Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Public Sénat
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Sans surprise, Gérard Larcher a été réélu président du Sénat, fort de l’appui de la majorité sénatoriale LR et Union centriste. Le sénateur LR des Yvelines a recueilli 223 voix sur 317 suffrages exprimés. Standing-ovation à l’annonce des résultats. Toute la droite et le centre se lèvent, des sénateurs socialistes aussi et même quelques communistes.
Le président du groupe PS, Didier Guillaume, a obtenu 79 voix et la présidente du groupe communiste, Eliane Assassi, 15. On compte 24 votes blancs, 2 nuls. 3 sénateurs n’ont pas pris part au vote. Les 22 sénateurs du groupe La République En Marche ont voté blanc, d’après nos informations.
« Cette élection m’honore et m’oblige » a réagi Gérard Larcher, qui entend faire vivre « le bicamérisme » et protéger « avec fermeté » la séparation des pouvoirs. « Garant de la différence sénatoriale », il entend être à nouveau « le président de toutes les sénatrices et sénateurs. On le dit toujours, moi je souhaite le faire très concrètement ».
En défenseur des collectivités et « de la France du concret, de la proximité, de la vie quotidienne des Français », il souligne que « la vie locale, elle aussi, a ses tendances et ses droits ». La grogne des élus locaux est forte contre l’exécutif et Gérard Larcher aura à cœur de les défendre.
« C’est ce contre-pouvoir qu’incarne le Sénat, qui n’est jamais un anti-pouvoir, et qui sait s’opposer avec discernement, sans l’excès des postures partisanes, qui n’ont jamais été dans sa nature » souligne Gérard Larcher. Un Sénat qui résiste aux « effets de mode », « qui feraient croire qu’on passe de l’ombre à la lumière, ou de l’ancien monde au nouveau monde ». Il voit le Sénat comme « un stabilisateur institutionnel », pour « éviter les lois de pulsions ».
Alors qu’Emmanuel Macron souhaite réduire le nombre de parlementaires, Gérard Larcher a rappelé qu’il n’y est « a priori pas opposé ». Mais « à une condition : le Sénat devra incarner par sa composition l’équilibre territorial et la diversité, qui cimentent une Nation ». Il souhaite une diminution du nombre de sénateurs proportionnelle à celle des députés, et qui « ne peut pas réduire au quasi silence les territoires à faible démographie ». Et d’ajouter : « Le Sénat comptera dans cette révision constitutionnelle ». Message envoyé à Emmanuel Macron qui aura besoin de voix LR s’il espère faire adopter sa réforme de la Constitution au Parlement et atteindre la majorité des 3/5, indispensable pour modifier la loi fondamentale.
Quelques minutes avant le vote, Jean-Pierre Raffarin, qui n’est plus sénateur depuis ce lundi 2 octobre, saluait le savoir faire du sénateur des Yvelines. Il y a trois ans, il avait tenté de lui contester la présidence du Sénat. En vain. « Gérard Larcher apparaît comme une forme de sécurité dans une situation politique incertaine », « une force plutôt sage », souligne l’ancien premier ministre, « il va jouer un rôle d’équilibre, ce qu’il sait faire à merveille… »