Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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Pour la ministre de la Santé, le système de retraite actuel est arrivé à bout de souffle. « Ce système de plus en plus sophistiqué répond de plus en plus difficilement aux évolutions du monde », a souligné Agnès Buzyn, en ouverture du colloque sur la réforme des retraites organisé au Sénat ce jeudi.
Rappelant les engagements présidentiels d’Emmanuel Macron, elle a souligné que la construction d’un système universel de retraite par répartition » demandera du « temps » et devra répondre à une exigence de simplification, mais aussi « rétablir le sentiment d’équité et d’égalité ». « Les inégalités de traitement sont aujourd’hui nombreuses et sont inévitables dans un système qui comporte 42 régimes et autant de règles différentes », a-t-elle expliqué en préambule.
Le nouveau système, qui devrait être proposé par le gouvernement en 2019, devra « faire en sorte qu’un euro cotisé donne les mêmes droits, quel que soit le moment où il a été versé, quel que soit le statut de celui qui a cotisé », selon les engagements du candidat Emmanuel Macron.
Devant les sénateurs, la ministre a insisté sur la nécessité de mener une réforme d’ampleur, systémique. « Ce chantier considérable ne doit pas être et ne sera pas une énième réforme des retraites », a-t-elle prévenu. Et de rassurer : « Il ne s’agit pas de réformer pour réformer, ou de réformer pour réduire les droits, ou pour les niveler par le bas. »
Ce big bang annoncé sur les retraites permettra notamment de réfléchir « aux besoins qui sont aujourd’hui mal pris en compte » – comme le cas des personnes malades, dépendantes ou handicapées – ou encore de « se pencher sur les situations qui sont aujourd’hui mal prises en compte », pour Agnès Buzyn, qui parle de « revisiter les solidarités ».
Face à ces défis, la ministre insiste sur l’importance de prendre le « temps ». « Ce travail demande du temps et ne peut être conduit dans la précipitation », a-t-elle insisté. Le Haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, mène depuis mi-novembre des consultations, et a déjà rencontré partenaires sociaux et parlementaires. Comme pour d’autres chantiers, le gouvernement a indiqué que la population serait associée aux réflexions, par le biais d’une « consultation citoyenne ». Ce jeudi, la ministre de la Santé a annoncé que celle-ci serait lancée en mai.