Le prince Charles, devenu jeudi Charles III, accède au trône britannique à un âge avancé. Le monarque, essentiellement cantonné à un rôle de représentation et tenu à la réserve quant aux affaires politiques, va devoir trouver sa place dans l’histoire, à l’ombre d’un règne qui a battu tous les records et face à un pays miné par les crises.
Elizabeth II, francophone et francophile, a joué un rôle d’apaisement dans les relations franco-britanniques. A la fois amis et adversaires, les deux pays sont restés des alliés solides pendant le règne d’Elizabeth II, malgré des périodes de refroidissement diplomatique.
Toutes les divergences n’ont pas été surmontées lors de la réunion d’urgence des ministres de l’énergie ce 9 septembre. Si plusieurs propositions, comme le soutien aux fournisseurs d’électricité en manque de liquidités, ont valu un large soutien, d’autres ont divisé le Conseil. C’est le cas de la proposition de plafonnement des prix du gaz importé de Russie.
Alors que la Banque Centrale Européenne a relevé ses taux directeurs et que toutes les projections tablent au moins sur un fort ralentissement de la croissance européenne et mondiale, la décision interroge. Une hausse des taux permettra-t-elle vraiment de juguler l’inflation ? N’est-ce pas dangereux pour une économie européenne déjà ralentie par la hausse des prix de l’énergie ?
De l’Élysée au Palais du Luxembourg, les hommages de la classe politique française se multiplient notamment de la part du président du Sénat, Gérard Larcher, et du groupe interparlementaire d’amitié France Royaume-Uni.
Le Président de la République a reçu à l’Elysée le 7 septembre plus de cinquante élus ultramarins. Ce dîner était l’occasion d’évoquer, avec eux et quelques membres de l’exécutif dont Elisabeth Borne, certains sujets pressants dans ces territoires. Si les sénateurs des Outre-mer conviés s’y sont rendus, tous les sujets prioritaires n’ont pas été abordés, selon eux.
Face à la hausse sans précédent du prix de l’énergie, le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel appelle les collectivités territoriales « à ne pas payer leur facture d’électricité ». Du côté du Sénat et des associations d’élus, on partage le diagnostic mais pas le remède.
La reine Elizabeth II, est décédée jeudi « paisiblement » à 96 ans dans son château écossais de Balmoral, sa famille à ses côtés, a indiqué le palais de Buckingham dans un communiqué. En 2004 la monarque britannique était en visite au Sénat. La reine avait prononcé un discours dans un français impeccable, saluant « l’Entente cordiale » qui lie son pays à la France. Public Sénat vous propose de revivre cet évènement en vidéo.
Elizabeth II est morte jeudi 8 septembre à 96 ans. Montée sur le trône à 25 ans, la souveraine était progressivement devenue pour les Britanniques une figure de stabilité au milieu des aléas du XXe et du XXIe siècle. Mais aussi le pilier d’une famille royale qui n’a pas été épargnée par les scandales au cours des dernières décennies.
Un protocole a fixé dans les moindres détails le cérémonial qui suit le décès de la reine britannique. Un plan millimétré qui organise le déroulé du deuil sur dix jours.
« A partir du moment où l’opposition ne participe pas au CNR, ce n’est plus qu’une coquille vide », estime le communicant Philippe Moreau Chevrolet, qui y voit « un moment de communication pour le chef de l’Etat ».
Une délégation de cinq sénateurs, dont Olivier Cadic (UC) est actuellement en visite à Taïwan. Un déplacement programmé de longue date pour l’ouverture d’un lycée français, qui se situe dans la lignée de la diplomatie parlementaire menée par le Sénat, mais qui prend une autre dimension avec le regain des tensions avec la Chine cet été, qui considère ces visites comme une provocation.
Le gouvernement a validé le principe de l’indemnisation des rançons payées lors de cyberattaques. La mesure va figurer dans le projet de loi d’orientation et de programmation du ministère de l’Intérieur (LOPMI). Au Sénat, un rapport parlementaire préconisait d’interdire l’assurabilité des rançons au niveau européen.
Les sénateurs communistes ont présenté le 8 septembre leur proposition de loi visant à mettre fin à la surpopulation carcérale. C’est un « texte d’urgence », soutenu par des syndicats et des associations du milieu carcéral, qui a pour but de réguler les dépassements de capacités dans les prisons.
Avant l’examen du budget, à peine un mois sera disponible pour examiner les premiers projets de loi de la rentrée. Focus sur les travaux qui attendent sénateurs et députés pour le mois d’octobre.
Le CNR s’est ouvert à huis clos ce jeudi, en l’absence notable des partis d’opposition, qui sèchent l’instance voulue par Emmanuel Macron. Elle vise à « bâtir du consensus ». « Les absents ont toujours tort », rétorque le chef de l’Etat. « La politique de la chaise vide n’a jamais été une politique pour la CFDT », soutient son numéro 1, Laurent Berger, présent. Mais si la démarche n’est « pas loyale », « on en tirera les conclusions »…
Invité de notre matinale, Hervé Marseille (UC) est revenu sur la taxe sur les superprofits, proposé par le groupe centriste au Sénat et refusé par la majorité. Le président du groupe compte sur les débats budgétaires de l’automne pour faire éviter « une erreur politique » à la majorité sénatoriale et au gouvernement.
« Le Parlement […] est une grande part de la solution au nœud politique », a soutenu la première ministre en clôture des journées parlementaires Renaissance. Elle a rappelé la nécessité de « trouver une voie », par le compromis avec les oppositions, « alors que la mer n’a sans doute jamais été aussi forte ».
La sénatrice écologiste Mélanie Vogel a déposé mardi 6 septembre une proposition de loi visant à constitutionnaliser l’IVG. Ce texte est soutenu par cinq groupes politiques, dont celui de la majorité présidentielle. S’il fait consensus parmi ses signataires et au-delà, les sénateurs soulignent la nécessité d’aller plus loin.
Deux sénateurs clés de la majorité sénatoriale restent sur leur faim au sujet du projet de loi de prorogation des récentes modifications de l’assurance-chômage. Ils pointent surtout un dessaisissement des organisations syndicales et patronales. Quant à la future réforme « à la canadienne », ils attendent les modalités exactes. Une socialiste s’indigne du mécanisme de modulation en fonction de la conjoncture imaginé par l’exécutif.