Interrogé sur la réforme des retraites, le ministre des Relations avec le Parlement, Franck Riester a indiqué ne pas vouloir utiliser l’article 47-1 de la Constitution qui permet de transmettre le texte au Sénat sans vote à l’Assemblée, après 20 jours de débat. Il renvoie toutefois la balle aux oppositions. « S’il y a obstruction (parlementaire), ça va compliquer le temps de débat », prévient-il.
Invité d’Audition publique, l’émission hebdomadaire de Public Sénat, LCP-AN, en partenariat avec Le Figaro Live, le ministre des Relations avec le Parlement a reconnu que les femmes seraient plus impactées que les hommes par le report de l’âge légal à la retraite à 64 ans. « On demande un effort à tout le monde y compris aux femmes », a-t-il déclaré.
Inflexible sur l’équilibre budgétaire des retraites et sur le report de l’âge légal à 64 ans, la Première ministre espère un débat sans obstruction au Parlement, qui « permettra d’enrichir ce projet ».
Le texte de la réforme des retraites a été présenté en Conseil des ministres ce lundi 23 janvier. Alors que le ministre du Travail Olivier Dussopt sera auditionné mercredi, la majorité sénatoriale de droite et du centre, qui soutient l’esprit de la réforme, continue d’exiger certaines garanties, sur l’employabilité des séniors notamment.
Vidéoprotection avec algorithmes, drones, intelligence artificielle… Le Sénat examine à partir de mardi 24 janvier, le projet de loi sur les Jeux Olympiques 2024. Le texte ne permet, toutefois pas, le recours aux techniques de reconnaissance faciale. Le sénateur LR, Marc-Philippe Daubresse, qui dit craindre un risque terroriste majeur lors de cet évènement sportif, va déposer une proposition de loi en ce sens.
Alors que l’examen de la réforme des retraites n’a pas encore commencé, certains s’interrogent sur la possibilité que le Conseil constitutionnel retoque certains points de la réforme qui n’auraient pas leur place dans un texte financier. Les critères de pénibilité, et surtout l’index des séniors, sont concernés.
Le projet de budget rectificatif de la Sécurité sociale, qui porte la réforme des retraites, a été présenté au Conseil des ministres ce lundi 23 janvier. En marge du recul de l’âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans, le gouvernement a voulu mettre en avant les différentes mesures d’accompagnement prévues.
Invité de notre matinale, Alexis Corbière a alerté sur « le problème démocratique » que posait la réforme des retraites, et notamment le fait de la faire passer par un budget rectificatif de la Sécurité sociale. Le député LFI dénonce une « brutalisation » du Parlement, et un dévoiement de la Constitution qui en fait ressortir les « traits autoritaires. »
Avec un âge légal de départ à la retraite à 62 ans, la France fait figure d’exception en Europe. Entre allongement de l’espérance de vie de la population et le déclin des naissances, la quasi-totalité des Etats membres de l’UE a prolongé le travail des seniors jusqu’à 65 ans, voire au-delà. C’est le cas au Portugal, où l’âge de départ à la retraite est calculé en fonction de l’espérance de vie.
A l’heure où les Français battent le pavé pour protester contre la réforme des retraites, Emmanuel Macron en visite en Espagne a qualifié la réforme de « juste, responsable » et « démocratiquement validée ». Une position de fermeté du Président, alors, la rue peut-elle gagner ou au contraire le gouvernement va-t-il rester « droit dans ses bottes » ? Emmanuel Macron et son gouvernement ont-ils pris la mesure de l’ampleur de cette première journée de mobilisation ? Les invités de « Et maintenant » ouvrent le débat.
L’élection du premier secrétaire du PS s’est transformée en psychodrame. Avec des accusations de fraudes mutuelles, le PS retrouve ses pires travers. Alors que la direction assure qu’Olivier Faure a gagné, Nicolas Mayer-Rossignol conteste et menace de porter l’affaire en justice. Les deux camps vont se retrouver pour recompter les voix et analyser les cas d’irrégularités.
Après une journée de mobilisation record, les syndicats ont appelé à une nouvelle journée de grève dans plus de 10 jours. Un laps de temps censé préserver l’unité du front syndical et éviter aux syndicats de se prendre les pieds dans le tapis en allant trop vite, alors que le succès de la mobilisation contre la réforme des retraites se trouve peut-être dans la France des villes moyennes et des préfectures.
Lors de son examen le 17 janvier, le Sénat a supprimé l’objectif de la réduction du seuil de la part du nucléaire de 50 % d’ici 2035, actuellement inscrit dans la loi. Les responsables du débat public sur la construction de nouveaux réacteurs, commencé en octobre dernier, s’alarment de ce choix des sénateurs.
Lors de ses vœux aux armées à Mont-de-Marsan (Landes), le président de la République a détaillé les grandes orientations de la prochaine loi de programmation militaire 2024-2030 : 413 milliards de crédits pour tirer les enseignements de la guerre en Ukraine et conforter la dissuasion nucléaire, soit plus de 100 milliards que la dernière loi de programmation.
Les pesticides néonicotinoïdes, tueurs d’abeilles, sont interdits depuis 2018 en France. Seule exception : la culture de la betterave, à la suite d’une épidémie de jaunisse qui a décimé les parcelles en 2020. Un arrêt rendu jeudi 19 janvier par la Cour de justice de l’Union européenne a jugé illégales ces dérogations, ce qui pourrait bien signer la fin de l’utilisation des néonicotinoïdes sur l’ensemble des cultures françaises.
Une partie des cotisations aujourd’hui affectées à l’indemnisation et à la prévention des accidents du travail et maladie professionnelles, dont la branche est en excédent, pourrait participer à financer le système de retraite, selon les annonces du gouvernement. Les partenaires sociaux estiment, eux, qu’il faut au contraire renforcer la prise en charge des maladies professionnelles.
Invitée de l’émission « Parlement Hebdo » sur Public Sénat et LCP, la députée Renaissance estime que certaines des revendications portées par l’opposition à la réforme des retraites devront être entendues et étudiées. Elle assure que le gouvernement reste déterminé à maintenir un dialogue social sur cet épineux dossier.
Le premier secrétaire sortant Olivier Faure a été reconduit de justesse à la tête du PS après avoir remporté un scrutin interne très serré avec 50,83 % des suffrages, contre 49,17 % pour son rival Nicolas Mayer-Rossignol, a annoncé le parti.
La gauche est unie dans la rue contre la réforme des retraites. « Quand on gouverne, on ne gouverne pas contre son pays », souligne Olivier Faure, premier secrétaire du PS. Fabien Roussel, numéro 1 du PCF, espère « dépasser le million de personnes » dans la rue. « La colère monte d’une manière incroyable », ajoute la députée écologiste, Sandrine Rousseau.
Socialistes, communistes et écologistes, les sénateurs de gauche étaient dans la rue ce jeudi pour manifester leur opposition à la réforme des retraites. Pour les élus, le succès de cette première mobilisation doit faire « réfléchir » le gouvernement.