Le gouvernement présente en Conseil des ministres ce 7 septembre un projet de loi pour proroger les règles d’indemnisation, redéfinies en 2019. En parallèle, il souhaite également aller plus loin, en modulant le système en fonction de la situation économique. Une nouvelle idée qui rencontre l’opposition ferme des syndicats.
Malgré l’absence notable des oppositions et d’une partie des syndicats, Emmanuel Macron lance jeudi le Conseil national de la refondation pour mettre en musique la « nouvelle méthode », promise depuis sa réélection. A l’Elysée, on répond que « la politique de la chaise vide » ne fait pas « avancer les dossiers ».
Invité de notre matinale, Sébastien Chenu (RN) est revenu sur la nouvelle réforme de l’assurance-chômage qui sera présentée ce mercredi par le gouvernement. Le vice-président de l’Assemblée nationale estime que le gouvernement prend le problème à l’envers et annonce que le RN ne votera pas le texte.
Les journées parlementaires des députés et sénateurs Renaissance se font à l’aune de « la nouvelle méthode » prônée par Emmanuel Macron. « Notre responsabilité, c’est de faire vivre ce dialogue et de réussir à aller chercher des compromis », soutient Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale. Mais le budget s’annonce difficile et « le gouvernement aura recours sans doute à plusieurs reprises au 49.3 », prédit François Patriat, patron des sénateurs macronistes.
114 sénateurs de cinq groupes politiques, dont celui de la majorité présidentielle, ont signé une proposition de loi visant à constitutionnaliser l’IVG déposée ce soir. Portée par la sénatrice écologiste des Français de l’étranger Mélanie Vogel, c’est la seule des propositions de loi de ce genre qui sera inscrite à l’agenda du Sénat.
Ce 9 septembre, les ministres de l’Energie de l’Union européenne se réuniront pour un sommet extraordinaire. En début de semaine, la France et l’Allemagne ont affiché un front uni pour promouvoir l’idée d’une contribution visant les producteurs ayant réalisé des bénéfices élevés dans la crise énergétique actuelle. Le chemin est encore long.
Alors qu’Emmanuel Macron et Jean-Bernard Lévy, le futur ex-PDG d’EDF, se rejettent la faute du mauvais état actuel du parc nucléaire français, au Sénat historiquement assez favorable à la filière de l’atome en dehors du groupe écologiste, on goûte peu les mises en cause de l’entreprise nationale par le chef de l’Etat.
Winter is coming. Et il donne des sueurs froides aux exploitants des stations de ski. Avec plus de la moitié des réacteurs nucléaires à l’arrêt et les restrictions sur le gaz liées à la guerre en Ukraine, les prix de l’énergie augmentent dangereusement. En dix-huit mois, les prix de l’électricité ont ainsi été multipliés par dix. Les élus de montagne alertent le gouvernement sur la crise énergétique qui va concerner l’ensemble des stations cet hiver.
Le fou rire de Kylian Mbappé et la plaisanterie de Christophe Galtier sur les déplacements des joueurs du PSG « en char à voile » ont déclenché une tempête de critiques sur l’utilisation des jets privés dans le football professionnel. Des appareils devenus les symboles de l’inégalité dans la lutte contre le réchauffement climatique.
Ce lundi 5 septembre, lors d’une conférence de presse imprévue consacrée à l’énergie, Emmanuel Macron a de nouveau eu recours à une métaphore guerrière : « Nous sommes en guerre. En guerre énergétique ». Un emploi du lexique militaire qui interroge, selon la communicante Emilie Zapalski.
Le budget pour l’année 2023 doit être débattu cet automne au Parlement et est très critiqué les oppositions. Dans une Assemblée nationale sans majorité absolue, le gouvernement fait planer la menace du 49.3. Dans ce contexte, Gabriel Attal a proposé aux membres de la commission des Finances de l’Assemblée nationale et du Sénat de discuter en amont des arbitrages au sein des « Dialogues de Bercy ». Si certains LR et le RN ont refusé d’office d’y participer, les sénateurs sont moins sévères, même s’ils ne sont pas convaincus par le geste.
L’Association des maires (AMF), des départements et Régions de France participeront au Conseil national de la refondation, jeudi. S’ils estiment que le cadre « n’est pas approprié pour évoquer les enjeux relevant des compétences des collectivités », ils ont été satisfaits par les garanties du chef de l’Etat.
L’ancien premier ministre défend « une autre gauche » sur une ligne sociale-démocrate qui ne serait pas « sous la domination de Jean-Luc Mélenchon ». A la direction du PS, on y voit « un combat d’arrière-garde » et de la « rancœur ». Le sénateur Patrick Kanner souligne cependant que le PS a « besoin » de parler au centre gauche, pour espérer revenir au pouvoir.
Plus d’un mois après l’examen du budget rectificatif au Parlement, le débat sur l’instauration d’une taxe exceptionnelle sur les profits importants de certains secteurs refait surface. Sur fond de solutions européennes sur les prix de l’énergie, des sénateurs regrettent la frilosité du gouvernement sur la fiscalité.
A la sortie d’un entretien en visioconférence avec le chancelier Olaf Scholz, Emmanuel Macron a annoncé que la France s’engageait à livrer davantage de gaz à l’Allemagne. En échange, Berlin fournira à Paris de l’électricité, si la crise énergétique le nécessitait cet hiver.
Alors que le gouvernement demande à la SNCF de faire des économies d’énergie dans le cadre de son « plan de sobriété », les sénateurs s’inquiètent d’éventuelles conséquences sur le ferroviaire. Alors que des scénarios de pénurie d’électricité se profilent pour cet hiver, peut-on se passer du mode de transport le plus décarboné ?
Liz Truss va succéder à Boris Johnson au 10 Downing Street. Avec 57 % des suffrages des adhérents du Parti conservateur, la ministre des Affaires étrangères est sortie victorieuse de son duel avec son concurrent, Rishi Sunak. Florence Faucher, professeure de sciences politiques au Centre d’études européennes de Sciences Po rappelle « qu’une toute petite fraction de l’électorat » l’a désignée lors de cette primaire.
L’Association des maires (AMF), des départements et Régions de France sont reçues cet après-midi à l’Elysée. Emmanuel Macron ne désespère pas de les faire participer au Conseil national de la refondation. Jusqu’à présent les élus ont décliné l’invitation, jugeant que le cadre n’était « pas approprié pour évoquer les enjeux » relevant des compétences des collectivités.
Alors que le match Ciotti – Retailleau s’est installé ce week-end, Aurélien Pradié, pressenti pour jouer le rôle de troisième homme, ne déclare toujours pas officiellement sa candidature. En creux, il en appelle tout de même à un renouveau du parti, sur la forme comme sur le fond.
Le président du groupe LR du Sénat, candidat à la présidence du parti, entend « rassembler sans se renier ». De « l’identité française » aux « champs nouveaux », comme l’écologie, il entend relever le parti en abordant tous les sujets. Avec Eric Ciotti, le match est lancé. Il confirme le glissement à droite des LR.