Du Futuroscope au palais du Luxembourg, en passant par la mairie de Loudun ou la rue de Grenelle, Pierre Bonte-Joseph retrace l’incroyable parcours de René Monory, le garagiste devenu président du Sénat, un symbole de l’ascension républicaine.
Dans une allocution de 25 minutes devant ses ministres, le Président de la République a dressé un bilan de l’année écoulée et a dressé des perspectives pour l’été et la rentrée. Jeux Olympiques, immigration, finances publiques… le chef de l’Etat a abordé de nombreux sujets et a fixé un « cap » et des « axes » de travail à sa nouvelle équipe gouvernementale.
Aurélien Rousseau, ancien directeur de cabinet d’Elisabeth Borne, devient ministre de la Santé, tandis que Gabriel Attal récupère le portefeuille de l’Education nationale. Plusieurs députés de la majorité ont également fait leur entrée au gouvernement ce jeudi 20 juillet, dont Aurore Bergé, présidente du groupe macroniste à l’Assemblée nationale et le MoDem Philippe Vigier.
Décalé plusieurs fois, le remaniement promis a finalement eu lieu. Gabriel Attal va prendre le portefeuille de Pap Ndiaye à l’Education nationale et Aurélien Rousseau celui de François Braun à la Santé. Aurore Bergé intègre le gouvernement, tandis que Marlène Schiappa le quitte. Au-delà de quelques autres « ajustements », l’architecture globale du gouvernement reste la même.
C’était attendu, la secrétaire d’Etat chargée de l’Economie sociale et solidaire et de la Vie associative, Marlène Schiappa, a fait les frais du dernier remaniement. Ces dernières semaines, sa position était devenue intenable après les révélations de la commission d’enquête du Sénat sur le Fonds Marianne.
Deux jours après son adoption à l’unanimité par le Sénat, le projet de loi visant à accélérer la reconstruction des bâtiments dégradés lors des violences urbaines survenues fin juin-début juillet a été adopté par 260 voix pour (347 voix exprimées, 87 voix contre) à l’Assemblée nationale. Voté en des termes identiques par la Chambre basse, le gouvernement aura deux à trois mois à compter de la promulgation de la loi pour publier les trois ordonnances prévues dans ce texte.
L’information est tombée ce 20 juillet dans l’après-midi, après plusieurs jours d’attente : Aurélien Rousseau, ancien directeur de cabinet d’Elisabeth Borne à Matignon, remplace François Braun au ministère de la Santé. Haut-fonctionnaire, ancien de la gauche sociale-démocrate, son profil de technocrate n’enchante pas les sénateurs.
Dans un rapport publié le 20 juillet, la Cour des comptes confirme les inquiétudes du Sénat sur la sécurité des Jeux Olympiques de Paris 2024. Pour pallier la pénurie d’agents de sécurité privée, l’Etat pourrait mobiliser l’armée, ainsi que les policiers et gendarmes réservistes.
Un remaniement ministériel est attendu ce jeudi après-midi. Aurélien Rousseau, l’ancien directeur de cabinet d’Elisabeth Borne est annoncé pour devenir ministre de la Santé, à la place de François Braun. Le couple exécutif devrait rendre sa copie d’un instant à l’autre.
Alors que la session parlementaire s’achève dans les jours qui viennent, de nombreux projets de loi ont été voté par la majorité sénatoriale lors de cette dernière année. Seuls les textes budgétaires ont été rejetés, mais la droite a aussi réussi à obtenir des concessions de la part du gouvernement dans cette nouvelle configuration parlementaire.
Le remaniement ministériel est imminent. Mais la décision de nomination des membres d’un éventuel nouveau gouvernement est contrainte par un certain nombre de règles, qui visent à éviter les conflits d’intérêts. Les candidats sont ainsi contrôlés, en amont et en aval de la décision, par la HATVP.
Le maintien d’Élisabeth Borne à Matignon, confirmé lundi soir par l’Elysée, pourrait s’accompagner d’un remaniement dans les prochains jours. Les oppositions n’ont pas manqué de critiquer la reconduction de la Première ministre, tout en pointant le manque de considération affiché par la présidence à son égard.
Le 12 juillet dernier, le Bureau du Sénat a décidé de ne pas donner suite aux accusations de harcèlement visant la sénatrice, Esther Benbassa sur une ancienne collaboratrice, estimant que les faits « n’étaient pas établis ». Une décision qui provoque « l’incompréhension » du comité de déontologie de la chambre haute qui avait, à l’unanimité de ses membres, considéré que la situation de harcèlement était avérée.
L’ex-président des Républicains appelle Emmanuel Macron à rassembler la classe politique autour de « mesures décisives » après les émeutes urbaines. Bien qu’il lisse son discours et semble livrer une lecture plus nuancée des derniers évènements que certains membres de sa famille politique, Laurent Wauquiez continue de défendre une vision très à droite de la France.
Par 313 voix « pour » et 17 « contre », le Sénat a voté ce jeudi en faveur de la loi de programmation militaire pour la période 2024-2030. Issu d’un compromis de commission mixte paritaire ce lundi, le texte est vu comme un « beau succès » du Sénat.
Le bureau du Sénat a adopté ce mercredi matin une réforme de la caisse autonome de retraite des sénateurs. Outre le passage à 64 ans, qui était déjà annoncé, la surprise vient d’une baisse de leur pension, après un mandat. Elle va passer de 2.200 euros à 1.800 euros net. Un plafond maximum est aussi mis en place.
Lors de la dernière séance de questions d’actualité au gouvernement, ce mercredi, le sénateur Bernard Fournier (LR) a attaqué les propos de Pap Ndiaye concernant Cnews et Europe 1. Des « propos inutilement polémiques ». Le ministre de l'Education se défend de toute velléité de « censure »
L’exécutif a accepté de revoir sa copie du projet de loi pour la reconstruction des bâtiments endommagés par les émeutes urbaines qui ont suivi la mort de Nahel fin juin. L’article 4, qui autorisait le gouvernement à légiférer par ordonnance sur les copropriétés dégradées, a finalement été retiré de la version du projet de loi qui sera présentée en Conseil des ministres ce jeudi, a appris Public Sénat de source parlementaire. Dans son ensemble, ce texte autorise le gouvernement à déroger au droit de l’urbanisme et aux règles des marchés publics afin d’accélérer les reconstructions dans les communes touchées par les dernières émeutes urbaines. « Un casus belli » Une première version du projet de loi, présentée aux parlementaires lundi soir, prévoyait d’étendre ce cadre juridique d’exception aux bâtiments en copropriété. Une ligne rouge pour le Sénat, qui refuse de laisser un blanc-seing au gouvernement sur ce dossier, touchant notamment au droit à la propriété. « La rénovation des copropriétés est un sujet général, immense, peut-être pour partie à l’origine du sentiment de déclassement dans les banlieues, mais qu’on ne va certainement pas traiter sur un bout de table […]. Le Parlement ne se dessaisira pas de son droit à légiférer sur ça », avait averti la sénatrice LR Sophie Primas, présidente de la commission des Affaires sociales, auprès de Public Sénat. « Nous en avions fait un casus belli. Nous avions dit au gouvernement que nous n’aurions pas voté ce texte si cet article 4 était maintenu », reconnaît la sénatrice LR Dominique Estrosi-Sassonne, spécialiste des questions de logement. La suppression de cette mesure ouvre désormais la voie à une adoption rapide du projet de loi par la Chambre Haute. « Il sera voté sans aucun doute », ajoute l’élue. Le texte sera examiné en commission lundi 17 juillet, avant un débat en séance publique le mardi 18 dans la matinée. Il arrivera à l’Assemblée nationale dans la foulée.
A la sortie des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le président du groupe LR, Bruno Retailleau est revenu sur ses propos qui lui ont valu des critiques y compris à l’intérieur de son camp. « Êtres Français, ça n’a rien à voir avec la couleur de peau ou la religion. C’est le dépassement des communautés d’origine dans une seule communauté nationale », précise-t-il.
Les eurodéputés ont adopté ce règlement européen dont l’ambition est de restaurer les espaces naturels dégradés afin de préserver les écosystèmes. « Le Parlement européen a écrit l’histoire », s’est réjoui l’eurodéputé Renaissance Stéphane Séjourné, dont le groupe a œuvré au compromis. « Le prix à payer, c’est un niveau d’ambition qui est extrêmement peu élevé », pointe du doigt l’écologiste David Cormand. La droite et l’extrême droite ont voté ensemble contre le texte.