Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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Le gouvernement fait bloc sur la méthode. « Il va falloir passer par ordonnances pour pouvoir accélérer. Le Premier ministre a rappelé que la SNCF était dans une situation telle qu’il fallait agir vite », a déclaré Stéphane Travert, sur Public Sénat.
Invité de l’Épreuve de Vérité, en partenariat avec l’AFP, Les Échos et Radio Classique, le ministre de l’Agriculture a rappelé que les ordonnances, seraient « rendues sur des points techniques » et qu’elles permettaient la concertation :
« À partir du moment où, sur les points techniques, on agit par ordonnances, mais que dans le même temps on laisse la place à la concertation, on laisse la place à la négociation avec les cheminots, aujourd’hui je ne vois pas en quoi cela pose problème. »
Après le texte réformant le dialogue social, à l’été 2017, ce nouvel emploi des ordonnances n’est pas du goût de certains parlementaires. Au Sénat, notamment, des voix s’élèvent contre ce que Gérard Larcher a qualifié jeudi de « déni de respect de la démocratie parlementaire ». « Je le dis clairement on nous entendra sur ce sujet », avait prévenu le président du Sénat sur France Inter.
Un « coup de force », a estimé sur Twitter la présidente des sénateurs communistes, Éliane Assassi. Le sénateur centriste Hervé Maurey va plus loin et dénonce ce lundi « un crachat à la figure des parlementaires ».
Malgré ces coups de gueule, le ministre ne voit pas de fronde parlementaire :
« Interrogez l’ensemble des parlementaires, je n’ai pas vu sur les réseaux sociaux ou ailleurs des levées de boucliers de parlementaires s’agiter sur le recours aux ordonnances. »