Devant la commission d’enquête du Sénat sur le Fonds Marianne, Jean-Pierre Laffite, secrétaire général adjoint du comité interministériel en charge de ces subventions, raconte comment deux dossiers l’ont troublé. Il s’agit des deux associations les plus aidées par le Fonds.
Harcelé pendant des mois par un collectif d’extrême droite opposée à l’installation d’un centre d’accueil de demandeurs d’asile, le maire démissionnaire de Saint-Brévin-les-Pins, Yannick Morez a livré un témoignage accablant devant la commission des lois du Sénat. Il a méthodiquement détaillé l’absence de soutien de l’Etat et accuse le préfet de Loire-Atlantique de mensonge.
Invité de notre matinale, Marc Fesneau a dénoncé l’agression du petit-neveu de Brigitte Macron à Amiens. Le ministre de l’Agriculture pointe la responsabilité de Jean-Luc Mélenchon dans la banalisation de la violence verbale, et estime que « les mots précèdent les gestes de violence. »
Devant la commission d’enquête du Sénat, le secrétaire général du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation a regretté le calendrier imposé par le cabinet de Marlène Schiappa au moment du lancement du Fonds Marianne. Malgré les problèmes avec deux lauréats du Fonds, Christian Gravel a défendu le travail « rigoureux » de ses équipes.
La moitié du Sénat est renouvelé en septembre. S’il ne s’agit pas de l’élection la plus médiatique, le scrutin attire quelques personnalités qui se verraient bien à la Haute assemblée.
En annonçant des « baisses d’impôts » de 2 milliards d’euros pour les « classes moyennes », Emmanuel Macron fait appel à une catégorie assez floue. Derrière la difficulté à définir précisément les fameuses « classes moyennes », le Président de la République joue en réalité sur un terrain moral et politique, plus que statistique
La commission des finances du Sénat, désormais dotée des pouvoirs d’une commission d’enquête, va entendre les premiers témoins dans l’affaire du fonds lancé par Marlène Schiappa, après la mort de Samuel Paty.
Invité du 20 heures, Emmanuel Macron s’est surtout limité à un exercice de pédagogie, annonçant que le montant des baisses d’impôts promises sera de « 2 milliards d’euros ». « Cette sur-communication est le fruit de l’impuissance politique », selon le président du groupe LR du Sénat, Bruno Retailleau. « C’est une vraie société libérale. C’est Thatcher, 40 ans après », dénonce la socialiste Laurence Rossignol.
Nommée à Matignon le 16 mai 2022, Elisabeth Borne s’est retrouvée en première ligne en portant la réforme des retraites d’Emmanuel Macron. Si elle est pour l’heure toujours à son poste, sa recherche d’une forme d’émancipation et d’affirmation, afin de rester à Matignon, peut aussi se retourner contre elle.
Entrée en fonction le 16 mai 2022, Elisabeth Borne arrive au terme d’une année où, en tant que cheffe de la majorité, elle a dû composer avec un morcellement inédit des forces politiques à l’Assemblée nationale. La Première ministre peut se targuer d’avoir réussi à construire sur certains textes, relativement consensuels, des majorités de circonstance. Néanmoins, elle est sortie affaiblie de la séquence des retraites, qui a signé l’échec de sa stratégie législative au cas par cas.
Hausse des salaires des enseignants, plan pour le lycée professionnel ou encore plan vélo, quelques semaines seulement après la réforme des retraites adoptée dans la douleur au nom de l’équilibre des comptes, le gouvernement ressort le carnet de chèque pour éteindre la grogne sociale. Pour l’économiste Nicolas Baverez, la classe politique a abandonné toute idée de maitrise des comptes publics.
La démission du maire Yannick Morez, victime d’un incendie criminel de son domicile relance le débat sur les violences faites aux élus. L’absence de protection de l’Etat est pointée du doigt. Quel est l’état du droit ? Depuis plusieurs années, la Haute assemblée a renforcé les dispositions législatives pour protéger les élus. Un amendement en ce sens sera déposé lors de l’examen du projet de loi d’orientation et programmation du ministère de la justice, le mois prochain.
Mercredi 17 mai, la commission des lois du Sénat auditionnera le maire de Saint-Brévin-les-Pins, Yannick Morez qui a démissionné de son mandat après l’incendie de son domicile il y a deux mois. L’élu n’avait pas bénéficié, par la suite, de la protection de l’Etat. Cette situation interpelle les sénateurs qui travaillent depuis des années sur les violences faites aux élus. Le président de la commission des lois n’exclut pas de mener d’autres auditions.
Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, pressenti pour porter les couleurs de LR à la prochaine présidentielle, a accordé une longue interview au magazine Le Point, après être resté plusieurs mois en retrait de la scène médiatique. Il esquisse plusieurs propositions de réforme, et développe un discours ambivalent, susceptible à la fois de parler aux électeurs de droite partis chez Marine Le Pen et à ceux qui ont voté pour Emmanuel Macron. Décryptage avec le communicant Philippe Moreau-Chevrolet.
Après avoir été victime d’un incendie criminel, Yannick Morez, le maire de Saint-Brévin en Loire Atlantiques, a décidé de démissionner de son mandat. Il y a deux mois, l’élu avait été la cible de menaces de groupuscules d’extrême droite suite à un projet de construction d’un Centre d’accueil de demandeurs d’asile sur la commune. L’absence de soutien de l’exécutif à l'époque interpelle les sénateurs.
Au micro de Public Sénat, la présidente socialiste du conseil régional d’Occitanie estime qu’Olivier Faure, le Premier secrétaire du PS, a mis en place à la tête du parti un système « clanique ». Carole Delga appelle au rassemblement des différents courants pour « travailler à un vrai projet de société ».
Le président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau, a fustigé le calendrier du gouvernement en matière migratoire. Le dépôt d’un nouveau projet de loi en juillet est, selon lui, une « réponse » aux deux textes annoncés la veille par les Républicains.
Le 10 mai marque la commémoration officielle des mémoires de la traite négrière, de l'esclavage et de leurs abolitions. Cette année, le président de la République ne prend pas part aux célébrations. La Première ministre Elisabeth Borne a présidé une cérémonie avec à ses côtés le président du Sénat Gérard Larcher.
La proposition de résolution visant à la création de cette commission d’enquête sur le Fonds Marianne a été adoptée en séance publique par les sénateurs. Dans le même temps, le Parquet National Financier a ouvert une information judiciaire. Claude Raynal, président socialiste de la commission des finances dotée des prérogatives d’enquête détaille le déroulement des futurs travaux.
Le ministre de l’Intérieur a été interpellé, lors des questions d’actualité, par le sénateur David Assouline (PS), après la manifestation d’extrême droite à Paris du 6 mai. La secrétaire d’État chargée de la citoyenneté Sonia Backès a précisé qu’un rassemblement prévu, près de l’Opéra Garnier ce dimanche, en hommage à Jeanne d’Arc, serait interdit.