Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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Mécontente de son entrevue avec le Premier ministre Édouard Philippe sur la réforme ferroviaire, la CGT veut maintenir la pression. Laurent Brun, le secrétaire général de la CGT-Cheminots veut plaider pour un maintien de la « journée sans cheminots » du 14 mai, lors de la réunion entre les différentes fédérations ce mercredi.
Mais ce n’est pas tout, le représentant syndical envisage même de donner « un caractère aérien » à cette journée de mobilisation. « On poussera à ce qu’elle soit maintenue, voire même qu’elle prenne un caractère aérien », a annoncé tout sourire Laurent Brun, en gardant le mystère.
S’agira-t-il d’une jonction avec le mouvement social en cours à Air France ? « Non, non, c’est autre chose », selon lui. « Vous verrez mercredi, ce sera la surprise. »
Une hypothèse pourrait être un appel à la grève dans l’Aviation civile, qui s’était mobilisée le 22 mars dans le cadre d’un mouvement de la fonction publique. Une seule certitude, le premier syndicat du secteur, l’USAC-CGT a déposé il y a deux semaines un préavis de grève pour le 22 mai.
Autre possibilité : il pourrait s’agir d’une allusion au sort de la direction de la SNCF, et à l’avenir de son PDG Guillaume Pépy. Et si trois jours après l’annonce de la démission du PDG d’Air France, Jean-Marc Janaillac, désavoué après le rejet d’un accord par plus de 55% des salariés, la CGT était tentée de faire le parallèle ?
Sur Twitter, la CGT Cheminots de Montauban appelait samedi à la tenue d’un « référendum interne » au sein de la SNCF sur la réforme. « Si les cheminotes et les cheminots refusent la réforme, Pépy doit partir », prévenait la fédération.
Cette option ne recueille pas l’aval du patron de la CFDT, Laurent Berger, interrogé à notre micro. « La comparaison entre Air France et la SNCF ne vaut que si on politise le débat social », a-t-il réagi. « La question n’est pas de dégager je ne sais qui. La question c’est : que construit-on comme cadre social et comme avenir du ferroviaire demain ce pays ? »