Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Héléna Berkaoui
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Difficile de s’opposer à un ministre qui met en œuvre une partie de votre programme. Mercredi, le ministre de l’Éducation a dévoilé sa réforme du bac : le réduire à quatre épreuves dont un grand oral, supprimer les filières ES, L et S, etc. (Lire notre article). Des annonces jugées « intéressantes » par la secrétaire générale des Républicains. Et pour cause : « Nous avions proposé la réforme du bac autour de quatre épreuves majeures donc on retrouve ce quatuor d’épreuves dans le projet de Jean-Michel Blanquer » rappelle Annie Genevard, ce jeudi sur Territoires d’Infos.
Elle souligne par ailleurs que François Fillon le proposait dans son programme « bien avant qu’Emmanuel Macron ne le mette dans le sien ». Une proximité que l’historien de l’éducation, Claude Lelièvre, avait notée durant la campagne présidentielle (lire son billet).
« Jean-Michel Blanquer était proche de nous, il a travaillé avec Alain Juppé sur le programme éducatif », rappelle également Annie Genevard.
« Jean-Michel Blanquer était proche de nous, il a travaillé avec Alain Juppé sur le programme éducatif », rappelle également Annie Genevard. Ainsi s’explique la bienveillance affichée des Républicains. Néanmoins, la députée du Doubs explique que « la chose n’est pas facile parce qu’il faut à la fois réduire le nombre d’épreuves mais pas réduire déraisonnablement le nombre de disciplines étudiées ». « L’épreuve des faits ce sera de voir si la qualité du bac s’améliore. Pour nous, moins d’épreuves : oui, c’est bien, mais plus d’exigence », poursuit-elle.
Cette réforme est primordiale et urgente, selon Annie Genevard. « Outre le fait qu’il est extrêmement coûteux, qu’il désorganise l’année scolaire (…) le bac est aujourd’hui accessible quasiment à tous les lycéens », déplore la députée du Doubs. Et de s’interroger sur « le sens d’un examen auquel tout le monde à accès ». Selon elle, « le brevet a été dévalué pour cause d’un accès beaucoup trop simple, beaucoup trop facile et le bac était menacé de la même dévaluation ». « Normalement si le bac joue bien son rôle, il doit garantir au jeune qui rentre à l’université un niveau minimal requis », souligne Annie Genevard.