Malgré des municipales aux résultats mitigées, le RN espère une « poussée » lors des sénatoriales de septembre prochain. Le parti compte sur « l’image » donnée par ses nombreux députés, pour renforcer son implantation. Ses plus fortes chances sont du côté du Pas-de-Calais, du Nord et de la Moselle.
La militante féministe et antiraciste dénonce les conditions du vote consultatif des militants, qu’elle juge « manifestement bidon ». Les instances nationales d’EELV ont préféré retenir pour les sénatoriales à Paris Antoinette Guhl, Yannick Jadot et Anne Souyris. Un vote interne doit encore valider la liste.
Répondant aux critiques contre les propositions formulées par LR en matière de politique migratoire, Annie Genevard, secrétaire générale du parti, assure qu’il n’est pas question pour la droite de sortir du cadre fixé par les traités européens. Au micro de Public Sénat, elle évoque la mise en place d’une dérogation « lorsque les intérêts fondamentaux du pays sont menacés ».
Alors que les LR veulent modifier la Constitution sur l’immigration, « on va essayer de trouver des solutions et des propositions qui sont plus faisables et plus rapidement », affirme le président du groupe Union centriste, Hervé Marseille. Malgré les différences avec LR, « on pourra trouver des compromis, en tout cas je l’espère », affirme le sénateur UDI.
Harcelé pendant des mois par un collectif d’extrême droite opposé à l’installation d’un centre d’accueil de demandeurs d’asile, le maire démissionnaire de Saint-Brévin-les-Pins, Yannick Morez avait pointé le manque de soutien du préfet et du sous-préfet. Ils seront auditionnés par la commission des lois du Sénat, mercredi 31 mai à 18H.
A la sortie des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le patron des sénateurs LR a répondu à Gérald Darmanin qui a qualifié les propositions de la droite en matière d’immigration « de Frexit migratoire ». « On ne peut pas être les idiots utiles d’une forme d’européisme », lui a répondu Bruno Retailleau qui appelle à un référendum sur cette question.
Alors que le ministre de la Défense, Sébastien Lecornu, a évoqué « l’élargissement » du programme Scaf « à d’autres partenaires », le PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, voit l’idée d’un très mauvais œil. Soulignant que « c’est déjà difficile » à trois pays – la France, l’Allemagne et l’Espagne – il prévient : « Si on me l’impose, je me battrai ».
Interpellé au Sénat sur la gestion de l’immigration, le ministre de l’Intérieur a fait part de ses « divergences » avec certaines propositions émises par les parlementaires des Républicains. Notamment sur la possibilité de pouvoir déroger à certains cadres européens.
Après avoir pris connaissance des propositions de loi des sénateurs LR, le ministre de l’Intérieur va recevoir le président de la commission des lois du Sénat, François-Noël Buffet (LR) ce jeudi. Un entretien avec le président du Sénat, Gérard Larcher est également prévu le 7 juin prochain.
Invitée de la matinale de Public Sénat ce mercredi 24 mai, la secrétaire d'État chargée de l'Enfance a vivement fustigé la proposition de loi portée par le groupe Liot et visant à annuler la réforme des retraites. Elle dénonce un texte « illégitime politiquement et techniquement », alertant sur ses conséquences financières.
Deux jours après sa présentation, le « projet de rupture » sur l’immigration des dirigeants LR suscite des interrogations et quelques réticences au sein de la majorité sénatoriale. Le président du groupe LR a précisé quelques points lors de la réunion de son groupe. Les centristes restent quant à eux plus que mesurés sur l’opportunité de certaines mesures.
Alors que les députés examinent la loi de programmation militaire 2024-2030, les sénateurs soulignent déjà les « lacunes » du texte. « Il y a des étalements de programme qui ressemblent à des renoncements », dénonce le sénateur LR et corapporteur, Cédric Perrin.
Invitée de Public Sénat, Laure Lavalette, porte-parole du groupe RN à l’Assemblée nationale, a pointé les similitudes entre le programme présidentiel de Marine Le Pen sur l’immigration et les deux propositions de loi en la matière présentées ce week-end par Les Républicains. Elle déplore toutefois l’absence de mesures sur la « priorité nationale » ou la suppression du droit du sol.
André Chassaigne, président des députés communistes, a vivement critiqué le discours de la majorité présidentielle, selon lequel la proposition de loi d'abrogation de la réforme des retraites serait irrecevable.
Les Républicains ont détaillé ce week-end les deux propositions de lois sur l’immigration qu’ils vont déposer cette semaine. Des mesures qui divisent la majorité sénatoriale composée de la droite et du centre. Les centristes vont présenter leurs propres propositions dans les prochaines semaines.
Invité de notre matinale, Éric Coquerel est revenu sur les discussions autour de la recevabilité financière de la proposition de loi du groupe centriste LIOT abrogeant la réforme des retraites. Le Président de la commission des Finances enjoint l’exécutif à « vérifier » s’il est majoritaire sur la question à l’Assemblée ou pas, et estime qu’en cas de vote du texte, la réforme ne pourrait pas s’appliquer « normalement. »
Invité à suivre, en tribune, les questions d’actualité au gouvernement du Sénat, Yannick Morez a eu droit à une standing ovation de la part de sénateurs. Au micro de Public Sénat, le maire démissionnaire de Saint-Brévin a remercié les sénateurs de leurs soutiens.
Alors que le maire démissionnaire de Saint-Brévin s’est montré très critique contre l’Etat, lors de son audition par le Sénat, le ministre Christophe Béchu souligne qu’il y a eu « des propositions » faites au maire « pour faire en sorte qu’il puisse bénéficier d’un accompagnement ». Il préconise aussi de demander « aux forces de l’ordre » leur « version » des faits.
Pendant 2 heures, Yannick Morez a livré un récit édifiant devant la commission des lois du Sénat. Harcelé pendant des mois par un collectif d’extrême droite opposé à l’installation d’un centre d’accueil de demandeurs d’asile, le maire démissionnaire de Saint-Brévin-les-Pins a méthodiquement détaillé l’absence de soutien des différents services de l’Etat. Choqués les sénateurs vont poursuivre leurs auditions.
Après la condamnation de l’ancien chef de l’Etat à trois ans de prison dont un ferme, exécuté par bracelet électronique, dans l’affaire des écoutes, les réactions ne sont pas légion à droite. « Si maintenant on confond intention et corruption, on peut condamner la moitié des Français », lance tout de même le sénateur LR Pierre Charon, sarkozyste historique. L’ex-Président se pourvoit en cassation, ce qui est suspensif des mesures prononcées.