Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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« La stratégie de vaccination a connu un raté dramatique et nous a amené, nous les maires, à taper du poing sur la table suffisamment fortement pour que le Président et le gouvernement comprennent qu’il fallait changer complètement de braquet. Heureusement qu’on a été entendus car on allait à la catastrophe ». C’est la réponse de Jean-François Copé, ce lundi, invité de la matinale de Public Sénat, « Bonjour chez vous », à Olivier Véran.
En effet, dimanche le ministre de la Santé a dénoncé « l’outrance » et les « fausses polémiques » émanant de certains élus locaux qui selon lui ont choisi le début de la campagne de vaccination contre le Covid-19 pour faire « pour se faire un coup de communication ».
« On n’a eu aucune nouvelle. La réalité elle est là. Après, il (Olivier Véran) peut expliquer jusqu’à demain qu’on n’a rien compris, qu’on n’est pas intelligents, la réalité elle est là » rétorque le maire de Meaux qui ne s’est pas fait prier pour lister les manquements de la stratégie vaccinale : « La lenteur au démarrage », « l’opacité des décisions » et « troisièmement parmi ces génies qui se sont réunis dans les conseils de défense, il n’y en a pas eu un seul qui s’est dit : peut-être qu’on pourrait s’appuyer sur les maires ». « Tout a été organisé pour couper le contact entre Paris qui décide et les maires qui font le job ».
Pour Jean-François Copé, cette absence de concertation avec les élus locaux « est un syndrome assez classique d’hommes et femmes de grande qualité mais qui n’ont aucune expérience de terrain. Emmanuel Macron a lui-même revendiqué le fait d’être un amateur comme une fierté » a-t-il pointé. Une référence à une expression du chef de l’Etat prononcée il y a un an, en pleine réforme des retraites, devant les parlementaires LREM : « Soyez fiers d’être amateurs », les avait-il enjoint.
En conclusion, Jean-François Copé pointe ce qu’il estime être « une grave erreur » du gouvernement. « Il y a ce sentiment qu’à Paris on sait tout, et que sur le terrain les gars ne sont pas au niveau ». Un sentiment aggravé par la réforme sur le non-cumul des mandats. « Du coup, à l’Assemblée il n’y a plus personne qui a le contact ».