Politique
Budget 2026 : Sébastien Lecornu annonce un gel des dépenses qui dépendent de Matignon
Le Premier ministre annonce une stabilité des moyens de fonctionnement pour les administrations et services placés sous la responsabilité de Matignon.
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Par Flora Sauvage
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Comment assurer le bon déroulement du scrutin en pleine crise épidémique ? Pour s’en assurer, l’exécutif a un mot à la bouche : la « concertation ». Car l’organisation de l’élection présidentielle est un sujet sensible.
A l’heure où les malades du Covid 19 continuent d’affluer dans les hôpitaux qui comptent plus de 22 000 patients dont près de 4 000 en soins critiques, le chef du gouvernement Jean Castex a réuni les chefs de partis et les représentants des candidats déclarés à la présidentielle en présence du ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, et du porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, pour créer un « comité de liaison covid », une instance « de concertation sur les conditions de déroulement de la campagne présidentielle dans le contexte épidémique actuel ».
Sous l’égide de Jean-Denis Combrexelle, conseiller d’Etat, cette instance permettra dans un contexte épidémique tendu de remonter « les difficultés des candidats ou de leurs équipes et assurera une réactivité de l’administration pour répondre aux éventuelles questions qui se poseraient ».
D’après Matignon, cette instance permettra de faire remonter les questions techniques qui se posent quant à l’organisation des bureaux de vote, la propagande électorale, et d’assurer le bon déroulement du scrutin prévu les 10 et 24 avril prochain.
Ce comité de liaison aura vocation à se réunir le temps que la crise sanitaire perdurera. La première réunion du comité de liaison covid se déroulera vendredi 14 janvier à 10h. Les participants travailleront dans ce cadre à l’élaboration d’un protocole sanitaire sur la tenue des réunions électorales, comme précédemment pour les élections régionales et départementales de 2021.
Patrick Stefanini, le directeur de campagne de Valérie Pécresse, a dénoncé le déplacement d’Emmanuel Macron à Nice pour défendre son bilan sur la sécurité, l’accusant de faire en réalité un déplacement de campagne sur les deniers publics. Il a par ailleurs souligné la possibilité de disposer d’une double, voire d’une triple procuration, une option que Gérald Darmanin a écartée en rappelant que cette dérogation avait été mise en place lors des élections régionales et départementales de 2021 n’avait pas été reconduite par le Parlement en vue de la présidentielle.
Autre sujet mis sur la table, la prise en compte des frais de campagne liés au covid-19 19 qui exige pour certains des salles plus grandes et la distribution de masques. Les députés LFI Adrien Quatennens et Bastien Lachaud qui ont participé à la réunion avec le Premier ministre ont demandé « l’augmentation du plafond remboursable des dépenses des candidats à la présidentielle », « l’augmentation du temps de spots de campagne sur les chaînes publiques et le financement par l’Etat de spots sur les chaînes privées », ainsi que « la mise à disposition de masques FFP2, de gels hydroalcoolique et l’installation de purificateurs d’air » dans les bureaux de vote.
Ian Brossat, le directeur de campagne de Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, réclame également
« la prise en charge par l’Etat des surcoûts engendrés par la crise sanitaire, puisque nous mettons à disposition de nos militants des masques FFP2 dans les meetings et nous louons des salles plus grandes ».
« C’est le seul moyen de concilier l’impératif démocratique et l’impératif sanitaire à nos yeux », estime Ian Brossat.
La candidate du Rassemblement national, Marine Le Pen, s’est interrogée pour sa part « sur les conditions d’application du télétravail aux salariés d’une campagne présidentielle », selon la présidente du RN, les salariés des partis politiques chargés de la campagne présidentielle devraient être exemptés de l’obligation de télétravailler. Marine Le Pen a aussi pointé du doigt « une jurisprudence de la Commission des comptes de campagne qui ne rembourse pas le flocage des bus ».
Eric Zemmour a affirmé pour sa part, « qu’il ne fallait pas demander de passe sanitaire pour les électeurs, ni pour les assesseurs », tout en demandant « la plus grande clarté sur les conditions du scrutin, car le flou risquerait de favoriser l’abstention ».
Pour l’heure, et en vertu du droit constitutionnel, qui protège la liberté de réunion, l’exécutif a exclu de fixer des jauges dans les meetings politiques, ni d’imposer le passe sanitaire ou vaccinal, renvoyant la responsabilité aux organisateurs.