Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
Le
Par Alice Bardo
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C’est la première fois qu’on nous propose une réforme d’affaiblissement des pouvoirs du Parlement », s’alarme Olivier Marleix après avoir rappelé les derniers textes en la matière, à commencer par la réforme constitutionnelle de Nicolas Sarkozy qui consistait à « donner plus de droits aux citoyens et pour le Parlement ».
Le député LR d’Eure-et-Loir voit dans cette « logorrhée administrative » engagée par le gouvernement une « réforme de la technostructure contre les représentants du peuple ». Le tout cautionné par le président de l’Assemblée nationale : « De Rugy se rend utile à ce que veut le Président, un point c’est tout. Il n’a pas été un grand défenseur de l’institution qu’il préside. »
« Ce qu’il faut réformer dans ce pays, c’est la technostructure : 98% des textes que nous adoptons ne sont pas d’initiative parlementaire mais de l’administration - j’ose à peine dire le gouvernement car les ministres mettent souvent leur nom en bas d’un papier qu’on leur a préparé -. » Olivier Morleix juge également regrettable « qu’on nous fa(sse) croire qu’il faudrait rationaliser le parlementarisme comme en 1958 ».
Enfin, le député regrette que « chacun veuille faire avancer les causes qui lui paraissent chères ». Tel est le cas, selon lui, des sénateurs : « Bien comprendre les méandres du Sénat, c’est parfois subtil. Les sénateurs défendent aussi sa vision du fonctionnement des institutions, son objectif est ne pas avoir un affaiblissement du Sénat. »