Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Pierre Maurer
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« La décision n’est pas prise ». C’est la réponse qu’ont livrée mardi soir Jean-Marie Caillaud et Pierre Herrero, respectivement conseiller territoires et conseiller parlementaire du chef de l’Etat, à une délégation de neuf sénateurs de montagne, selon Cédric Vial (rattaché au groupe les Républicains). Mais d’après le Monde, l’exécutif est enclin à prolonger l’interdiction en raison de la situation sanitaire. Une décision devait être actée ce mercredi matin en conseil de défense. « L’espoir reste permis », veut croire le sénateur de la Savoie. Pas dupe, il ajoute : « Mais alors est-ce que c’est une minute de plus Monsieur le bourreau ? »
Les sénateurs sont néanmoins sortis de cette réunion avec « le sentiment d’avoir pu faire entendre [leurs] arguments », assure Cédric Vial, satisfaits d’avoir « la garantie » qu’ils seraient transmis « aux personnes qui prennent la décision ». En bref, à Emmanuel Macron.
Les élus du Palais du Luxembourg ont notamment fait savoir qu’à leurs yeux, les contraintes ne sont plus les mêmes qu’avant Noël. « Aujourd’hui la situation sanitaire nous semble compatible avec la situation de la réanimation dans les hôpitaux qui était l’effet bloquant au mois de décembre. Désormais elle s’est améliorée », estime-t-il. Mais l’exécutif s’inquiéterait de la propagation des différents variants du covid-19 dans le pays. « Ce qui les gêne, ce sont les regroupements et les flux de population », rapporte Cédric Vial. « On a fait plusieurs propositions comme obliger les gens à faire un test antigénique ou PCR pour toute réservation dans un hébergement ou pour tester de manière massive les personnes dans chaque station », ajoute-t-il.
Surtout, les sénateurs ont tiré la sonnette d’alarme quant à la situation économique des stations. Fermer en février, cela revient à faire une « saison blanche », résume le sénateur. « La Savoie c’est entre 50 et 60 % de l’économie du département qui dépend de la montagne », souligne-t-il. Il prévient : « Ce serait une vraie catastrophe économique de fermer en février. Le risque c’est une crise systémique ».