Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Guillaume Jacquot (Images : Stéphane Hamalian)
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Depuis dimanche, François Fillon laisse entendre que Sens commun pourrait rejoindre son gouvernement s’il était élu. L’émanation politique de la « Manif pour tous », associée financièrement au parti Les Républicains, aurait « vocation », comme d’autres courants de la droite, « à faire partie du gouvernement », a répété ce mardi le candidat sur Europe 1.
Interrogé par Public Sénat, l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a appuyé ce choix politique, en précisant néanmoins que la phrase était « ouverte ». « Ceux qui sont dans la majorité sont les bienvenus, donc Sens commun a sa place dans la majorité de François Fillon », a-t-il indiqué, rejoignant les propos de Bruno Retailleau ce matin sur notre antenne.
Sens commun, qui a fait de l’opposition au « mariage pour tous » son cheval de bataille, avait notamment joué un rôle important dans l’organisation du rassemblement au Trocadéro le 5 mars dernier.
« Mais ce n’est ni une secte, ni une diabolisation d’une organisation qui serait menaçante », a-t-il précisé.
Jean-Pierre Raffarin ajoute qu’il « ne faut pas prendre cela comme quelque chose qui serait lié à une prise de position intégriste ».
« La démocratie chrétienne fait partie de l’histoire du mouvement européen », explique-t-il, ajoutant qu’elle constitue l’« un des fondements » de plusieurs partis européens de droit, comme la CDU (Union chrétienne-démocrate d’Allemagne) d’Angela Merkel.
Comme beaucoup de membres du groupe les Républicains au Sénat, Jean-Pierre Raffarin se veut optimiste sur les chances pour la droite de l’emporter ce dimanche. Évoquant une « mobilisation générale », le sénateur affirme que « que beaucoup de gens sont en train d’entrer dans la campagne », alors que « jusqu’à maintenant ils étaient un peu spectateurs de l’actualité ».