Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
Le
Par Marion D'Hondt
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Face au Sénat, Sophie Primas a trouvé le Premier ministre « las, fatigué et pas très convaincant. » Il était là « comme un exercice obligé » et n’avait « pas plus de choses à dire qu’à l’Assemblée nationale. »
Pour Sophie Primas, le Premier ministre s’est « embourbé dans un descriptif de justifications », loin de la solennité du moment. Elle déplore un « décalage entre le moment qu’on vivait et les mesures proposées », par exemple le petit-déjeuner gratuit dans les écoles élémentaires.
Elle considère qu’Édouard Philippe « ânonnait » plus qu’il ne parlait, ce qui est difficile à concevoir car c’est « un homme brillant. » « On ne peut pas lui retirer, ni son intelligence, ni son brio, mais je l’ai trouvé extrêmement las » déplore-t-elle.
Selon Sophie Primas, qui connaît Édouard Philippe, c’est « un homme déterminé qui n’écoute pas beaucoup. » « Il fait semblant d’écouter, il consulte, mais il n’écoute pas. » Le problème étant qu’ « à force de n’écouter personne, on s’enferme dans sa tour d’argent. »
Sur la motion de censure PS-PC-LFI, la sénatrice est partagée. Elle « ne sait pas » si les députés Les Républicains doivent la voter. Elle reconnaît que « la motion permet de réaffirmer la présence des partis » mais craint « une crise institutionnelle. »
À l’heure actuelle, elle constate « un cafouillis institutionnel » et « des errances dans l’exécutif. »
Elle reconnaît que « la France a besoin de réformes. » Ce qui est l’erreur de départ du Président Macron qui avait promis « pas de réformes structurelles. » Toutes les réformes vont être difficiles à mener, « à moins d’une union nationale avec tous les opposants. »
Sophie Primas considère que « tout le jeu de Macron a été de dire : "je suis la droite et la gauche" », or, « on ne peut pas faire ça, il faut une voix pour les partis républicains. »
La sénatrice voit deux issues : « Soit Emmanuel Macron peut faire une union nationale et il pourra réformer, soit il continue à s’enfermer et ce sera compliqué. »
Sur le bilan des événements, elle ne met pas en cause Christophe Castaner, « à qui il faut laisser le bénéfice du doute et de l’adaptation. » De la même manière, « les forces de l’ordre n’ont pas failli, elles ont fait ce qu’on leur a demandé. »
Le problème est que « le système n’est plus adapté aux escadrons de frelons qui se dispersent partout pour faire de l’ultra violence. » Elle conclut : « On n’est plus en phase avec cette nouvelle violence. »