Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
Le
Par Marion D'Hondt
Temps de lecture :
3 min
Publié le
Mis à jour le
Le Sénat a voté à l’unanimité, hier, l’interdiction des violences éducatives. Laurence Rossignol, qui portait cette loi, est « très heureuse ». Elle rappelle qu’elle « porte cette cause depuis plusieurs années », faisant face à « beaucoup d’ironie et de quolibets ».
La sénatrice se félicite que « la société et le Parlement évoluent » et « salue l’implication du président de la commission des lois, Philippe Bas ».
Pour elle, le vote unanime « n’est pas étranger à ce qu’il se passe dans la société », considérant que « quand il y a tant de violence dans la société, il faut aussi réduire la violence dans la famille ».
Laurence Rossignol précise que la loi « n’est pas dans une démarche de morale ou d’intrusion », mais sert à rappeler qu’ « on n’a pas besoin de frapper pour se faire entendre ». Elle cible « ceux qui érigent la violence en méthode éducative ».
Sur la question des violences faites aux femmes, l’ancienne ministre de la Famille (jusqu’en 2017), s’engage. Elle a demandé un rendez-vous à Laurent Nuñez pour aborder les sujets d’accueil, de mise à l’abri et de prise en compte de la parole des femmes.
Laurence Rossignol dresse un état des lieux : « La parole des femmes n’est pas prise en compte sérieusement. Il y a une suspicion de mensonge et de manipulation. Il faut les croire, les mettre à l’abri et les éloigner des maris violents. »
Autre thème connexe, le mouvement #MeToo. Laurence Rossignol salue « celles qui disent tout haut ce qu’on disait dans des cercles fermés ». La sénatrice « ne craint aucun excès », à part « un excès de harcèlement et de violence » envers les femmes qui parlent.
Elle insiste également sur quelque chose : « Il faut arrêter de dire : "Ça se réglera devant la justice". Ces affaires ne se règlent que minoritairement devant la justice. » Elle privilégie « un opprobre social » sur les harceleurs et « un soutien » à la parole des femmes.
Elle finit sur une note plus pessimiste, considérant que « les femmes ne sont pas solidaires », sinon « il y a belle lurette que tout ce dont on parle serait réglé ». Elle pointe « les femmes qui ne sont pas du côté des femmes, mais du pouvoir ».
L’ancienne ministre et militante engagée conclut : « Être féministe, c’est extrêmement réjouissant, mais c’est aussi un exercice de courage car on n’est pas accueilli avec des applaudissements. »