Ce jeudi à 14 heures, la commission d’enquête du Sénat sur le Fonds Marianne a présenté à la presse ses conclusions au vitriol. Le rapport pointe la responsabilité de la ministre.
Plus que quelques heures avant les conclusions de la commission d’enquête du Sénat sur le Fonds Marianne. Pendant un mois, les élus de la chambre haute ont mis à jour les ramifications de cette affaire qui secoue l’exécutif en procédant à des auditions parfois très tendues et contradictoires.
Invité d’Europe 1, le président du Sénat, Gérard Larcher, s’est prononcé en faveur d’un texte sur l’immigration, mais en reprenant les conditions de LR. Gérard Larcher juge nécessaire de réguler les flux migratoires et relance le bras de fer avec l’exécutif.
Invitée de Public Sénat, la députée LFI Raquel Garrido appelle à réviser l’article L 435-1 du Code de la sécurité intérieure sur l’usage des armes à feu par la police. Elle estime notamment que les approximations de ce texte, adopté en 2017, ont généré « une explosion des usages d’armes et du nombre de morts ».
Profil sociologique des émeutiers, réseaux sociaux, formation des policiers, enquêtes, refus d’obtempérer… Devant la commission des lois du Sénat, Gérald Darmanin a dressé le bilan du maintien de l’ordre après plusieurs jours d’émeutes.
Le débat sur la responsabilité des parents des émeutiers s’est invité au Sénat lors de la séance de questions au gouvernement du mercredi 5 juillet. La sénatrice socialiste Laurence Rossignol a dénoncé la ligne gouvernementale et appelle plutôt à aider les mères des quartiers prioritaires. Eric Dupond-Moretti, le ministre de la Justice, a lui réaffirmé le devoir des parents envers leurs enfants.
Le PS et EELV ont trouvé un accord pour partir sur des listes communes dans 14 départements pour les sénatoriales de septembre prochain. « Un accord historique », salue le secrétaire général du PS, Pierre Jouvet. L’union n’a cependant pas été possible dans plusieurs départements. De son côté, LFI accuse le PS, le PCF et EELV d’« enterrer la NUPES pour les sénatoriales de 2023 ». En réalité, c’est le nombre très faible de grands électeurs proches de LFI qui explique la situation.
Après une semaine d’émeutes et de pillages liés à la mort du jeune Nahel, lors d’un refus d’obtempérer, le ministre de l’Intérieur était auditionné par la commission des lois du Sénat . Depuis la nuit du 27 au 28 juin, 3.486 personnes ont été interpellées, 12.202 véhicules incendiés, 1.105 bâtiments brûlés ou dégradés et 209 locaux de la police nationale, de la gendarmerie ou des polices municipales attaquées, selon Beauvau. Revivez l’audition en vidéo.
Interpellée par le président du groupe LR au Sénat Bruno Retailleau sur la réponse politique aux évènements des derniers jours, Elisabeth Borne a promis que des réflexions seraient menées « sans a priori, sans excès ni caricature » pour trouver des solutions.
Aux questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le ministre de l’Intérieur a été interpellé par le sénateur socialiste, spécialiste des questions de sécurité, Jérôme Durain sur les relations entre la police et la population ».
Alors qu’Emmanuel Macron a évoqué, devant les maires reçus à l’Elysée, la possibilité de « couper les réseaux sociaux » en cas de crise, le sénateur Patrick Chaize a déposé, puis retiré un amendement permettant de supprimer certains contenus dans un délai très court. Sans viser l’adoption de l’amendement, l’objectif est de lancer la réflexion sur le sujet.
Un jour avant l’annonce de l’exécutif d’un projet de loi « d’urgence » pour accélérer la reconstruction dans les villes touchées par les émeutes, la présidente LR de la commission des affaires économiques, Sophie Primas déposait une proposition de loi qui prévoit des « mesures dérogatoires exceptionnelles » pour reconstruire au plus vite les bâtiments publics détruits ou endommagés.
La gauche partira unie dans la capitale pour les sénatoriales de septembre. Après un premier accord avec le PCF, le PS s’est aussi entendu avec EELV. L’écologiste Yannick Jadot sera en conséquence sur la liste du socialiste Rémi Féraud. Grâce à la division de la droite, la gauche espère remporter huit sièges. Une union qui est le fruit d’un accord global au plan national entre le PS et EELV.
Invité de la matinale de Public Sénat, l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin soutient la proposition des LR de toucher aux allocations familiales des parents de mineurs délinquants. Face aux violences urbaines qui frappent de nombreuses villes depuis une semaine, il appelle à « un virage de fermeté ».
Le président de la République a écouté pendant de longues heures les témoignages et les demandes de plusieurs dizaines de maires touchés par les émeutes urbaines. Une assistance et des chantiers vont être lancés. Si beaucoup de participants ont apprécié l’écoute dont ils ont bénéficié, certains redoutent que la séquence ne s’apparente pour le moment à un exercice de communication.
Après une semaine de violences urbaines liées à la mort du jeune Nahel, tué par un policier lors d’un refus d’obtempérer, droite et gauche se divisent sur les pistes de sortie de crise, entre mesures répressives et mesures structurelles en faveur de la politique de la ville et des services publics.
Et de quatre. Après Catherine Dumas, qui a reçu l’investiture officielle des LR, la liste de Pierre Charon et celle d’Agnès Evren, Céline Boulay-Espéronnier, autre sénatrice LR sortante, annonce vouloir lancer sa liste « divers droite » pour les sénatoriales, à Paris.
Le sénateur LR de Paris, Pierre Charon, n’a pas été retenu sur la liste officielle pour les sénatoriales du 24 septembre. Il compte présenter sa propre liste dissidente, comme il l’a déjà fait en 2011. La droite part divisée avec quatre listes qui s’annoncent dans la capitale.
Après six nuits d’émeutes partout en France, suite à la mort de Nahel, 17 ans, tué d’un tir de policier, la première ministre a reçu tous les présidents de groupes à Matignon. Au-delà du rappel à l’ordre républicain, les solutions divergent. A droite et à l’extrême droite, on appelle à plus de fermeté sur la réponse pénale et l’immigration, quand la gauche demande une politique équilibrée, qui n’oublie pas les quartiers. LFI a quitté la réunion avant la fin.
La mort de Nahel a entraîné un déferlement de violences dans tout le pays. La presse européenne s’est largement saisie du sujet. Entre une « humiliation » pour Emmanuel Macron, la « tentative d’assassinat » d’un maire ou le « potentiel de violence libérée » de la foule, la France s’engouffre dans le « chaos » selon plusieurs médias européens.