Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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La fin des régionales a ouvert un nouveau chapitre : celui de l’affrontement et des rapports de force pour l’élection présidentielle. Invité de la matinale de Public Sénat « Bonjour chez vous » ce mercredi, le député européen David Cormand observe d’abord que les élections ont été « une claque décernée à l’ensemble de la classe politique ». Il souligne que son parti, les Verts, a particulièrement eu du mal à être « audible » dans une campagne où le thème de la « sécurité » a été dominant.
« Mais la seule force politique qui a augmenté en nombre de voix, ce sont les Verts. Personne n’en a gagné des régions (en France métropolitaine). Mais on a des progressions inédites. On arrive petit à petit à convaincre », met en avant David Cormand. L’ancien secrétaire national du parti au tournesol se réjouit particulièrement des cantons emportés par son parti. « On a fait une razzia à Lille. Mais sur le reste des territoires, on a du mal à s’implanter. J’essaye de voir les Verts à moitié pleins », sourit-il.
Autant d’arguments à faire valoir dans le duel engagé avec les socialistes pour le leadership à gauche dans la perspective de la présidentielle. « Je constate que le PS a perdu en capacité de centralité. On voit qu’il y a des forces contraires : Jean-Paul Huchon qui appelle à voter pour Valérie Pécresse, Carole Delga qui refuse les alliances », soulève-t-il, alors qu’ailleurs, comme chez lui en Normandie, socialistes et écolos étaient alliés. « Ce n’est pas moi qui dis depuis un an : il faut s’unir, il faut s’unir. C’est Olivier Faure ! », ajoute-t-il encore. Pour 2022, c’est donc clair : « Ça n’a pas de sens que le candidat écologiste se range derrière le candidat socialiste. Je suis pour la clarté. On est écologiste, on propose un projet écologiste. »
Et il faudra d’abord passer par la case primaire, en septembre. Pour l’heure, deux candidats sont déclarés : Sandrine Rousseau et Éric Piolle. Yannick Jadot ménage le suspense. David Cormand, lui, a déjà choisi : « Je me réjouis de la candidature d’Éric Piolle et je voterai pour lui. Il correspond à une personnalité dont on a besoin. Ce n’est pas la politique Instagram. »