Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat (vidéo : Marie Bremeau et Héloïse Grégoire)
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Le Rassemblement national (RN) tient son université d’été ce week-end à Fréjus, dans le Var, avec pour cap les élections municipales de mars prochain. En dépit de certaines difficultés à trouver suffisamment de candidats ou des prêts bancaires (voir notre article sur le sujet), le parti espère réussir le scrutin local et dépasser les 14 villes gagnées en 2014.
« Les européennes ont été la seule et unique élection nationale du quinquennat qu’on a su remporter. Maintenant, on doit être capable de capitaliser sur la victoire des européennes » espère Jordan Bardella, vice-président du RN, qui avait été tête de liste aux européennes. « On est arrivés en tête dans deux tiers des départements. Le cycle d’élections locales qui va s’ouvrir jusqu’à 2022, avec la présidentielle, la mère de toutes les élections, va être essentiel » ajoute le député européen. (voir la vidéo).
Reste à trouver suffisamment de candidats. Lors du précédent scrutin, le parti avait déjà eu du mal. « En 2014, l’implantation était très récente. Là on a tout un socle de conseillers départementaux sur lesquels s’appuyer » souligne le responsable du parti d’extrême droite.
Jordan Bardella, seulement 24 ans, soutient que « le parti accorde une chance à la jeunesse ». « Le maire David Rachline (maire de Fréjus, ndlr) en est l’exemple. Il a été le plus jeune sénateur de la République », rappelle le vice-président du RN.
« On essaie de faire en sorte que nos jeunes s’impliquent au maximum » affirme justement David Rachline. « Nous croyons déterminant qu’ils puissent s’investir dans les campagnes municipales. J’ai eu l’occasion de démontrer qu’on pouvait être maire jeune ».
Le maire RN de Fréjus « milite au sein des instances pour que le maximum de jeunes puissent s’investir ». « Nous avons déjà investi plusieurs centaines de candidats » affirme l’ancien sénateur. Le parti refuse cependant de donner des chiffres précis. Pour le RN, l’enjeu « n’est pas seulement de gagner des mairies », explique David Rachline, « c’est aussi d’avoir des élus d’opposition pour avoir demain des maires. C’est un travail d’implantation durable ».