Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Héléna Berkaoui
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« C’est une erreur politique ». Candidat à la tête du Parti socialiste, Luc Carvounas regrette que le chef du parti par intérim ait apporté son soutien à l’un de ses concurrents, Olivier Faure. « Rachid Temal qui a fait un bon boulot de coordinateur vient un peu gâcher la fin de son travail en sortant de sa neutralité », lâche Luc Carvounas, ce mercredi, sur Territoires d’Infos.
« Jusqu’au 29 janvier, qui va s’exprimer ? Le coordinateur, le soutien d’Olivier Faure ? », s’interroge le député du Val-de-Marne. Selon lui, cette pratique dénote des pratiques habituelles. « À l’époque de Martine Aubry, quand elle a été candidate à la primaire, elle s’est mise en sommeil de ses fonctions », idem pour Manuel Valls ou Harlem Désir qui « n’a pas été juge et partie au moment des primaires », selon Luc Carvounas qui se cite en exemple : « Moi, le jour où j’ai été candidat, le 30 novembre, le 1er décembre j’envoyais un courrier à la direction collégiale pour dire : je ne peux pas être juge et partie. »
Rachid Temal s’est empressé de répondre à Luc Carvounas par tweet interposé. « Tous les responsables sortants du Parti socialiste ont toujours dit pour qui ils votaient – François Hollande en 2008 ou Martine Aubry en 2012 », rétorque le chef du PS par intérim.
« Olivier Faure aurait dû, lui aussi, se mettre en retrait de sa fonction de président de groupe »
Loin de la stratégie de non-agression adoptée par Olivier Faure, Luc Carvounas ne se prive pas de critiquer sa position : « Olivier Faure aurait dû, lui aussi, se mettre en retrait de sa fonction de président de groupe » sans pour autant « démissionner ». « Quand on veut changer les pratiques, il faut être moderne tout de suite et pas attendre d’être élu », poursuit-il. Le député du Val-de-Marne n’est pas le seul à pointer cette situation, le président du groupe socialiste au Sénat, Patrick Kanner, - qui soutient Stéphane Le Foll – estime lui aussi que l'élection du Premier secrétaire du PS « pourrait se passer d’un mélange des genres » (Lire notre article).