Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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Alors que le gouvernement catalan pourrait annoncer l’indépendance unilatérale de la Catalogne dans les prochains jours, après la victoire du oui au référendum du 1er octobre, l’ancien député européen Daniel Cohn-Bendit, interrogé dans l’émission « On va plus loin » sur la situation, s’agace : « Je m’indigne contre le gouvernement espagnol qui depuis des années ne comprend pas ce qui se passe en Catalogne (…) et je m’indigne aussi contre les indépendantistes parce que l’indépendance aujourd’hui de la Catalogne n’a aucun sens. »
« Une Catalogne indépendante sans euro, sans le marché européen…c’est du baratin » lâche-t-il.
Inlassable proeuropéen, Daniel Cohn-Bendit, a ressorti son bâton de pèlerin. Un prosélyte, « On a besoin de plus d’Europe », qui se veut aussi critique, comme il aime à le souligner.
« Notre avenir est lié à une Europe qui fonctionne » martèle-t-il. « C’est ça le discours de Macron ». Car Emmanuel Macron, Daniel Cohn-Bendit, en dit beaucoup de bien : « J’ai fait sa connaissance en juin 2016 dans un débat sur l’Europe (…). Depuis on se connaît et on n’arrête pas de discuter de l’Europe (…) Tous les moments importants de son discours [de la Sorbonne NDLR], on les retrouve dans ce débat qu’on a eu en 2016 ».
À la question de savoir si le Président de la République est en train d’éclipser la chancelière allemande, sur la scène européenne, Daniel Cohn-Bendit a cette analyse : « Angela Merkel est une pragmatique, qui a des fulgurances (…) Emmanuel Macron, lui (…) se veut pragmatique mais il veut que ce pragmatisme soit au service d’une vision ». Et d’ajouter : « C’est un bol d’air pour l’Europe parce qu’il oblige tout le monde, non plus à décider pour la semaine prochaine, mais à mettre les discussions en perspective de l’avenir. En cela, il a un leadership en Europe aujourd’hui, d’ouverture des esprits ».
Commentant l’arrivée de l’extrême droite au Parlement allemand, Daniel Cohn-Bendit balaye son importance : « Les nationalistes allemands c’est 1/3 du vote du Front national en France (…) Il y a un fond du rejet de réfugiés en Allemagne qui fait entre 15 et 20%, cela a toujours existé. Le problème aujourd’hui du prochain gouvernement, c’est comment il va justement surmonter les fissures qui existent dans l’Allemagne. Mais d’abord il faut trouver un accord de coalition. Je crois que Merkel y arrivera avec l’aide des écologistes allemands ».
Daniel Cohn-Bendit, entretien intégral