Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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La libération la semaine dernière, des deux otages français dans le nord du Burkina Fasso, a mis en lumière l’étendue de la menace terroriste dans la zone sahélienne.
« Il y a des zones qui sont totalement abandonnées » explique le journaliste spécialiste de l'Afrique Antoine Glaser, sur le plateau d’« On va plus loin ». « Cela veut dire que les États n’exercent pas leur souveraineté. »
Et il ajoute : « Quand on parle de lutte antiterroriste, on pense toujours à des djihadistes (…) Mais il ne faut pas croire que ce sont simplement des chefs de guerre qui attaquent Barkhane [L’opération Barkhane est une opération militaire dirigée par l’armée française - NDLR] ou les populations. Ce sont des prédicateurs qui sont beaucoup plus implantés qu’on l’imagine, dans ces zones. Et là où il n’y a pas l’État, « les types » vont même faire la justice. Ils exercent le foncier. Et en plus comme il n’y a plus d’emploi, il n’y a plus de tourisme ni rien, vous avez des dizaines de milliers de jeunes qui peuvent être recrutés. Et pas forcément pour tirer à la kalach. Ce sont simplement des jeunes qui vont être recrutés pour assurer le transport, pour faire du trafic en tout genre, dans toute cette région. »
Le journaliste estime que la lutte antiterroriste ne résoudra pas le problème à elle seule, dans la région : « Le problème est qu’on a l’impression que l’opération Barkhane est de plus en plus hors-sol (…) Cela ne correspond pas aux réalités locales, politiques, historiques (…) C’est juste la lutte antiterroriste. »
Vous pouvez voir et revoir cet entretien, en intégralité :