Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
Le
Par Marion D'Hondt
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Pour David Assouline, « le gouvernement est toujours comptable » de la situation du pays. Il considère que « le dispositif n’a pas été adapté » et qu’il y a eu « des dysfonctionnements ». Cela relève, selon lui, d’un « amateurisme dans la direction politique ». Il conclut : « C’est insupportable, ça ne peut pas durer, une ville ne peut pas soutenir ça. » Il a constaté « des destructions » et « des atteintes à la liberté de circuler ». Le sénateur rapporte des témoignages « dingues », parlant de « situations de quasi-guerre sans aucune défense possible ».
Ce matin, Laurent Nuñez reconnaît des dysfonctionnements et déplore « un travail de sape sur les lanceurs de balles de défense (LBD) ». Pour David Assouline, c’est « se cacher derrière son petit doigt » et « chercher les responsabilités au bas de la chaîne ». Il pointe que « des compagnies de CRS étaient cantonnées à l’Élysée, quand on a laissé sur les Champs-Élysées 1 500 casseurs identifiés ». Pour le sénateur, l’objectif est de « laisser la violence là pour ne pas qu’elle aille ailleurs », c’est « un choix stratégique ». Il conclut : « C’est encore un mauvais choix après plusieurs, il faut assumer. »
Mardi 19 mars, les commissions des Lois et des Affaires économiques du Sénat auditionneront MM. Castaner et Le Maire, suite aux violences qui ont eu lieu samedi. Pour David Assouline, « le Sénat est dans son rôle », puisque « c’est un droit constitutionnel de contrôler l’action du gouvernement ». Pour le sénateur, « sur le maintien de l’ordre et sur le terrain économique, il y a des explications à avoir ».
Le Parti socialiste l’a annoncé hier : Raphaël Glucksmann prendra la tête de la liste PS aux élections européenne. Pour David Assouline, « c’est un choix possible, un choix d’alliance et de dépassement du PS ». Pour lui, le PS et Raphaël Glucksmann partagent « les combats essentiels qu’il faudra mener » et « le refus du face-à-face entre libéraux et populistes ». Il salue « un bon choix », même s’il faut « continuer à rassembler ».
Il conteste les départs, comme celui de Stéphane Le Foll, qui a claqué la porte du bureau national vendredi. Pour lui, « ceux qui disent que l’identité socialiste est niée [avec le choix de Raphaël Glucksmann], sont de mauvaise foi. Ce qui a abîmé l’identité socialiste, c’est le CICE, la déchéance de nationalité, la loi travail. Tout cela a dilué l’identité socialiste. Il faut la reconquérir sur le fond ».