11 mai pour un déconfinement progressif. Dans le cas contraire, il ne voit pas dans cette date, une date impérative. Il lance également un appel à l’État à soutenir financièrement les départements et en particulier celui de la Seine-Saint-Denis pour ne pas voir la crise sanitaire se traduire en crise sociale.
Il répond aux questions d’Oriane Mancini.
De nombreux maires redoutent l’échéance du 11 mai. Ils ne s’estiment pas tous prêts à rouvrir leurs écoles, et s’inquiètent d’éventuelles poursuites judiciaires en cas de contamination. Hervé Maurey, sénateur centriste de l’Eure, a proposé un amendement pour les protéger juridiquement. Il sera déposé ce lundi dans le projet de loi de prolongement de l’urgence sanitaire.
Pierre-Henri Gergonne chronique chaque semaine l'histoire de cette petite ville où la vie s'est figée. Aujourd’hui, il nous raconte l’inquiétude des salariés de l’usine Tramico, principale industrie de Brionne, dont la production est à l’arrêt.
L’homme dérouté chercha un recours… et il trouva un druide : le professeur Raoult irréductible chercheur dans son laboratoire marseillais.
Un personnage clivant et qui ne laisse personne indifférent analysé cette semaine par Hélène Risser et ses experts dans ce nouveau numéro de « Hashtag sur canapé ».
Depuis le 17 mars, la situation dans les prisons était particulièrement inquiétante. Mais avec la réduction des crimes et délits liée au confinement, l’arrêt des tribunaux et les libérations anticipées, la pression est restée « limitée ». Selon les sénateurs de la Commission des lois, la situation sanitaire semble aujourd’hui sous-contrôle.
Jérôme Fourquet a conceptualisé « l’archipellisation » de la société française. Le politologue, directeur du département Opinion et stratégies d’entreprises à l’Ifop, ne croit pas au retour de l’unité nationale face à l’épreuve. Selon lui, il y a certes encore un ciment, mais on va très vite retomber dans les fractures qui existaient avant le Covid. Public Sénat vous propose le regard, l’analyse, la mise en perspective de grands experts sur une crise déjà entrée dans l’Histoire.
Alors que l’Europe fait face à une crise sanitaire et économique inédite, Sylvie Guillaume, eurodéputée française était l’invitée d’Europe Hebdo cette semaine. Elle milite pour que les aides européennes offrent de nouvelles protections pour les citoyens européens et qu’elles soient mieux coordonnées entre les États membres.
Les transports scolaires, « angle mort des politiques éducatives en France » ? C’est ce qu’affirme la sénatrice PS de Charente Nicole Bonnefoy. À quelques jours du retour à l’école de milliers d’écoliers, la présidente de l’Anateep, l’Association nationale pour les transports éducatifs de l’enseignement public, estime que les conditions ne sont pas réunies pour respecter les règles de distanciation sociale.
Le nouveau texte du gouvernement, envoyé au Conseil d’État, prévoit de prolonger l’état d’urgence sanitaire pour deux mois supplémentaires. L’avant-projet de loi dispose également d’un régime d’isolement des personnes testées positives au coronavirus, et fixe les débuts du cadre juridique de l’application Stop Covid. Le Sénat est saisi en premier sur ce texte, le lundi 4 mai.
Les forces de l’ordre ont dû s’organiser dans la précipitation pour faire respecter le confinement. Un rapport sénatorial pointe la « carence » en matériel de protection pendant les premières semaines, ainsi que les flottements dans la doctrine concernant les contraventions.
Réunis en visioconférence dans l’après-midi, partenaires sociaux et Matignon ont discuté des modalités de la reprise économique après le 11 mai. Globalement favorables à un retour de l’activité, les syndicats ont demandé des clarifications sur de nombreux points.
Auditionné au Sénat, le Conseil scientifique avertit du manque de connaissance sur le rôle des enfants dans la transmission du coronavirus. Et rappelle qu’il était opposé à la réouverture des écoles avant septembre. L’apparition d’une maladie rare chez les enfants infectés, appelée Kawasaki, inquiète et interpelle.
« On a raté quelque chose, probablement en février, en n’ayant pas la capacité suffisante de tests » affirme au Sénat le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy. C’est pourquoi « le confinement était la seule mesure ou la moins mauvaise des mesures » au début de l’épidémie.
Deux jours après la présentation du plan de déconfinement, le secrétaire d'État en charge du tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne, était invité à réagir au plan de soutien des sénateurs
Auditionné par la commission des Affaires sociales du Sénat, le microbiologiste spécialiste des maladies infectieuses, Philippe Sansonetti a affirmé que le Covid-19 a très peu de chances de devenir une maladie saisonnière.
« Si on n’arrive pas à avoir les tests et la brigade, ça ne va pas le faire le 11 mai » avertit Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, qui évoque le risque d’une « deuxième vague » après l’été. « L’ensemble de la population française doit porter des masques » dans les lieux publics, demande ce médecin, qui affirme que l’épidémie « n’avait probablement pas été assez anticipée ».
Cédric Perrin, sénateur LR du Territoire de Belfort, était l’invité de l’émission Questions aux sénateurs. Il est revenu sur le choix du gouvernement d’ouvrir les écoles aux tout petits, qui répond uniquement à une « logique économique », selon lui.
Jeudi matin, les grandes lignes du protocole sanitaire destiné aux établissements scolaires ont été dévoilées par Le Monde. Ce document liste les règles à respecter pour éviter au maximum le risque de contamination du coronavirus quand les premiers élèves retourneront en classe après le 11 mai.
À l’approche du déconfinement, la délégation sénatoriale aux collectivités territoriales du Sénat auditionnait des élus locaux issus des plus forts foyers épidémiques du Covid-19 : le grand Est et l’Ile-de-France.
Stanislas Guerini, le délégué général de La République en Marche, parle d’un moment clé pour le quinquennat. Ce plan de déconfinement est une opération risquée selon lui et il défend la stratégie de prudence et de progressivité présentée par Édouard Philippe. Dans cette stratégie, les élus et collectivités vont jouer un rôle majeur. Le député de Paris répond aux questions d’Oriane Mancini.