Un mois après sa nomination au ministère de la Santé et de la prévention, Brigitte Bourguignon se voit contrainte de quitter le gouvernement. Comme deux autres ministres, elle n’a pas passé l’épreuve des législatives et a perdu dans la 6e circonscription du Pas-de-Calais face au Rassemblement national à 56 voix près.
Face à l’arrivée en masse des députés RN à l’Assemblée nationale, Jean-Luc Mélenchon a proposé à ses partenaires de composer un seul et même groupe politique sous la bannière Nupes. Il a immédiatement essuyé une fin de non-recevoir de la part des forces de gauches.
Coup de théâtre, à peine quelques heures après les résultats des législatives, Jean-Luc Mélenchon propose à ses partenaires de la Nupes de ne constituer un seul groupe dans la future Assemblée. « Un élément de clarification qui s’impose dans le chaos qui s’annonce », estime-t-il.
Les résultats des législatives offrent un visage inédit de l’Assemblée nationale à l’issue d’un scrutin une nouvelle fois marqué par une abstention record. Une étude réalisée par Ipsos, Sopra Steria confirme des reports de voix entre les deux tours parfois étonnants. Ainsi, il apparaît que 30 % des électeurs du RN ont préféré les candidats de la Nupes à ceux de la majorité présidentielle en cas de duel.
Dans la course à la présidence de la commission des finances, le Rassemblement National (RN) avec 89 députés élus au Palais Bourbon, dispose d’un léger avantage, en devenant le premier groupe d’opposition. La tradition veut que la présidence la commission aille au groupe parlementaire d’opposition le plus important de l’Assemblée nationale. La Nupes souhaite également ce poste hautement stratégique. Le vote est prévu le 30 juin.
Après la percée du Rassemblement national au second tour des élections législatives, Marine Le Pen a haussé le ton ce matin, en revendiquant la présidence de la commission des Finances et une vice-présidence de l’Assemblée nationale. Le RN entend bien revendiquer le rôle de première force d’opposition.
Majorité relative pour Emmanuel Macron, qui devra trouver des majorités au cas par cas, les LR en position de groupe pivot, grosse poussée du RN et la Nupes qui réussit en partie seulement son pari : les législatives 2022 resteront dans les annales. Les points essentiels à retenir.
Après le coup de tonnerre des résultats de ces élections législatives, les différents groupes politiques du Sénat sont dans l’expectative. Une chose est sûre, l’Assemblée nationale sera difficilement gouvernable, et LR commence déjà le jeu des négociations avec le Président de la République, en expliquant que les députés Les Républicains ne voteront que certains textes et en rejetant toute possibilité de coalition.
Le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, les deux patrons des groupes de la majorité sortante, Christophe Castaner (LREM) et Patrick Mignola (MoDem) ont été sanctionnés dans les urnes. Sur les quinze ministres engagés dans les législatives, on compte trois perdantes, dont la ministre de la Transition écologique Amélie de Montchalin et celle de la Santé Brigitte Bourguignon.
Face à une « situation inédite », qui « constitue un risque pour notre pays », la première ministre, reconnaît que « les sensibilités multiples devront être associées, et les bons compromis bâtis ». Les macronistes n’auront pas d’autres choix pour trouver des majorités à l’Assemblée.
Après les résultats du 2nd tour des législatives, Jean-Luc Mélenchon a dressé le constat d’une « déroute totale » du parti présidentiel. Il rejette l’idée d’un travail avec la majorité présidentielle et veut passer un « message de combat » à la génération future, à l’Assemblée nationale et en dehors.
L’ancienne candidate du Rassemblement national à l’élection présidentielle a exprimé sa « gratitude » aux électeurs pour les résultats historiques obtenus par son parti aux législatives.
La Première ministre sort victorieuse de l’élection législative de la sixième circonscription du Calvados, mais avec un écart relativement faible sur son adversaire Noé Gauchard (NUPES).
Selon nos premières estimations, Ensemble n’a pas de majorité absolue au soir du second tour. Emmanuel Macron devra donc trouver des voix, plutôt du côté de LR, qui limitent bien la casse. Jean-Luc Mélenchon est moins haut qu’espéré, mais la Nupes réussit néanmoins un beau score.
Suivez en direct les résultats du second tour des élections législatives, qui s'est tenu ce dimanche 19 juin : analyses, réactions, carte interactive... Tout pour comprendre les conséquences de ce scrutin.
Le second tour des législatives n’aura pas non plus mobilisé les électeurs. L’abstention est attendue à 54 %, selon notre estimation Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions, Radio France et LCP-AN / Public Sénat.
Face au risque de se retrouver sans majorité absolue, Emmanuel Macron a dramatisé l’enjeu pour les législatives, en multipliant les attaques contre Jean-Luc Mélenchon. Le leader de la Nupes, dont le pari de devenir premier ministre semble compromis, devrait néanmoins devenir la première force d’opposition. Les LR pourraient eux devenir la force pivot, si le Président est affaibli par les résultats.