Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat avec l'AFP
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Interrogé, par publicsenat.fr à la fin du mois de décembre, Stanislas Gaudon membre du syndicat de police Alliance faisait le ratio suivant. « Actuellement, c’est une heure d’enquête pour sept heures de procédure ». C’est donc sans surprise ce qui ressort des 250 000 questionnaires envoyés aux policiers et gendarmes à la fin de l’année 2017
Selon ces résultats, 74% des forces de l'ordre « souhaitent la suppression d’un certain nombre de taches indues », 73% estiment que « l'allégement des contraintes administratives est devenu une vraie urgence » et enfin les deux tiers réclament « une réforme ambitieuse de la procédure pénale aujourd'hui jugée trop complexe », a indiqué Gérard Collomb lors de ses vœux à la Police nationale organisés à Rouen, dans les locaux de la direction départementale de la sécurité publique.
Au total, « 70.000 policiers et gendarmes ont répondu au questionnaire que nous avons envoyé. C'est tout simplement du jamais vu. Il s'agit d'un grand succès aussi, par la clarté de ses résultats », s’est félicité le ministre.
La consultation portait sur six thèmes: la présence sur la voie publique, l'efficacité de l'action face aux infractions du quotidien, la confiance mutuelle entre population et forces de sécurité, la mobilisation des partenaires locaux, l'accès du public au service de la sécurité et l'adaptation à l'environnement local.
« J'ai conscience qu'après cette consultation, nous n'avons pas le droit de décevoir », a affirmé Gérard Collomb qui a rappelé son engagement de mener à bien ses chantiers, notamment la réforme de la procédure pénale, avec la garde des Sceaux Nicole Belloubet. Il a également annoncé une hausse du budget de la police nationale et la création de 1400 postes de policiers en 2018.
L'expérimentation de la police de sécurité du quotidien doit débuter début février (voir notre article). Promesse de campagne d'Emmanuel Macron, le projet est né dans le contexte brûlant de « l'affaire Théo », le viol présumé au moyen d'une matraque d'un jeune homme lors de son interpellation à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), et du mouvement de mécontentement des policiers après une attaque au cocktail Molotov à Viry-Châtillon (Essonne) en octobre 2016.
Plus d’un an plus tard, alors que deux fonctionnaires de police ont été roués de coups par plusieurs individus à Champigny-sur-Marne lors de la Saint Sylvestre, le ministre de l’Intérieur a une nouvelle fois exprimé son soutien : « Des femmes et des hommes souvent confrontés au pire, à la face la plus noire de la société, mais qui jamais ne sont découragés. Des femmes et des hommes engagés avec la volonté si belle, si forte, de servir et de protéger. C’est cela la Police nationale ». Les syndicats de policiers ont été reçus place Bauveau cet après-midi pour aborder notamment cette question des violences à l’égard des forces de l’ordre. À l’issue de l’entretien, le directeur général de la police nationale, Eric Morvan a déclaré que « le ministre de l’Intérieur et la garde des Sceaux ne fermaient pas la porte à des évolutions législatives » afin de garantir la célérité de la réponse et l’effectivité de la peine ».