Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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Jean-Michel Blanquer souhaite bien sanctionner les parents « complices d’une évolution violente » de leurs enfants. C’est ce qu’il a confirmé ce jeudi en reparlant du plan sur les violences scolaires, présenté fin janvier.
« Je suis très sceptique » réagit Irène Inchauspé, journaliste éducation à l’Opinion.
« De quel type de violence parle-t-on ? (…) Les violences physiques, dieu merci, sont assez rares, voire très rares (…) Là [Jean-Michel Blanquer] parle de faire payer aux parents les dégâts matériels. Mais des dégâts matériels, il n’y en a pas tant que ça. Ce qu’il y a c’est un harcèlement moral qui pèse beaucoup sur le moral des enseignants. C’est-à-dire des insultes extrêmement violentes. »
Elle poursuit : « Les allocations familiales, c’est une mesure particulièrement inégalitaire puisqu’il y a des parents qui ont des revenus trop élevés pour en avoir. Il y a de parents qui ont un enfant à charge qui n’ont pas d’allocations familiales. Donc, ceux-là ne seront pas sanctionnés. On ne sanctionne que les autres. »
La journaliste soulève également une question qui risque de faire beaucoup de remous concernant l’application de cette mesure : « Est-ce que c’est le rôle des enseignants de prendre la responsabilité de dire « attendez celui-là, sa famille, il faut lui supprimer les allocations familiales parce qu’il se comporte mal ? » ».
Et de conclure : « Quel parent (…) éduque son enfant dans l’intention d’aller commettre des violences à l’école ? Franchement, je n’en connais pas. Donc non, je ne suis pas favorable à cette mesure et je pense qu’elle est notamment inapplicable concrètement. »
Vous pouvez voir et revoir l’entretien avec Irène Inchauspé, en intégralité :