Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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Lancé le 15 novembre, l’appel grève générale en Guadeloupe s’est, depuis, accompagné de fortes tensions : blocage des routes et du CHU de Pointe à Pitre, incendies d’immeubles. Une situation en passe de devenir incontrôlable au point de pousser l’exécutif à envoyer 200 policiers et gendarmes en renfort et à rétablir un couvre-feu jusqu’à mardi matin, de 18 heures à 5 heures.
Sur l’île, un collectif d’organisations syndicales et citoyennes s’oppose fermement à l’obligation vaccinale des soignants et au passe sanitaire. La date butoir pour l’application de cette obligation vaccinale avait été décalée d’un mois par rapport à la métropole, soit le 15 novembre, date du début de la grève.
>> Lire notre article: Grève générale en Guadeloupe : « Les tensions vont crescendo. Ça devient très inquiétant » alerte la sénatrice Victoire Jasmin
Le Premier ministre, Jean Castex, accompagné du ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu et du ministre de la Santé Olivier Véran, va recevoir lundi soir à 18H (heure métropolitaine) des élus de l’île afin de leur permettre « d’exposer leur analyse de la situation sur place ». La réunion doit aussi permettre « un dialogue sur les conséquences de l’obligation de vaccination pour les soignants et les pompiers ».
En attendant, en déplacement à Amiens ce matin, le chef de l’Etat a appelé à « ne rien céder au mensonge et à la manipulation ». « Notre priorité, c’est de continuer à convaincre que la vaccination est la meilleure protection […] Il y a une situation très explosive qui est liée à un contexte très local, à un contexte historique et aussi à certains intérêts qui cherchent à utiliser ce contexte et cette anxiété » « On ne peut pas utiliser la santé des Françaises et des Français pour mener des combats politiques », a-t-il souligné.
Au Sénat, une mission d’information du Sénat sur les effets du confinement a rappelé les causes historiques de cette défiance d’une partie de la population antillaise vis-à-vis de l’État et de la parole officielle. Elle est liée à « l’occultation prolongée des conséquences de l’usage de la chlordécone (un pesticide ayant contaminé les sols et les populations) ».
Il y a deux semaines, les sénateurs de cette mission étaient en déplacement en Guadeloupe et en Martinique. Avec moins de 50 % de primo vaccinés, les deux îles sont loin derrière le taux de vaccination de la métropole (75 %). En cause notamment, « les fake news à propos du vaccin » avait expliqué, la sénatrice socialiste de Martinique, Catherine Conconne. « Le premier vecteur de communication sur l’Île, c’est WhatsApp. Il suffit de mettre une phrase, une photo, et ça fait le tour de la Martinique en quelques heures », avait-elle relevé.
En Martinique, un appel à la grève générale vient d’être lancé pour ce lundi.
>> Lire notre article: En Martinique, les fractures du covid