Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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« Il ne me met pas à l’aise ». Le commissaire européen aux affaires économiques et financières a dit franchement ce qu’il pensait des propositions de Laurent Wauquiez, actuel favori pour accéder à la présidence des Républicains en décembre. Il a commencé par rappeler que Laurent Wauquiez, ancien député de la Haute-Loire, « a hérité de la circonscription de Jacques Barrot, fervent européen, vice-président de la Commission européenne. Et je trouve que Laurent Wauquiez a oublié ça ».
Pierre Moscovici n’est pas non plus à l‘aise avec ce qu’il considère comme « le nationalisme exacerbé » du président de la région Auvergne Rhône-Alpes. « Ramener sans arrêt son pays à ses racines culturelles, sous-entendues chrétiennes… Tout ça ne me paraît pas conforme au génie français. Il (Laurent Wauquiez) est talentueux (…) Mais sa détermination me parait parfois sans limite (…) Il aime parler de l’âme. Certaines de ses propositions touchent l’âme française, abîment l’âme Française » a-t-il estimé.
Ancien ministre de François Hollande, Pierre Moscovici « l’aime beaucoup ». Toutefois, il considère que l’ancien chef d’État aurait dû « aller plus loin et plus fort » sur l’Europe. « Qu’il ne se contente pas de mentionner ces sujets mais qu’il fasse un grand discours. Un grand discours entraînant, de volonté, de propositions » regrette-il.
Quant à Emmanuel Macron, selon le commissaire européen, il « est un pas devant ». « Je trouve ça très bien qu’un président de la République française soit capable d’avoir cette parole forte. On l’attendait ». Néanmoins, Pierre Moscovici ne signe pas un blanc-seing à l’actuel chef de l’État. « Il faut attendre » (…) « J’attends que les propositions françaises soient encore plus fortes et précises. Et puis il faut attendre de voir comment les autres réagissent, à commencer par les Allemands »