Politique
Invité de la matinale de Public Sénat, le député insoumis de Seine-Saint-Denis, Éric Coquerel a demandé la démission d’Emmanuel Macron et l’organisation de nouvelles élections.
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Par Public Sénat
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Yaël Braun-Pivet et Gérard Larcher ont été tous les deux nommés « personnalités politiques de l’année » par le jury du prix du Trombinoscope. Cette récompense vient saluer leurs efforts pour la lutte contre l’antisémitisme, en particulier la marche « civique pour la République » qu’ils ont organisée le 12 novembre dernier, en réaction à la montée des actes antisémites en France après l’attaque du 7 octobre en Israël et la riposte à Gaza.
« Les prix du Trombinoscope sont en quelque sorte le festival de Cannes de la vie politique », a déclaré Yaël Braun-Pivet, qui accueillait l’évènement jeudi soir, dans les salons de l’hôtel de Lassay. Elle a évoqué « un moment de bonheur pour nous tous, députés, sénateurs, ministres. Pendant quelques heures nous entendons enfin les plus célèbres porte-voix de la presse dire du bien de nous ! »
« Quand nous avons marché, le 12 novembre, nous étions comblés, la France était la France, elle nous avait entendus, les Français étaient dans la rue pour marcher contre l’antisémitisme », a-t-elle salué après avoir reçu sa récompense. À ses côtés, Gérard Larcher a voulu dédier son prix « aux 180 000 personnes qui [les ont] accompagné » le 12 novembre.
Le président du Sénat a également eu un mot à l’égard du parterre de journalistes présents pour la remise du prix. « Je suis de ceux qui pensent qu’on ne mesure pas la liberté des éditorialistes. Pour moi, on ne vous quantifie pas autant qu’on nous quantifie », a déclaré Gérard Larcher. Une référence à peine voilée à la décision du Conseil d’Etat, qui demande à l’Arcom d’appliquer un contrôle plus strict des temps de parole sur CNews, notamment en tenant compte des interventions des journalistes et des éditorialistes. « Je suis profondément attaché à votre liberté, même quand elle me dérange », a ajouté le troisième personnage de l’Etat.
Autre sénateur honoré par le jury du Trombinoscope : Hervé Marseille, qui reçoit le prix du « sénateur de l’année », une récompense attribuée à l’unanimité pour son travail à la tête du groupe Union centriste, dont le rôle a été décisif au moment des débats sur la réforme des retraites et la loi immigration.
« J’avais déjà assez d’emmerdements comme ça… D’habitude, quand on entend dire du bien de soi, en général, on n’est plus là, c’est plutôt nécrologique », a ironisé l’élu, réputé pour son sens de l’humour. « Je remercie le jury qui a eu la bonne idée, enfin, de reconnaître des mérites qui attendaient », a encore salué le sénateur des Hauts-de-Seine, comparant son parcours politique à « Koh-Lanta ». « Il faut être adepte des thèses survivalistes. »
« C’est le Sénat qui est en fait à l’honneur, parce que la situation politique a donné une responsabilité nouvelle au Sénat. Le bicamérisme est apparu comme décisif », a estimé, sur une note plus sérieuse, Hervé Marseille. « Il y a encore peu on pouvait lire dans la presse des papiers proposant de supprimer le Sénat. Cette année, au contraire, on a démontré qu’il était indispensable, parce que c’est la Chambre des Territoires et parce que c’est un contrepouvoir aux excès. »
Les autres lauréats de ce cru 2024 pour l’année 2023 sont :
Le jury du Trombinoscope est composé de journalistes et éditorialistes politiques : Christophe Barbier (BFMTV), Christopher Baldelli (Public Sénat), Bertrand Delais (LCP), Ludovic Vigogne (La Tribune), Nathalie Mauret (Groupe Ebra), Yves Thréard (Le Figaro) et Sonia Mabrouk (Europe 1- CNews).
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